jeudi 31 décembre 2009

Polanski est-il pédophile? La justice incohérente

OU la double-justice en faveur du style pédo-chic. Polanski est-il pédophile et agresseur? En 2014, le cinéaste a accusé la justice américaine de mentir aux autorités polonaises.

(dernière modification: 14 février 2016)

Quand un présumé pédophile est membre du clergé, il est honni d'avoir abusé d'enfants il y a 30 ou 40 ans. Quand celui sur qui pèse des soupçons est artiste (cinéaste) et se nomme Roman Polanski, il est béni (encensé) par le peuple malgré les actes présumés, d'avoir drogué et violé une fille de 13 ans... Là je ne comprends pas.

On peut toujours arranger ça en transformant le cinéaste en membre du clergé. Et hop!


Voici la photo modifiée et certifiée équitable (par YaPasdePRESSE et l'originale).


Question : avec les habits de membre du clergé, Polanski serait-il encore exempté de la justice ?


Évidemment, je comprends que les membres du clergé, dans des cas semblables, bénéficiaient d'un lien d'autorité sur les victimes et d'un lien de confiance au-delà d'un laïc, de par leur position. Mais tout de même...

Exemples d'arguments trompeurs dans le cas Polanski


«C'est une vieille affaire de 30 ans. Il faut passer à autre chose». [affaire de 38 ans en 2016]
Réponse : Un mandat d'arrêt a été déposé contre lui dès 1978, mais profitant du droit de circuler librement dans cette affaire alors toute fraiche (et non vieille de 30 ans à ce moment), Polanski s'est réfugié en France pour y bénéficier de la protection que lui conférait sa nouvelle nationalité française lors de l'enquête américaine. C'est parce qu'il n'a pas réglé la chose en son temps, qu'il doit y être confronté et qu'elle refait surface alors qu'il voudrait effacer cette tache de sa biographie.

«C'était un artiste inconscient, il faut lui pardonner cette erreur de jeunesse», disent ses nouveaux complices...
Réponse : un "inconscient" au milieu de la quarantaine lors des faits tout de même.

OU encore: «c'était un acte illicite, peut-être, mais avec consentement de la jeune fille selon sa version des faits. Ce n'était pas un viol. Laissons la justice rétablir les faits».

Réponse : Les arguments pour excuser les hommes soupçonnés d'actes criminels, comme Polanski ne font que renforcer la perception (ou est-ce la réalité ?) de double justice; une pour les artistes réputés et gens riches et célèbres et une pour les autres (ex. un homme bedonnant de classe moyenne inférieure âgé aussi dans la quarantaine), selon la mode du temps. On ne met pas de tels gants blancs dans les affaires semblables impliquant des gens moins influents.

Le DANGER de la double-justice en faveur des artistes ou des gens riches et célèbres


Ces défenseurs bien intentionnés envoient un message contradictoire de double-justice, lors de la mise en examen de faits semblables. Est-ce là la mesure de l'équité? Chacun ne doit-il pas faire face à ses actes ou à ses accusations, sans égard à son statut social et à son succès professionnel actuel ou passé ? La qualité de son oeuvre n'a rien à voir avec ses actes dans cette affaire de mœurs.

La décision récente (nov. 2015) de la Pologne de ne pas extrader Polanski fera avancer encore un peu plus le lobby pédo-chic


Si le temps révèle que les faits sont avérés, et même en supposant le consentement de la jeune fille de 13 ans, comment alors une jeune fille dont le cerveau et l'identité sexuelle sont en développement à l'adolescence, peut-elle juger sciemment des conséquences de ses actes, même en supposant qu'elle ait accepté de prendre un cachet ou médicament et à cette même occasion, accepté l'offre de l'homme dans la quarantaine ? Même dans le cas d'un consentement, il y aurait faute. La décision de la Pologne de ne pas extrader Polanski fera avancer encore un peu plus le lobby pédo-chic et par extention, celui des agresseurs «ordinaires» (hommes ou femmes).

mercredi 30 décembre 2009

IRAN les armes (et télécommunications)

Crédit photo : Reuter/Stringer Trouvée sur L'EXPRESS (diaporama) . Prise lors des manifestations de décembre 2009, la photo montre une victime de la répression gouvernementale à la fin de décembre et le nouveau rôle joué par la technologie dans les totalitarismes comme ici à Téhéran, en Iran. Les simples individus peuvent communiquer ce qui se passe dans le pays, à leurs contacts et réseaux étrangers. Le présent article traite cependant davantage de l'information qui arrive de l'étranger vers les dictatures qui peuvent de plus en plus difficilement se couper totalement du reste du monde et communiquer leur seule vision du monde et leur information sous contrôle gouvernemental.

