mercredi 30 mai 2012

Québec (Colrouge.com): un indépendant pour la majorité silencieuse

Le "grand tintamarre" a réveillé la majorité de la région de la capitale du Québec

Devant la "démocratie représentative" de la minorité qui prend la rue et se donne un accès direct aux ministres depuis plus de 100 jours pour contourner la voie de la majorité, se lève une population exaspérée de  la grande région de Québec (Capitale du Québec). Une station de radio de Québec amasse plus de 17,000 appuis en 24 heures chrono, via l'initiative Colrouge.com (1), (16,924 appuis à 7h24 et 17,374 à 8h08 aujourd'hui le 30 mai 2012). Le test visait depuis hier matin le 29 mai et sous l'initiative de l'animateur Sylvain Bouchard, à mesurer le potentiel de la grande région de Québec pour se donner un député indépendant qui représenterait une tranche importante de la société qui ne peut pas passer son temps à manifester dans les rues ou à voter à l'infini, sur les réseaux et se sent flouée par ceux qui bénéficient des subventions payées par elle. Cela prendrait la forme d'une sorte de "Député Académie" pour trouver rapidement un(e) indépendant(e) qui parlerait pour la majorité silencieuse à l'Assemblée nationale, MAIS, sans être lié par la ligne d'un parti politique.

AUTRE texte: ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous

L'exemple d'Amir Khadir qui, seul élu de son parti, fait le combat pour l'extrême gauche (tendance communiste) et a occupé beaucoup de place dans les médias depuis environ deux à trois ans, a convaincu les citoyens de la région de la ville de Québec de se résigner à l'idée d'appuyer un(e) député indépendant(e). C'est la voie rapide pour une voix à l'Assemblée nationale et sur la place publique, sans passer par un parti officiel. Il reste à confirmer le comté, peut-être celui de Vanier.

Le (la) député indépendant(e) serait une
sorte de Coeur Vaillant (Braveheart)
démocratique. Photo: Braveheart, image
modifiée par YapasdPRESSE.Blogspot
(30 mai 2012)
Le mouvement citoyen RCR - Rassemblement des cols rouges (un clin d'oeil à RCR - Réanimation cardio- respiratoire)  vise non pas à créer un parti politique de plus, mais à se donner un(e) député; une sorte de tireur d'élite  politique ou de "Coeur Vaillant", qui travaillerait avec acharnement pour représenter la majorité des "cols rouges", la classe moyenne, qui doit aller travailler pour nourrir leurs familles ou payer les services pour ceux qui ne peuvent le faire (ou ne le veulent pas!).  Ce sont aussi ceux qui doivent étudier et se former ou qui ont travaillé dur pour développer le Québec dont nous héritons. Ces "cols rouges" n'ont pas le temps d'aller manifester dans les rues à 14h (2 heures de l'après-midi) le mardi, puis cinq ou six fois par mois et se sont sentis frustrés des bientôt 4 mois de monopolisation du débat sur la hausse des frais de scolarité par un détournement de la démocratie via la rue. C'est par la rue et par les manifestations perpétuelles, qu'une minorité a démontré qu'elle pouvait faire reculer à quelques reprises le gouvernement, même contre l'opinion de la majorité dans citoyens. L'anarchie des derniers mois et le "grand tintamarre" des  manifestations derniers jours (casseroles), aura réveillé la classe moyenne qui est souvent aussi la majorité silencieuse. Ce sont ceux pour qui les hausses de taxes associées au "tout gratuit", impactent directement sur l'économie familiale et donc sur les libertés de choix en divers domaines.

Action citoyenne du RCR - Rassemblement des Cols Rouges
Capture d'écran d'une section de la page Colrouge.com, le 30 avril 2012


Qui se qualifie comme "col rouge"? On peut lire les douze points, une sorte de manifeste, sur la page du mouvement né en un jour: RCR - Rassemblement des Cols Rouges Il reste cependant que seul les citoyens du comté retenu pourront voter, mais les autres pourront supporter la démarche de diverses façons.
Capture d'écran d'une section de la page Colrouge.com, le 30 avril 2012, à 19h02 (7:02 P.M.)
AUTRE texte:

ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous


_______________
1.   http://www.colrouge.com (inactif 2015)

dimanche 27 mai 2012

Beauté de la jeunesse et séductions sociopolitiques

CES SOURIRES QUI TUENT

Nous avons tort de sous-estimer les courants idéologiques anarchistes ET autres qui menacent la stabilité du Québec. Pourquoi? Parce que ceux-ci ont leurs propres règles fluides et changeantes en plus, comme une sous-culture montante à qui le monde entier appartiendrait. Le chroniqueur Richard Martineau (1) du Journal de Montréal, comme une majorité de Québecois, n'a pas discerné que l'actuel conflit étudiant concernait déjà, avant le boycott des cours, par la CLASSÉ (Coalition large de l'ASSÉ, Association pour une solidarité syndicale étudiante), une remise en question d'un système  (2) et non PAS uniquement d'un parti dont certains élus et financiers sont potentiellement corrompus. Il n'a pas compris que le phénomène actuel n'a pas besoin de 50 pourcent plus un pour déstabiliser l'État et tenter d'imposer la négociation d'un agenda social et politique.


Beauté de la Jeunesse
Nicolae Ceaușescu (1936)
À l'âge de 18 ans, Nicolae avait
la beauté et l'énergie de la
jeunesse. Son parcours militant
et politique fera de lui le célèbre
dictateur du régime communiste
de Roumanie. Crédits photo:
Wikipedia.

Ceux qui organisent les manifestations depuis plus de 100 jours, directement ou en coulisse, ont compris. Ce sont ceux à qui profite l'État-providence offert sans condition (exemple: aide sociale à 18 ans pour ceux qui ont la capacité de travailler mais ne cherche ni à le faire, ni à se former; ex. les artistes subventionnés à vie même lorsque millionnaires, les étudiants chroniques ou permanents-étudiants, ex. l'État qui subventionne la dysfonction en agissant à répétition comme coussin, de sorte que les gens ne vivent pas les conséquences réelles de leurs théories ou de leurs mauvaises décisions ou désordres, etc.).

Dans son texte du 26 mai 2012, Richard Martineau écrit:
«Oublions la menace d’un retour du communisme, qui était réelle en 1968, mais qui ne l’est plus maintenant» (3).
Il a tort parce qu'ils n'ont pas besoin de 50 pourcent plus un des votes. Pour lui, dans la suite de son opinion, la menace c'est le parti Québécois ou la montée de la CAQ de Legault et Deltell. Mais il y a un risque (j'espère me tromper) beaucoup plus grand d'instabilité sociale par ceux qui ont prouvé avoir le temps de manifester à répétition.