Ça ne va pas bien en Iran ces jours-ci. En fait, il y a longtemps que les choses vont mal, mais maintenant ça paraît. Naîtra-t-il un renouveau de cette douleur du peuple? Peu probable. Si le Québec a connu un soulèvement contre un État quasi-religieux, faut-il rappeler que le Québec vivait en véritable démocratie, ce qui n'est pas le cas de l'Iran, un État totalitaire religieux avec des élections. Comme d'autres totalitarismes, l'Iran accuse les autres pays (occidentaux) pour le désordre dans l'actuelle révolte; ce qui a été résumé dans l'expression "scénario américano-sionniste". Autrement dit, ce serait de la faute à Israël si ça va mal en Iran... (et dans le monde). Cela rappelle l'époque où les américains voyaient les communistes derrière toute contestation de leurs politiques. Le temps a révélé que l'opposition à la guerre enlisée au Vietnam indiquait que la société américaine changeait et non pas que les USA sombraient sous le communisme. Le président de l'Iran fait de la réthorique (argumentation subtile) et invite les amis du parti à faire des contre-manifestations civiles pro-gouvernemantales, au risque de la guerre civile et d'un chaos beaucoup plus grand. Comme cela, ce n'est pas lui qui porterait tout l'odieux du sang versé. C'est habile. Mais a-t-il oublié qu'un roi sans peuple n'est plus roi de rien ?

Bref retour sur l'Histoire récente

Le président de l'Iran devrait comprendre que si le mur de Berlin est tombé en 1989, à peu près au même moment que l'éclatement du bloc soviétique et d'autres totalitarismes, c'est qu'ils devenaient symboliques OU intenables (indéfendables) à moins de crever les yeux de tous. 1) Le bonheur promis aux anciens pays de l'Est par Marx, Lénine et les autres n'est jamais venu. L'idéalisme d'une large classe moyenne (la classe ouvrière devait devenir relativement prospère) a plutôt cédé sa place à la réalité d'une large classe pauvre (une nette majorité franchement dans la pauvreté) avec une élite riche et prospère composée de ceux qui avaient le droit de penser et... dépenser. 2) À l'ère des satellites, il devenait impensable de contrôler l'information, qui passait facilement par-dessus les frontières barbelées et bétonnées. Et l'internet n'était encore réservée qu'à peu de gens. Voilà.

Qu'arrive-t-il actuellement en Iran?

Quelque chose de prévisible et inévitable dans un totalitarisme religieux à l'ère des télécommunications. Avec tout ce qu'il y a de bon et de moins bon dans un tel bouleversement, car la liberté et le bonheur c'est autre chose que le cul libre. Le peuple est-il allé trop loin pour arrêter ? Lui seul peut en décider, car c'est lui qui souffre ou souffrira. Si vous avez foi en Dieu, priez pour les populations iraniennes. Je dis bien les populations car il y a ceux qui soutiennent le régime actuel, ceux qui le contestent et ceux qui sont à l'étrangers, divisés eux aussi.

"Nous eXistons" (les X)

Selon les résultats d'un sondage de la firme Segma résumé dans un article du journal Le Soleil (Québec) du mercredi 30 décembre 2009,
« l'adhésion aux valeurs véhiculées par l'Action Démocratique du Québec (ADQ)demeure passablement forte chez les résidants de la Ville de Québec, malgré la crise à la direction du parti l'automne dernier et sa déroute électorale dans les autres régions » (1)
C'est passablement fort en effet, quand on considère que c'est 1 résidant sur 2 qui adhère encore aux valeurs de l'ADQ, malgré la déconfiture ayant suivi la course au leadership de l'automne 2009. Déjà le parti avait subi une grande humiliation lors des dernières élections au Québec (non pas la ville ici). On se souviendra que la démission de Mario Dumont (co-fondateur du parti) a donné lieu à une course gagnée par seulement 2 voies de majorité par un chef, Gilles Taillon battant de peu Éric Caire, mais qui n'a pu résister au-delà de quelques semaines avant de laisser sa place à un survivant des «décombres» du parti, Gérard Deltell.