Voici pourquoi la montée du communisme et autres utopismes sociopolitiques ne sont pas écartés par défaut

1.  Les idées utopistes d'extrême gauche (socialisme) sont revenues OU ont progressé. Les gens croient faire mieux que Lenine (URSS), Castro (Cuba) ou Ceaușescu (Roumanie) comme on le voit dans la rue et dans les réseaux sociaux. Est-ce en raison de la composition des Québécois qui n'est plus du tout la même qu'en 1960-70 ? Est-ce un système d'enseignement (éducation) où la gauche serait sur-représentée (tous les étudiants postsecondaires ont eu, ou ont, des cours d'histoire et de philosophie dont le contenu pourrait être politisé)? Ou est-ce dans la formation même des futurs enseignants ? Les acclamations répétées de la foule aux idées de révolte exprimées par le porte-voix Gabriel Nadeau-Dubois dans son discours typiquement socialiste d'extrême gauche du 7 avril 2012, confirment une mutation (4). Les quelques centaines d'auditeurs ne se "réveillent" pas; ils en redemandent plutôt. 

2.  L'approche anarchiste change la règle de représentation.  La différence en 2012, versus les années 1960-70 est dans le préfixe anarcho (de anarchie ou anarchisme), comme dans anarcho-syndicalisme, anarcho-communisme ou dans Anarchopanda, la nouvelle mascotte de la junte étudiante. Ils n'ont pas besoin de 50 pourcent plus un pour imposer d'entendre leurs idées et leur(s) manifeste(s) ou de tenter d'imposer la négociation. Ils pratiquent une forme de bypass sociopolitique, au détriment des citoyens qui suivent les règles de la vie en collectivité. Il leur suffit de prendre la rue, comme le rappelle la  caricature par André-Philippe Côté du samedi 27 avril 2012 (Journal le Soleil et LaPresse.ca).
caricature par André-Philippe Côté du samedi 27 avril 2012 (Journal le Soleil et LaPresse.ca)

Et avec la collaboration naïve de nos médias qui les "plug" gratis en plus (point de départ de la manif, heure, ordre du jour comme casseroles, la thématique, etc.)...

Avec 2% ou 3% de la population du Québec et même moins qui veut imposer un changement à la majorité et qui a tout son temps pour manifester (contrairement à la majorité silencieuse), il est possible de nous déstabiliser collectivement. Petit calcul, M. Martineau: avec plus de 8 millions de population, 1 pourcent de gens prêts et disponibles à la contestation d'un gouvernement durant des jours, ça donne 80,000 personnes. Donc, ils peuvent alterner (moi cette semaine, toi la semaine prochaine, etc.) et cela suffit à paralyser un État. À 1/2 de un pourcent de la population de la province de Québec, il en reste 40,000 et ça fonctionne encore pour des mois, avec des contestataires permanents (subventionnés par le système!) qui se relaient dans la rue, par tranche de 1000, 2000 ou 3,000). Même pas besoin de se fatiguer. Divisons maintenant 1/2 de un pourcent par 3 pour mettre en proportion la région de Montréal, il en reste encore plus de 13,000 qui peuvent se relayer ainsi. Mais connaissant la structure sociale de Montréal, ils sont probablement capables d'aligner 20,000 insatisfaits qu'on peut qualifier de "permanents" (disponibles sur une base régulière) pour paralyser l'économie d'une ville, la métropole du Québec.

3.  Ils ne suivent pas vos règles. Un peu comme une nouvelle culture, c'est ainsi qu'il faut les considérer. Avez-vous remarqué, chers chroniqueurs et journalistes, qu'ils ne suivent pas les règles (propre de l'approche anarchique actuelle, carré noir) et ne combattent donc pas avec les approches habituelles. Ils méprisent le lobbying enregistré, les consultations publiques, la légitimité des élections (au Québec). Ils font fi des lois, des ordonnances des tribunaux, des règlements municipaux, des lois spéciales, de leurs engagements pris au départ des manifestations. Ils renient les conclusions des négociations.

4.  Leurs "armes secrètes" sont
-  la beauté de leur jeunesse
-  leurs yeux doux et leur politesse (apparente) mais au double-langage
-  la manipulation à leurs avantages égocentrique des chartes des droits
- leur réseautage sans frontière même avec des pirates informatiques (ex. appuis d'Anonymous) et avec d'autres groupes de contestation)
- la réinterprétation de l'histoire, par exemple, les étudiants dans la rue qui comparent les évènements actuels à la chute du Mur de Berlin qui était la chute du communisme; système économique pourtant chéri par l'ASSÉ.

Un des meilleurs exemples de ces charismes politiques et des sourires qui tuent est le dictateur communiste bien connu sous son surnom de Pol Pot (de: Political Potential). Celui-ci était à la tête des Khmers Rouges, entité communiste responsable de la disparition de 2 millions de Cambodgiens.

Les sourires qui tuent: L'un de ceux-là était Pol Pot 
(surnom qui lui vient probablement de Political Potential)

5.   Ils ont une élite pour eux : des représentants payés par les médias d'État, donc une représentation avec accès directs aux médias et dans l'Éducation et la formation des futurs enseignants.  Pensez à tous ces enseignants des sciences humaines qui les ont appuyés même après les offres négociées du 5 mai. Contrairement aux marxistes-léninistes ou  aux maoïstes québécois des années 1970-1980 qui étaient vus par la majorité, comme des bizarres, eux ont leurs élites: professeurs des sciences humaines (particulièrement les cours de philosophie et d'histoire ou sociologie), même parmi ceux qui enseignent les futurs enseignants depuis des décennies, des animateurs d'émissions à la Société Radio-Canada (SRC ou CBC francophone) ou une oreille dans divers médias (même TVA -LCN- devient conviviale et les admire). L'histoire partagée par la grande majorité parmi la nouvelle génération d'enseignants post-secondaire au Québec, est teintée de marxisme-léninisme (Éric Bédard en fait mention), sans que le nom de ces doctrines y soit mis de l'avant. De la même manière que l'on vous vendrait une automobile, en prononçant le moins possible ce mot associé à la pollution. De leur côté, les gens des chaînes de nouvelles continues des médias agissent soit comme idiots utiles (= idéalistes manipulés par les groupes extrémistes) ou pour certains, agissent comme de vrais complices (sachant où ils vont et la propagande qu'ils font. Ils y croient, je ne dis pas qu'ils le font par méchanceté). Que des journalistes chroniqueurs professionnels ne voient pas cela me dépasse.

6.  Leur idée de démocratie participative est séductrice (voter sur tout en tout temps ou plutôt au meilleur temps pour bypasser la majorité) même si elle avantagerait nettement ceux (les bénéficiaires des subventions et de l'aide sociale de l'État) qui sont moins occupés à produire un travail ou à soutenir une famille. Personne ne comprend en plus, que cette forme de consultation en continue serait aussi contestable que la démocratie actuelle en cas de divergence d'opinion. S'ils ne respectent pas la majorité actuelle, pourquoi les futures minorités les repecteraient? Réponse: parce qu'eux utiliseront la violence à bon escient (violence économique?).

7.  Leur méfiance (sinon rejet) des intitutions va en droite ligne avec l'héritage de la montée de l'individualisme coïncidant avec la "Révolution tranquille".

Ils ne sont pas manipulés par les syndicats, mais je dirais plutôt qu'ils les ont utilisés, mais ne suivent pas la règle de cette vieille garde. Ils profitent du coaching, du support logistique, du conseil juridique et stratégique, et de l'aide financière (ex. location de salles pour leurs réunions) mais pour mieux ensuite se détacher des vieilles figures syndicales qu'ils balanceront après un certain nombre de mois ou d'années. L'ASSÉ a des vues plus radicales que nos syndicats actuels qui savent que le conflit perpétuel ne paie pas. Elle et ses partenaires se croient "purs" et légitimes de diriger le peuple, même s'il fallait suspendre la liberté de presse et d'expression des opposants et la paix sociale pour y parvenir. Ils ont cependant oublié que les syndicats sont eux-même atteints par la corruption  qui a des entrées dans le monde politique (ex. marché public de la construction). Les syndicats et les associations étudiantes n'ont pas le monopole de la vertu.

Les choses ne vont pas bien au Québec...

Les choses ne vont pas bien au Québec, particulièrement dans sa métropole, Montréal. Mais peu le voient. Nous préférons voir les beautés extérieures et l'énergie et l'assurance de la jeunesse revendicatrice à l'excès. «Comme ils sont mignons et engagés» (dans leur crise) disent plusieurs. Il y a un fort potentiel d'une guerre idéologique permanente dont l'arène serait la rue et nos institutions publiques. Je ne dis pas qu'ils le font par méchanceté. Je pensent que plusieurs croient que leurs motifs sont purs et sans faille. D'autres par contre, savent où ils vont et quelles sont les étapes. Mais quand ils toucheront à l'argent ou au pouvoir, la vraie nature des uns et des autres se révélera ...

Les gens qui se joignent aux étudiants et à ce mouvement de révolte ne font pas la différence entre sanctionner un gouvernement en suivant un processus et des règles, et d'autre part le renverser. Faudra-t-il à l'avenir aller en élection chaque fois que 10 pourcent de la population sera insatisfaite de sa situation socioéconomique? Ce n'est pas cela, notre démocratie.

Mais je crois que les temps ont changé, comme si nous étions à l'aube d'une nouvelle culture qui a de quoi inquiéter, car à la fin, ce seront les violents et les rusés qui profiteront, si nous ne nous donnons pas des mécanismes de défense. C'est la loi de l'évolution que vous chérissez.

_______________
1.  Richard MARTINEAU, Avec Aron. Chronique Franc-Parler, Journal de Montréal, 26 mai 2012.
http://www.journaldemontreal.com/2012/05/26/avec-aron

2.  Extrait du discours de Gabriel NADEAU-DUBOIS, de la CLASSÉ, le 7 avril 2012:
«Notre grève c'est pas l'affaire d'une génération, c'est pas l'affaire d'un printemps. C'est l'affaire d'un peuple.  C'est l'affaire d'un monde.
Notre grève c'est pas un évènement isolé. Notre grève c'est juste un pas, c'est juste une halte, le long d'une route beaucoup plus longue.
Notre grève, elle est déjà victorieuse (...) parce qu'elle nous a permis de voir cette route-là; celle de la résistance.
Il est là le vrai sens de notre grève. 250,000 personnes ça sort pas dans la rue parce que ça ne veut pas payer 1625 dollars de plus.
Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite demain de la désobéissance. Nous avons planté ce printemps, les graines d'une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années.»
 (Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSÉ, Coalition large de l'ASSÉ, extrait transcrit par YapasdPRESSE, du Discours Nous? du 7 avril 2012), (4).

3.  Richard MARTINEAU, Avec Aron. 26 mai 2012.
http://www.journaldemontreal.com/2012/05/26/avec-aron

4.  NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Intégral)
discours Nous?, VOX, 7 avril 2012


samedi 26 mai 2012

L'après-crise étudiante et ses maux de tête

PRENEZ ASSÉPIRIN ! Ou un autre acide ASSÉtylSALIcylique (acétylsalicylique) ou de l'ASSÉtaminophène (acétaminophène).

Le problème avec l'actuelle crise basée soit-disant sur les frais de scolarité  (sco-hilarité car ce n'est pas la cause principale qui a déclenché les hostilités de l'ASSÉ syndicaliste, mais  l'anticapitalisme), c'est que la classe moyenne se fait berner. Les étudiants auraient dû accepter les offres du 5 mai 2012, qui bonifiaient celles déjà intéressantes du 27 avril. Si la classe moyenne (les parents) avait eu droit de vote sur l'offre, celle-ci aurait passé haut-la-main. C'était une offre gagnant-gagnant, alliant indexation des frais et soutien adapté aux besoins. Résultat du rejet de l'offre : la société québécoise s'est embarquée dans une galère. Même le gel des frais ne suffit plus. Comble de l'illogisme, il y a des gens qui manifestent côte à côte et qui ne sont pas d'accord entre eux sur nombre de points, sans même le savoir. Pourquoi? Parce que les manifestations ont démarré et persisté avec un enjeu beaucoup plus grand que les frais de scolarité post-secondaires.

ASSÉPIRINE aide à soulager les maux de tête
causés par l'anarchisme et les idéologies très
résistantes. Crédits: Gilles B/YapasdPRESSE
26 mai 2012.
Ces groupes qui ont lancé les hostilités ont de quoi donner mal à la tête. Et les partis qui rêvent de prendre les commandes de ce Québec-là, évaluent mal les enjeux idéologiques qui le déstabilisent depuis plus de 100 jours. L'ouverture et la liberté imposent-elles d'être sans défense ou idiots? Si nos corps étaient sans mécanisme de défense, l'espèce humaine aurait disparu, car nous serions morts dès notre première année de vie. De même, dans nos sociétés, nous devrions préserver des mécanismes de défense contre des systèmes étrangers.

Déjà, L'ASSÉ avait refusé de participer aux consultations de la  nouvelle ministre de l'Éducation du Québec en 2010 et avait même occupé les locaux de cette dernière; intimidation avec vandalisme, rien de moins! En avril et mai 2012, le même porte-parole sous la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSÉ), extension temporaire créée spécifiquement contre la hausse des frais et pour la "grève" générale (1), avait l'arrogance de défier le gouvernement de "dialoguer".

Le vrai déclencheur = le rejet du "système" 

Le vrai déclencheur, c'est  le rejet du système dans son ensemble. Oui mais lequel? Dans les faits, la contestation se modifie au jour le jour, comme un virus en mutation.

Mais déjà, dans son discours du 7 avril dernier, le plus connu "porte-parole" de la CLASSE a confessé que même dans une ère post-Charest (même après le PLQ au pouvoir), la bataille de l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ) persistera.