De toute évidence, il aurait fallu un vote de confirmation devant une si faible majorité, surtout suite à une course par la voie téléphonique. Ce sont 58% des "X" (génération X, Ville de Québec), soit 6 sur 10 qui considèrent que le parti a toujours sa raison d'être. Cela est d'autant plus évident quand on considère que les résultats en faveur de l'existence d'un parti comme l'ADQ se répartissent comme suit: 35-44 ans -> 58% (6 sur 10) 45-54 ans -> 43% (4 sur 10) 55-64 ans -> 47% (5 sur 10 soit 1 sur 2)

Mon analyse

Autrement dit, la maison est brûlée, rasée jusqu'à sa fondation, mais plusieurs hommes et femmes de 35 à 64 ans (des X et des boomers) considèrent qu'elle a encore sa place. Ce que cela nous communique, c'est que ces personnes considèrent non pas uniquement le parti, dont on ne sait pas s'il pourra se relever, mais surtout les V A L E U R S véhiculées. Ces personnes consultées n'adhèrent évidemment pas à toutes les idées du parti, ni pour les mêmes valeurs. Pour certains, c'est le discours économique qui plait (ex. déficit zéro, ex. réduction de la fonction publique). Pour d'autres, ce sont les idées sociales (ex. privatisation d'une part additionnelle du système de santé; ex. abolition des politiques sociales "mur à mur" comme les garderies à 7 dollars par jour sans égard pour un choix alternatif, ex. se tenir debout comme peuple dans notre accueil et ouverture aux nouveaux Québécois).

Mais ce qui réunit certainement l'un et l'autre ce sont les idées différentes, souvent récupérées par les partis au pouvoir ces dernières années. C'est que l'ADQ ne s'est pas gênée pour poser des questions (ex. faut-il revoir la structure des commissions scolaires ? ex. Faut-il renier sa culture pour accueillir l'autre). Là où son "bulletin chiffré" a donné un moins bon score, c'est il me semble, dans le manque à justifier ou expliquer ses positions aux électeurs. Comme si tout allait de soi. Pour le le patron de la firme de sondages Sigma, Raynald Harvey, le parti pourrait renaître à Québec plutôt qu'en région. Mais selon une lecture alternative, Québec serait peut-être mure pour un nouveau parti avec une base semblable... Dans les deux options, faut-il se rappeler qu'une démocratie sans alternative aux libéraux, autre que communiste (ou son équivalent) n'est pas une véritable démocratie.

L'ADQ a influencé les politiques du Québec bien plus qu'elle ne le croit. Son "bulletin scolaire" n'a pas été parfait, mais elle a souvent été copiée lors des tests importants.

Un message à retenir

Ce que les X (mais aussi les boomers) sont en train d'envoyer comme message, c'est «nous eXistons» et désormais il faudra compter avec nous. C'est peut-être fini le temps où les Québécois ayant des valeurs plus conservatrices étaient méprisés et considérés comme n'existant pas ou comme des imbéciles à reprogrammer par l'ingénierie sociale. La démocratie, c'est autre chose que le Q (cul) libre.
 __________________
1.  PELCHAT, Pierre. "Les X restent fidèles à l'ADQ". Le Soleil, mercredi 30 déc. 2009, p. 5

samedi 19 décembre 2009

Dossier Éthique et culture religieuse au Québec - quelques curiosités du cours ECR

Je partage avec vous quelques curiosités du cours d'éthique et culture religieuse (ECR) au Québec.

LIRE AUSSI :  la Série complète d'articles ÉCR - Ingénierie idéologique de l'État

On peut observer que le programme implanté durant l'année scolaire 2008 au Québec pour les élèves du primaire et du secondaire prend ou reprend (véhicule) par moment des positions qui ne devraient pas relever de l'État. Par exemple,

  • l'ECR considère le catholicisme comme étant le seul christianisme historique légitime ou remontant à Jésus et aux apôtres.
  • les références aux héros du cinéma ou aux légendes sont utilisés pour suggérer (induire dans la pensée des jeunes) que les grandes figures religieuses ont toutes été également idéalisées ou surfaites.
La question n'est pas d'être d'accord ou non avec ces deux exemples de présupposés, mais plutôt que ces prises de position idéologiques par les cours imposés à tous les enfants par l'État québécois sont anticonstitutionnelles et suffiraient à établir la preuve de l'impossibilité pour un tel cours, d'être neutre. Les religions et spiritualités sont beaucoup trop complexes pour cela. L'approche principale du cours elle-même (la phénoménologie, branche des sciences humaines) est en plus, inévitablement basée sur une certaine vision philosophique du monde et de la spiritualité. Le lecteur impatient peut aller voir directement la section intitulée «L'ECR n'est pas l'ouverture à tous».

vendredi 18 décembre 2009

Joyeux décembre ! Joyeux octobre aussi...