«Notre grève c'est pas l'affaire d'une génération, c'est pas l'affaire d'un printemps. C'est l'affaire d'un peuple.  C'est l'affaire d'un monde.
Notre grève c'est pas un évènement isolé. Notre grève c'est juste un pas, c'est juste une halte, le long d'une route beaucoup plus longue.
Notre grève, elle est déjà victorieuse [...] parce qu'elle nous a permis de voir cette route-là; celle de la résistance.
Il est là le vrai sens de notre grève. 250,000 personnes ça sort pas dans la rue parce que ça ne veut pas payer 1625 dollars de plus.
Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite demain de la désobéissance. Nous avons planté ce printemps, les graines d'une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années.»
(Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSÉ, Coalition large de l'ASSÉ, extrait du discours Nous? du 7 avril 2012), (2).

Ce «demain» et ce «plusieurs années» projettent incontestablement jusque dans l'ère post-Charest. C'est le carburant de l'ASSÉ qui est en guerre contre le capitalisme et contre notre forme de démocratie. La vraie cause pour eux, ce n'est pas les frais de scolarité, mais "le système" au grand complet. Les madames et les enfants qui manifestent avec le sourire en tapant sur des casseroles ne savent pas dans quelle engrenage idéologique (anarcho-syndicalisme et anarcho-communisme) nous avons mis le pied.

Car les causes qui se côtoient dans la rue ne sont pas toutes égales et pacifistes. Le gentil panda (mascotte apparue récemment sur l'intiative d'un prof de philosophie) porte le nom d'Anarchopanda (anarcho de anarchie ou anarchisme). De tels groupes sont entre autres pour l'abolition de la propriété privée et du salariat (autrement dit, les plus vaillants travailleront pour les autres). Mais ils sont suivis par les autres associations étudiantes et maintenant par des gens qui ne voudraient pourtant PAS voir notre système verser dans l'anarchie ou la guerre idéologique permanente déjà débutée.

Romantisme et idéalisme

Et il y a beaucoup de romantisme et d'idéalisme juvénile dans ce que nous voyons et entendons. Que ferait par exemple un système de type démocratie participative, lorsque 65% des gens seraient pour une solution à un problème important soumis et 35% pour son contraire? La même logique résistante propre à leur médecine actuelle légitimerait les minoritaires à se révolter et à descendre dans la rue. Sauf que rien n'indique que ce nouveau régime leur laisserait à ce moment-là cette liberté

Lorsque le tsarisme a été renversé en Russie au début du 20e siècle, la censure devait être temporaire, pour une période transitoire, puis elle s'est institutionnalisée et est devenue partie intégrante du nouveau régime. C'est la manière de procéder de ces idéologies de "liberté". Même aujourd'hui, deux décennies après l'éclatement de l'URSS, la liberté de presse et les manifestations sont strictement encadrées. La même censure a prévalu dans tous les régimes du genre; censure des médias, fermeture des plus résistants, arrestations politiques, et même assassinats.

Les pourvoyeurs (travailleurs) et parents : les moins disponibles pour voter et faire valoir leurs opinion

Dans une pseudo-démocratie de la rue ou démocratie participative aux consultations multiples et perpétuelles, ceux qui travailleraient le plus pour soutenir financièrement le système (ceux qui paient pour les autres) et qui auraient le plus d'enfants sont inversement ceux qui auraient le moins de temps pour participer la vie politique de tout instant ou toute heure, exigée par ce genre de système utopique. Et les groupes d'intérêt les mieux organisés se lanceraient d'assaut, comme une volée d'oiseaux pour voter  ("vite, allez voter!"). Une texto-démocratie. Quel cauchemar!

La rue, mais pour quelle cause?

L'Autre problème majeur, c'est que l'assaut de la rue s'est étendu à toutes les insatisfactions et leur contraire. Dans les anciennes royautés, quand un leader voulait remplacer ou renverser un roi, ou quand l'un des aspirants au trône voulait jouer du coude contre les autres héritiers (ex. ses demi-frères), il s'arrangeait pour assembler à son projet, toutes les causes contre le système paternel. La même approche du "tout-venant" profite actuellement aux plus radicaux. Elle leur donne du "carburant" en terme de masse populaire (volume de critique dans la rue et dans les médias, particulièrement Radio-CadenasCanada et réseaux sociaux). 

Voici une liste de revendications diparates que l'on peut déjà identifier dans la rue et sur les blogues ou opinions des lecteurs
  • Rejet du gouvernement Libéral (PLQ) de Jean-Charest (ça se comprend)
  • Perte de confiance dans tous les grands partis politiques
  • Rejet du capitalisme sous toutes ses formes
  • Rejet de certaines pratiques du capitalisme; le capitalisme sauvage, les travers de la mondialisation, etc.
  • Rejet de la démocratie et du système parlementaire dans sa forme actuelle. Tout ce qui est institutionnel est mauvais pour une certaine tranche de manifestants.
  • Perte de confiance dans le système de justice; souvent non accessible à la classe moyenne ou rejet de la justice purement et simplement
  • Septiscisme face à toute institution qui exerce une autorité
  • L'anarchie; renverser ou même faire table rase pour reconstruire
  • Militantisme socialiste ou communiste sous diverses déclinaisons (et interconnexion avec l'anarchisme)
  • Réponse par l'anarcho-syndicalisme ou l'anarcho-communisme
  • Les causes environnementales (contre les gaz de schiste ou de shale, contre le harnachement des rivières et l'électricité, contre la surproduction et surconsommation, contre les centrales nucléaires, contre l'automobile, ...
  • Rejet de la loi 78 visant à encadrer les manifestations et ceux qui les organisent et y participent
  • Revendications sociales diverses et même par moment en compétition entre elles, mais qui profitent ou sont affectées au rythme des coupures budgétaires; lien commun = le besoin d'argent et de pouvoir continuer de manifester sans préavis
  • (...) Autres, la liste n'est pas exhaustive.

Déjà, dans son discours du 7 avril dernier, le plus connu "porte-parole" de la CLASSE a confessé que même dans une ère post-Charest (même après le PLQ au pouvoir), la bataille de l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ) persistera:
«Nous avons planté, ce printemps, les graines d'une révolte...» (Gabriel Nadeau-Dubois, extrait du discours Nous?, 7 avril 2012).

Identité d'un peuple

Un autre problème, c'est notre fragilité en tant que peuple minoritaire dans un occident instable à l'équilibre fragile. La réaction d'un peuple minoritaire en Amérique, comme les Québécois francophones, c'est que l'on observe où va le vent et que l'on tend à suivre la foule. Cette solidarité spontanée est une sorte de mécanisme de défense contre un danger plus ou moins identifié. Les Québécois francophones installés ici depuis des générations ne veulent pas se retrouver divisés entre eux ou pire: ne veulent pas disparaître. C'est ce que constate aussi l'historien québécois Éric Bédard (3).  

Mais l'anarchie n'a pas cette préoccupation. Il y a donc une bonne part d'inconnu dans la suite des évènements du Québec.

L'après-crise étudiante

Lorsque les étudiants étudieront de nouveau plutôt que de se prendre pour nos Avengers ou nos Jedi (Star Wars), il restera encore que le problème de toutes les insatisfactions interconnectées ou même contradictoires demeure, latent, mais présent. Ce serait la division la plus nuisible que le Québec puisse imaginer. Le gouvernement qui pourrait succéder au gouvernement Charest ne l'aura pas facile. Le conflit a fait resurgir en public, des forces qui étaient méconnues ou banalisées comme marginales; par exemple, le grand nombre d'enseignants qui sont beaucoup plus à gauche et contre notre système actuel que ce que l'on pouvait croire. Cela dépend en partie de la formation qu'ils reçoivent. Et c'est très inquiétant pour l'accès à une éducation non biaisée idéologiquement.

Le piège, c'est en partie les solutions faciles et romantiques 

Par exemple, les syndicats sont de la même nature en partie corrompue que certains élus. S'il y a une chose qui survit, mais sous diverses formes dans les changements de régime politique, c'est la corruption, le copinage avec le pouvoir, une élite qui prend le pas sur les intérêts communs. Cela a existé et existe dans le communisme et le socialisme, au même titre sinon davantage, que dans notre social-démocratie de type capitaliste, parce que là, faire du profit honnêtement, n'est pas l'incarnation du mal. Il faut que notre jeunesse comprenne que la corruption  n'est pas dans le business de la vérité et de la justice, mais dans la motivation ultime de l'argent facile. Ainsi, elle a déjà infiltré autant les syndicats que les partis politiques. Alors un changement sociopolitique fondé sur le syndicalisme et plus communiste ne serait pas moins corrompu. Le vingtième siècle est le meilleur témoin, là où de telles solutions ont été appliquées, et où la classe moyenne a disparu au bénéfice d'une classe pauvre élargie (une "coalition large" de pauvreté), et d'une classe riche rétrécie.

Pensée : «Les besoins sont illimités. Les moyens ne sont pas illimités». Gilbert Rozon de Juste pour rire, en entrevue à V, où il était interviewé par Martin Pelletier à l'émission Dumont, le ou vers le 22 mai 2012.


_______________
1.  CLASSE ou CLASSÉ = Coalition large de l'ASSÉ














2.   NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Intégral)
discours Nous?, 7 avril 2012



3.  Éric BÉDARD. Recours aux Sources. Essais sur notre rapport au passé. Éditions Boréal, 2011.
Notamment, le chapitre Dégénérations ?

vendredi 25 mai 2012

Fruits du communisme de l'URSS vs gouvernement Charest


Si nous savons que le capitalisme et notre social-démocratie ont besoin d'être réformés dans la paix et l'ordre, il reste que comparer la social-démocratie du Québec, même sous le Parti Libéral du Québec (PLC) avec le régime de Vladimir Poutine est une erreur. 

En 2011, un sondage commandé de l'intérieur de la Russie révélait le peu d'attachement des jeunes pour le pays dans son état actuel, héritage de moins d'un siècle de communisme.

Presque 40% des jeunes voudraient quitter la Russie : on pourrait peut-être faire un échange...

Encore aujourd'hui (2011), deux décennies après la chute du communisme soviétique et dans un contexte de corruption, 4 jeunes russes sur 10 (39%) parmi les 18-24 ans, rêvent de migrer à l'extérieur de la Russie. Même désir pour 29 pourcent (près de 1 sur 3) des intellectuels (1). 

Voyons-nous le mouvement inverse, par exemple nos étudiants et nos intellectuels cherchant à quitter (tout à fait permis) le Québec et le Canada pour la Russie? Non.
  • Les manifestations y sont très limitées; héritage du régime de l'URSS communiste. 
  • La Russie n'a même pas encore atteint le niveau de démocratie, telle que nous la connaissons. 
  • La prison menace toujours les gens des médias et tout ce qu'ils disent et publient est sous haute surveillance. Vous ne pourriez pas texter à volonté dans le grand "carré" rouge et les entreprises contrôlées ...

ÉCOUTEZ l'entrevue du 25 mai (FM 93,3 de Québec, AUDIO)
Patrick de Friberg, Écrivain et Expert en Stratégie : La comparaison entre le Gouvernement Charest et le Régime Communiste (AUDIO, 5:43) 
http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=134662

Défilé militaire sur la Place Rouge à Moscou en 2012. Crédits photo:
© RIA Novosti. Ilia Pitalev
Ce que vous devez comprendre, c'est que ce sont les fruits du communisme. Finalement, j'aime mieux cette Rue-ci (notre système à soigner) que cette Russie là; les fruits concrets du communisme, bien loin du romantisme pour les jeunes russes et les intellectuels qui y vivent. Il faut agir contre la capitalisme sauvage et sa spéculation et ses injustices, mais sans renverser le Québec et le reste de l'Occident.
________________

1.  AFP - Moscou. 40 % des jeunes Russes voudraient quitter. Journal de Québec, Samedi 11 juin 2011.

Le panda des manifestations est Anarchopanda

Le panda qui est des manifestations au Québec se fait appeler Anarchopanda. "Anarcho" vient bien sûr d'anarchie ou anarchisme. La personne dans la bête est un prof de philosophie. Bonne journée!

Anarchopanda enlace un leader de la CLASSE (Coalition large de l'ASSÉ).
http://journalmetro.com/dossiers/mon-scoop/76882/anarchopanda-enlace-gabriel-nadeau-dubois/

Anarchopanda tente de séduire la ville de Québec
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201205/24/01-4528366-anarchopanda-manifeste-a-quebec-ce-soir.php


Anarchopanda. Crédits photo: Le Soleil (LaPresse.ca) 24 mai 2012

De toute évidence, ceux qui manifestent avec le sourire dans les rues ne savent pas ce qu'est l'anarchisme associé au socialisme (communisme).

Pensez-y à deux fois avant d'enlasser Anarchopanda

Pensez-y à deux fois avant d'enlasser Anarchopanda et Anarcho-Nadeau-Dubois.

Fruit du communisme en URSS : 
Presque 40% des jeunes voudraient quitter la Russie : on pourrait peut-être faire un échange...

Encore aujourd'hui, deux décennies après la chute du communisme soviétique et dans un contexte de corruption, 4 jeunes russes sur 10 (39%) parmi les 18-24 ans, rêvent de migrer à l'extérieur de la Russie. Même désir pour 29 pourcent (près de 1 sur 3) des intellectuels (1). C'est l'appel d'une diaspora comme celle des Haïtiens sous l'ancien régime Duvalier, même dans ce qui se présente pourtant comme ayant un système électoral (partiel).

Le communisme a été discrédité, ce qui fait que de rares personnes osaient encore en parler après la Guerre froide, l'éclatement de l'URSS, la chute du Mur de Berlin, ou la chute de Ceaușescu et la fin du communisme roumain. Nos nord-américains communistes sont devenus généralement alter-mondialistes et militants anticapitalistes mais n'osaient plus promouvoir ouvertement, pour la plupart le socialisme (ou communisme). La vérité était connue quand les murs et les dictateurs tombaient. Des économies à terre et la quasi-disparition de la classe moyenne. Des systèmes politiques corrompus au moins autant sinon plus que dans notre système.