Une association de marchands de Montréal a choisi de remplacer le «Joyeux Noël» traditionnel par le «Joyeux décembre». Franchement, le «Joyeuses Fêtes» était nettement plus brillant et tombait moins à plat tout en étant neutre. Au moins c'est intéressant de savoir qu'à Halloween, les enfants ne passeront plus de maison en maison pour Halloween; en passant c'est la deuxième fête en importance dans les cultes satanistes. Désormais, ils frapperont à la porte et diront : «Octobre !» On pourra du même coup y jumeler et fêter la crise d'octobre '70 (1970) et promener des reproductions du cadavre de Pierre Laporte dans nos coffres d'automobiles, en klaxonnant avec le sourire. Tant qu'à évacuer toute trace de christianisme... 

«Joyeuses Fêtes» était neutre. Joyeux décembre est complètement nul. Je suis en perte de fierté d'être Québécois. À quand le prochain départ pour ailleurs dans le monde ? Pourquoi ne pas commencer par un petit shopping aux États-Unis? Et je n'ai même pas renouvelé mon passeport...

jeudi 17 décembre 2009

Le français au bourreau...

17 décembre 2009 -

On change certaines règles de français. Le "français au bureau" devient-il "le français au bourreau"; une langue sous la torture ?


Je n'ai pas eu le temps de me renseigner en profondeur sur les modifications apportées, ni sous quelle autorité. Par contre, il y a une chose à laquelle je pense depuis longtemps et c'est le sexe ou le genre des choses, des objets (masculin, féminin). C'est un anglophone en cours d'immersion en français qui m'avait sensibilisé à ce genre d'observation. Il avouait avec humour, éprouver de la difficulté à identifier le sexe ou un genre d'un objet.

Avez-vous déjà réalisé qu'on dit :

  • un escalier, mais une échelle; 
  • une chaise, mais un banc et un fauteuil;
  • une cheminée, mais un foyer ou un âtre;
  • un jour, mais une heure;
  • une semaine mais un mois;
  • un train, mais une locomotive;
  • un avion, mais une fusée? 
En résumé, qu'on doive accorder le genre des objets en français, ne semble ni logique, ni pratique. Parlez-en à Tom (cet enseignant anglo de l'ouest canadien). Lui avait réellement demandé "je prendrais de la poutain" (poutine) dans un restaurant [du Québec], plusieurs années avant qu'un humoriste pense à ce jeu de mots.

Qu'on accorde le genre pour l'humain et le monde animal passe (mâles et femelles). Mais pouvez-vous imaginer pour quiconque apprend une langue, la difficulté d'identifier le masculin ou féminin d'un objet? Évidemment, le même phénomène existe dans d'autres langues, mais ce n'est pas une excuse. A C c'est A C! Pas facile d'avoir "une bonne" français...

Sommet de Copenhague 2009

Ces jours-ci, il n'y en a que pour le sommet de Copenhague sur le réchauffement de la planète. Je lève mon chapeau recyclé à Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse économique au Journal de Montréal | Journal de Québec, d'avoir osé s'attaquer à un si gros morceau depuis quelques semaines. L'économiste a souligné entre autres que parmi les chercheurs en nombre soit-disant réduit, impliqués dans le récent scandale des courriels du "climategate" [la version du nombre peu représentatif étant la thèse retenue par la Société Radio-Canada - SRC], plusieurs sont pourtant parmi les experts et les élites en la matière.
« La nouvelle aurait été insignifiante s'il s'agissait d'affirmations sans fondements de quelques écosceptiques vindicatifs. Mais ce n'est pas le cas. Il s'agit plutôt d'aveux signés de la main des grands prêtres réchauffistes parmi lesquels figurent Phil Jones, directeur du CRU, et Michael Mann, auteur de la courbe en «bâton de hockey», deux chercheurs extrêmement influents auprès du GIEC. Ainsi, les rapports à saveur apocalyptique du GIEC seraient basés sur des données savamment corrompues, et sur une obsession du CO2 non fondée. Or, c'est en fonction de ces mêmes rapports que de nombreux gouvernements ont ratifié le protocole de Kyoto, adopté une multitude de programmes coûteux, accru la réglementation, subventionné la production d'éthanol, introduit des écotaxes, mis sur pied des bourses du carbone, construit des parcs d'éoliennes, etc. Partout dans le monde, des centaines de milliards de dollars ont été dépensés parce qu'on a fait confiance aux scientifiques du CRU » (1).
Ces quelques spécialistes à l'éthique élastique ou sinon inconsciente, qu'on prétend être un nombre non représentatif, composent en réalité une bonne partie de ceux qui ont préparé les données qui servent aux chefs d'État pour le sommet de Copenhague 2009. Là est la nuance que plusieurs médias ont balayé sous le tapis.
« Il convient donc de définir ce qu’on entend par «minorité». Est-ce 2% des scientifiques? 5%? 10%? 15%? Le «Diagnostic pour Copenhague» est un dossier préparé par 26 éminents chercheurs, la plupart auteurs principaux ou collaborateurs ayant travaillé à produire les rapports du GIEC. Ce document, qui doit alimenter les discussions entre chefs d’État lors de la conférence, présente les plus récentes observations et connaissances scientifiques sur l’évolution du climat et se veut une mise à jour du dernier rapport du GIEC. N’est-il donc pas raisonnable d’affirmer que ces chercheurs sont parmi les plus influents de la planète? « Or, parmi ces 26 scientifiques, combien sont impliqués dans le scandale des courriels compromettants? La réponse est horrifiante : ils sont 12, ce qui représente 46% des auteurs du «Diagnostic de Copenhague»! En d’autres termes, on a toutes les raisons de douter de l’honnêteté intellectuelle de près de la moitié des scientifiques les plus écoutés au monde » (2).
Oui il y a des anomalies et des signes de réchauffement