Mais présentement, ces militants romantiques voient une fenêtre d'opportunité, parce que les gens ont oublié ce qui se passait en Union soviétique, en Roumanie, en Tchécoslovaquie, etc.  Et ce qui se passe encore dans d'autres pays aujourd'hui comme le communisme de la Corée du Nord ou le socialisme de Cuba. Elles ont repris le combat élargi (ex. avec la Coalition large de l'ASSÉ ou la CLASSE) sans promouvoir publiquement les mots communisme ou socialisme. Seulement les concepts théoriques et le changement (renversement) du système à la pièce (par petits morceaux), plutôt que d'un seul coup.

Dans ces pays, le socialisme (communisme)

  • a mis à terre des économies SANS pour autant livrer les services sociaux que nous avons au Canada. 
  • Ces régimes ont été très autoritaires (dictateur ou élection pour le choix de son dictateur). 
  • On censure les médias, dans ces États policiers où les manifestations sont sévèrement réprimées et où la plus grande partie des budgets va pour l'armée, pour la police et pour les services secrets et agents infiltrateurs, et NON pour la santé et l'éducation. 
  • Une foule ne pouvait PAS manifester contre les politiques socioéconomiques de son gouvernement en pays communiste ou socialiste. Dans les faits, les gens de ces pays (les paradis promis) rêvaient de les quitter pour la liberté de choix: exemple, les frères Stastny joueurs professionnels de hockey, Nadia Comaneci la gymnaste médaillée d'or aux jeux olympiques de Montréal de 1976, pour des exemples connus. Les familles qui restaient étaient souvent pénalisées et réprimées socio-économiquement, à cause des proches qui avaient réussi à quitter clandestinement (histoire des Stastny dont un frère a été rétrogradé dans sa carrière - Vive la liberté camarades!).

C'est ce genre d'idéologie socio-économique que l'on veut restaurer au nom de la liberté

Ces mêmes régimes qui ont restreint la liberté de tous ceux qui avaient une opinion critique envers le Grand camarade et qui n'ont pas réussi à passer un siècle, ni le test de la liberté d'expression. La censure qui devait y être transitoire y a été institutionnalisée et exaltée, faisant partie intégrante de ces systèmes.

Actuellement, en Russie, même plus de deux décennies après l'éclatement de l'URSS, un fort pourcentage d'étudiants et de jeunes professionnels aspirent à quitter le pays. C'est, outre le système corrompu (oui, le crime organisé, la corruption et les potvins même dans la vertu communiste); le fruit qui reste en Russie de même pas un siècle de marxisme-leninisme (communisme):

  • d'une part les nostalgiques de Lenine à qui le régime a profité (ou a profité à leurs parents);
  • d'autre part ceux qui craignent que les frontières se referment sur eux comme au siècle qui vient de se terminer.
  • Déjà, il leur est presqu'impossible (en Russie) de manifester contre le régime de Poutine. À Cuba, beaucoup de citoyens lorgnent encore la Floride ou les États-Unis en général (c'était pire encore sous Fidel Castro). 
________________
1.  AFP - Moscou. 40 % des jeunes Russes voudraient quitter. Journal de Québec, Samedi 11 juin 2011.

jeudi 24 mai 2012

Lien confirmé entre la CLASSE (ASSÉ) et le Communisme

24 MAI 2012. Certaines rumeurs fondées, d'autres qui ne le sont pas, circulent sur le leader le plus visible de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois. Le FM93,3 de Québec a mis un "valideur" là-dessus. Les liens avec des mouvements d'extrême-gauche, notamment communistes ET le bureau d'Amir Khadir sont plus que probables. Cela confirme que le débat dépasse nettement les frais de scolarité qui furent le combat instrumentalisé pour mettre en branle le chaos et la guerre idéologique permanente (mon point de vue) dans laquelle le Québec vient d'entrer. Une conseillère et collaboratrice d'Amir Khadir a travaillé à co-rédiger l'argumentaire de la CLASSE et publie aussi sur le magazine en ligne Cause commune, de l'Union communiste libertaire. Cette professeure en sociologie et soeur du colocataire de Nadeau-Dubois, collabore aussi régulièrement aux numéros des Nouveaux cahiers du socialisme, un collectif d'analyse politique où il est souvent question du "prolétariat". Alors question: quel politicien se fait du capital politique dans cette affaire de manifestations incessantes du printemps? Pas uniquement le PLQ; Québec Solidaire aussi apparemment. Bonne fin de journée! (mis à jour 14 sept. 2012).

La CLASSE est la Coalition large de l'ASSÉ (création de l'ASSÉ), laquelle fraye dans ces eaux nettement anticapitalistes et même anarchistes. Ce qui suit ne fait que confirmer les accointances idéologiques que l'on savait.

(...)


Nouveau lien ajouté le 14 sept. 2012: 
Félix SÉGUIN. Gabriel Nadeau-Dubois. L'ancien leader étudiant travaille pour la CSN - Agence QMI Canoe.ca. 13 septembre 2012. On y apprend que GND est invité par le journal communiste L'Humanité pour participer à une fête à la Courneuve, en banlieue de Paris.

Le rouge et le noir (l'ordre et la forme peuvent varier) symboles de l'anarcho-communisme (anarchisme + communisme) et aussi de l'anarcho-syndicalisme (noir pour anarchisme, rouge pour communisme).L'idéologie prône entre autres, l'abolition de la propriété privée et du salariat. Cela nous rappelle certains éléments du projet de Québec Solidaire... Selon l'idéologie il n'y aurait plus d'artistes riches (ex. humoristes); ceux-ci partageant leurs richesses avec ceux qui réussissent moins.
Un des meilleurs exemples de ces charismes politiques et des sourires qui tuent est le dictateur communiste bien connu sous son surnom de Pol Pot (1928-1998), surnom pouvant provenir de: Political Potential. Celui-ci était à la tête des Khmers rouges, entité communiste responsable de la disparition de 2 millions de Cambodgiens. Je suis étonné que des journalistes se basent sur les sourires pour donner aux néo-communistes comme Gabriel Nadeau-Dubois, un accès privilégié aux médias et leur donner l'avant-scène à la moindre occasion.
Remarquez les sourires qui tuent du communisme des Khmers rouges (reportage de 1998). Sourires et justice ne sont pas interchangeables.

LIRE AUSSI :
Parti Québec Solidaire: le programme "retrouvé" ( DERRIÈRE LES SOURIRES: EXTRÊME-GAUCHE ET RESTRICTIONS DES LIBERTÉS,13 juillet 2012)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/07/parti-quebec-solidaire-programme.html#more

Anarchie Montréal 2012: réalité ou paranoïa?

OU Quand Anarchie et Communisme se roulent une pelle sous le regard voyeur et complice de Radio-Canada (SRC / CBC francophone).