Qu'il y ait actuellement des variations ou anomalies climatiques est inconstestable; notamment la fonte des banquises polaires en témoigne. Mais sur quelle échelle dans les prochains 1000 ans ? Mais au-delà de cela, le discours unilatéral se révèle de nature purement idéologique.

Au crédit des partisans de la thèse du réchauffement causé par l'humain (non naturel), on pourrait concéder que nous sommes en retard au point de vue de la technologie du transport; nos gouvernements auraient déjà dû mettre des échéanciers pour des cibles de consommation d'essence et d'émission de GES pour nos décennies, dès la crise du pétrole des années 1970. La plupart des véhicules et ce, des voitures sous-compactes aux berlines et minivans, devraient déjà être des hybrides autonomes (essence-électricité) qui n'ont pas besoin de solliciter le réseau électrique et réduiraient d'au moins 50% les gas à effet de serre (GES) émis pour ce type de transport privé. - Évidemment on ne peut pas être contre la vertu. Oui, il faut réduire nos émissions des GES et cesser d'agresser la planète comme s'il y en avait une autre pour 2012, en réserve.

Mais il y a une censure digne des anciens pays de l'Est pour ceux qui osent nuancer le dogme de la cause purement humaine

C'est cette attitude sectaire qui est inexcusable. 
  • Leur attitude est sectaire. La Terre a connu des refroidissements et réchauffements par le passé. D'autres scientifiques dissidents ne sont pas nécessairement à la solde des grands polluants de ce monde.
  • Nos mesures précises et systématiques de la température sont très récentes et ne permettent pas de déduire que le phénomène actuel est surtout humain à une échelle des millénaires futurs. Nous pouvons approximer le passé mais le futur demeure inconnu. Même pour le passé, nous n'avons pas des milliers d'années de mesure de références en tout point du globe.
  • Il est facile d'être vertueux quant aux GES au Québec. C'est qu'ici, on peut compter sur l'hydro-électricité à "bar-ouvert" (à volonté). Si on vivait dans une région du monde sans rivières à harnacher, on serait logiquement tournés vers des options énergétiques différentes et peut-être moins vertueuses. Peut-être même, aurions-nous pu naître parmi les méchants anglophones de l'ouest canadien... 
En tout cas, je souhaite que Madame Elgrably-Lévy continue de livrer de l'information et des analyses alternatives aux discours officiels et censurés de la SRC et de certains autres médias sans nuance et souvent décalés de la réalité et de la vraie méthode scientifique et même de la véritable démocratie (liberté d'expression de la dissidence). Un consensus (tout le monde semble dire la même chose) n'est pas garant de vérité. Au moyen âge on croyait que les souris naissaient spontanément (sans procréation) dans les piles de linges sales (guenilles) qui trainaient dans les coins. Il y avait un consensus. Il y avait consensus aussi pour le National socialisme en Allemagne il y a moins d'un siècle. Cela a donné le IIIe Reich (empire) et la Deuxième guerre mondiale dans une société fort "évoluée". 


Signé : Un défenseur de la planète qui l'était bien avant que ce soit la mode de l'être, mais sans la pelle à nuages.

___________________
1.  Nathalie Elgrably-Lévy. La religion verte. Le Journal de Montréal, 03 décembre 2009, p. 23

2.  / Nathalie Elgrably-Lévy. L’aveuglement volontaire a un prix. Le Journal de Montréal, 10 décembre 2009p. 27