24 MAI 2012. Je parierais que vous trouvez que j'exagère avec l'anarchie au sens réel et non métaphorique derrière le désordre qui paralyse l'économie de Montréal? Ouais, je dois être un de ces paranoïaques... l'anarchie ne regrouperait selon vous que trois internés à Montréal et un prof retraité... Et vous croyez que ça dérange le communisme ou le marxisme que des commerces ferment et que des bagnoles se fassent éclater le pare-brise? Détrompez-vous! Il suffisait d'une thématique de déclenchement. La hausse des frais de scolarité était la bonne pour l'ASSÉ et sa coalition élargie, la CLASSE. En parallèle, la propagande anarchiste et anarcho-syndicale bat son plein, démontrant que l'anarchisme à Montréal se porte très bien et n'est pas l'affaire de quelques inconnus assistés sociaux. Ils ont une élite.

Électrochoc idéologique

C'était le 1er janvier 2012. En travaillant sur mon ordinateur et sirotant une tasse de café, je décide d'écouter un brin de radio de la SRC, question de savoir comment se porte la gauche à gauche de la gauche. J'allais être comblé.  Je savais que le capitalisme actuel a des volets immoraux à changer, mais le socialisme aussi. Mais ce que je ne savais pas, c'est que l'anarchie avait des appuis aussi sérieux que les personnalités connus, les profs de philo et de sociologie et au moins deux générations d'enseignants.

  • Dans la première partie de mon heure d'écoute de Dessine-moi un dimanche (volet spécial Philosophes du dimanche, débutant à 11h06), on abordait les résolutions (promesses et engagements autour du Jour de l'An ou du nouvel an) et par trois fois, les philosophes participants ont fait le lapsus entre résolution et réVolution
  • Puis, dans la seconde partie, rien n'annonçait clairement le sujet, avec une réflexion sur le "concept" de la "Crise". Dans les faits, minute après minute, il s'agissait de rétablir la bonne réputation de l'anarchie; de la justifier dans notre contexte sociopolitique capitaliste et notre démocratie. 
On en parlait comme d'une banalité qui va de soi dans une société comme le Québec; l'un des endroits les plus faciles à vivre au monde sans être inquiété pour ses opinions.

Les 4 comparses badinaient sur des termes comme anarchie et anarcho-syndicalisme (syndicalisme mettant à profit la révolte contre le système), comme si c'était du niveau d'une dégustation à Des kiwis et des hommes. Je n'en croyais pas mes oreilles.

Franco Nuovo et Dany Laferrière étaient en second plan surtout et au front les deux philosophes Normand Baillargeon et Xavier Brouillette, connus dans le milieu des enseignants et des médias, faisaient une apologie en règle pour redonner ses lettres de noblesse à l'anarchie (déni de l'autorité et des institutions publiques), y inclus dans des États de droit et de chartes comme les nôtres, où toutes les libertés sont pratiquement déjà permises (Canada et province de Québec).


L'Anarchie réhabilitée?

Vous ne me croyez toujours pas, la discussion qui ouvrait l'année 2012 est encore disponible à ce lien (début du sujet ou deuxième partie à 36:00):

Si le lien précédent ne fonctionne pas, essayez par la page suivante (et début du sujet à 36:00 au lecteur
Et puisque vous ne me croirez toujours pas et penserez qu'il s'agit d'une banale abstraction et de simple divagations de clients d'un café, d'une taverne ou d'un pub qui ont pris trop de broue (bière), portez attention aux termes employés dans le traitement de la thématique de la "crise" et faites un lien avec avril et mai 2012 (à peine trois mois plus tard). Mettez ensemble crise et "anarchie" ou "anarchisme" (centre de la discussion).  Ajoutez l'ingrédient syndicats ou syndicalisme (avec anarchie = "arnarcho-syndicalisme"). Bien brasser (dans votre cerveau). Et repensez à des termes comme "illégitime" en égard aux institutions qui sont nôtres, nos gouvernements, notre économie, notre système décisionnel, etc. Enfin, revoyez comment comment les enseignants ont supporté les étudiants. Les philosophes en question sont directement impliqués même dans la formation des futurs enseignants pour l'un, l'autre au moins dans les médias et cégeps. Et repensez au rôle clé de l'ASSÉ, un organisme pour un syndicalisme de frappe qui a créé la CLASSÉ (ou CLASSE) en vue du débat sur les frais de scolarité (un prétexte de départ) et à l'arrivée soudaine des trois grands syndicats, à la négociation du 5 mai 2012...


Trois lapsus réVolution vs résolution?
Le hasard tend vers zéro

Vous doutez encore d'une réelle tendance anarchique supportée par une élite au Québec (formateurs, enseignants, artistes) et c'est normal.

Mais écoutez les trois lapsus lorsqu'en première partie de l'émission, au lieu de prononcer le mot réSolutions, nos philosophes trébuchent et prononce en tout ou en partie le mot réVolution. 

Fait intéressant: Le triple lapsus entre la "résolution" qu'on a prise (émission contexte 1er janvier 2012) et la "révolu-... résolution" ou carrément la "révolution" 
et dans le lecteur, déplacer le lecteurs aux positions :  
3:44 (révolu-résolution), 
10:45 (révo-résolution), 
11:39 (révolution); 
donc trois fois le même lapsus --> devient "drôlement" significatif; le hasard tend vers zéro, après trois fois.

C'était un grand moment de radio de la SRC. La "radio-cocktail", probablement, puisque pour tous les chroniqueurs, les animateurs ou les radios qui ne couchent pas uniquement sur le côté gauche, sont taxées de radios-poubelles...


Synthèse de la discussion des comparses sur la crise (l'anarchie réhabilitée)

Franco-Nuovo 1er janvier 2012 (11h05), à Montréal; Dany Laferrière, Normand Baillargeon (philosophe) et Xavier Brouillette (philosophe) sont les invités de Franco Nuovo pour une émission spéciale de Dessine-moi un dimanche! - Émission spéciale le dimanche des philosophes.

Thématique du concept de "La crise" : 
début du sujet à 36:00 (ou Deuxième partie) du fichier audio de la SRC

Synthèse (mes NOTES) d'écoute

Les indignés et d'autres rappellent à une notion d'anarchisme réhabilité; un regain d'intérêt pour l'anarchisme et ses idées qui demeurent attirantes et intéressantes pour certaines personnes [groupes qu'on n'ose pas nommer ouvertement]: 

  • l'anti-autoritarisme
  • la méfiance envers l'État
  • l'Action directe : volonté de prendre les choses en main par soi-même
  • Caractérisé toutefois encore par le nihilisme et l'instinct de l'homme pour la liberté [confondue avec révolte]

Question: 
Ce qui favorise / rend attrayant l'anarchie aujourd'hui (janvier 2012)? 

Deux histoires possibles de l'Anarchie
1) l'instinct de liberté de l'homme 
2) la perception que les institutions sont profondément malsaines 

ouvrent la porte à l'anarcho-syndicalisme :
Aspiration à la démocratie jusque dans l'économie (ex. économie participative SANS marché économique) 

Comment l'anarchie peut répondre aux besoins d'aujourd'hui (question de Nuovo)?

Réponse: 

  • L'idée d'Action directe: ne pas attendre de l'État et de l'entreprise la solution; élargir jusqu'à l'économie l'idée de la démocratie ET rompre avec cette entreprise et les institutions
  • La démocratie participative au niveau politique aussi. Personne n'a autorité sur quelqu'un d'autre (selon ce concept). Le refus de toute forme d'autorité illégitime [ça vous dit quelque chose ce terme?], diverses formes insoupçonnées découvertes récemment (probablement en lien avec les scandales au Québec)
  • Archie = autorité; anarchie, personne n'a autorité sur quelqu'un d'autre.
  • Éducation et culture : extrêmement important; ex. les anciens ouvriers qui économisaient pour un musée commun, des cours du soir, des centres d'entraide. 
  • Accomplissement de soi-même à travers l'éducation et la culture [même étudier toute sa vie aux frais de l'État?!?]
  • Se donner soi-même sa propre loi de fonctionnement [autrement dit, faire table rase] 


Pourquoi le livre: L'Ordre moins le pouvoir, de François Baillargeon? 
(1ere édition en 1999, 4e édition en 2008)? 

Réponse de l'auteur, philsophe et formateur auprès des enseignants (et rédacteur de matériel didactique): Combattre le préjugé contre l'anarchisme, vue la croissance de sa popularité 

À noter que ce livre semble circuler dans le milieu de la formation post-secondaire.


Ce n'est pas un mauvais rêve (ni un beau!) 
- "Bienvenue" (ouch!) dans la réalité

Il y a vraiment un noyau d'anarchistes actifs au Québec et nous refusons de le reconnaître. Plusieurs qui les suivent sont entraînés et manipulés par les beaux visages de la jeunesse, sans s'en rendre compte, croyant maintenant combattre la corruption du Gouvernement Charest. Dans son discours du 7 avril 2012, le principal "porte-parole" de la CLASSE (introduit comme leader du mouvement étudiant par le présentateur) parle des graines semées pour une révolte dans un certain nombre d'années (donc sous un gouvernement post-Charest ou après Charest). L'ASSÉ (donc sa CLASSE ou Coalition large de l'ASSÉ avec elle) a des accointances avec l'anarchisme et avec le marxisme (communisme).

Voilà. À SUIVRE... 
J'ai essayé dans cette dernière partie, Synthèse de la discussion (...), de retenir l'essentiel du contenu principal abordé sur les ondes de la SRC le 1er janvier 2012 (enseignement avec questions et réponses).

Extrait capture d'écran de Dessine-moi un dimanche. Émission spéciale du 1er janvier 2012 à 11h06,
Radio de la SRC. Page consultée les 23 mai 2012.

mardi 22 mai 2012

Québec étudiant et communisme : les écrits restent

C'était en 1979. Dix ans avant la chute du communisme d'Europe. L'Étincelle, journal étudiant d'inspiration pour les leaders étudiants du Québec, réclamait dans ses pages, comme le fait aujourd'hui la CLASSÉ en 2012 (et son vaisseau mère l'ASSÉ), la gratuité scolaire et le changement de régime politique avec le même genre d'arguments. Sauf que c'était avant la chute du communisme en URSS et en Roumanie, au temps de la Guerre froide. Cet effondrement révéla une grande pauvreté cachée au monde, même la famine des paysans, l'absence de classe moyenne, le politique maintenu par une main de fer (régimes militaires et policiers, infiltration des églises, interdiction d'association), la criminalité tissée avec le politique (ex. Mafia russe, élite amie du régime, d'un parti trop longtemps au pouvoir). Les dictatures élus ou autoproclamés avaient remplacé les anciens rois ou empereurs (Tsar).

De l'autre côté des frontières, par exemple de ce côté-ci du mur de Berlin à 100 mètres de là (Berlin Ouest), c'était la liberté et la possibilité de prospérer, d'accéder en plus grand nombre aux études supérieures  sans devoir acheter la profession. Comme aujourd'hui, à la frontière entre la Corée du Nord (communiste) et la Corée du Sud. Mais il devenait de plus en plus difficile de cacher cette réalité aux habitants de l'est qui se dotaient de soucoupes de TV satellite. La réalité rappelait cette métaphore d'un clan qui meure de soif pendant que de l'autre côté on entend les sons des éclaboussements et les rires de la baignade dans la piscine. 

J'ai reçu l'extrait qui suit (scan) d'une page du journal. S'il était possible de maintenir ce discours en 1979, vu l'ignorance partielle de ce qui se passaient de l'autre côté des murs, maintenant c'est du pur romantisme militant pour une jeunesse qui n'a pas trouvé d'autre rite initiatique pour marquer le passage à l'âge adulte et la reconnaissance par les pairs. C'est ce genre d'idéologie que vous propose la CLASSE (ou CLASSÉ). On se croirait dans le film Le jour de la marmotte. Chaque fois qu'on se réveille, on a l' impression de revivre la même histoire. Il faut trouver la clé pour en sortir, sans avoir à jeter le Québec par terre pour ensuite devoir le reconstruire avec des gens qui ne voudront pas faire plus de 30 heures, 4 jours / semaine, avec la retraite à 50 ans. Ça va être long, croyez-moi, surtout s'ils doivent texter sur le temps de travail. Il faut faire la différence entre le concept (écrit, romantisme, idéaux) et l'application dans un monde humain hétérogène et souvent trompeur. Les alliés d'aujourd'hui sont souvent les usurpateurs du leadership après un changement de régime. Et l'amour de l'argent demeure le talon d'Achille (la faiblesse).

Certes, il y a un capitalisme inacceptable qu'il faut réglementer, mais la solution ne passe pas par le passage à un autre régime qui intégrerait lui aussi le crime, qui suit toujours la loi du moindre effort. Le crime et la corruption existent dans tous les régimes économiques et politiques sur cette Terre.

Cliquez sur l'image pour agrandir.


lundi 21 mai 2012

Manifestation de trop : Montréal, une île, un pays!?

On observe un véritable déni de responsabilité dans la persistance de la CLASSE qui croit que c'est un droit fondamental de bloquer une rue OU même un pont important sans préavis, rendant ainsi la sécurité du public en danger. Même une entreprise en excavation qui doit détourner le trafic ou qui a besoin d'assistance de la police pour un besoin particulier lié à la circulation, doit aviser plusieurs heures à l'avance. CE N'EST PAS ANTICONSTITUTIONNEL D'EXIGER DE SAVOIR QU'ELLE VOIES SONT PRÉVUES D'ÊTRE EMPRUNTÉES LORS D'UNE MANIFESTATION. Ces gens-là vont se réveiller avec un drame sur les bras... Ha! Mais j'oubliais, ce ne sera pas leur faute; ce sera celle du gouvernement qui n'avait qu'à ne pas indexer les frais de scolarité. Voilà le fruit de 50 ans de social-démocratie au Québec. Ce qui aurait dû être bon a résulté en la fuite des responsabilités individuelles, a favorisé le désir de revenus garantis sans l'effort (quelqu'un qui ne veut pas travailler a son premier chèque à 18 ans), démocratisation de la criminalité anarchique qui coûtera une fortune à la classe moyenne, et peut-être une nouvelle hausse d'un point, des taxes provinciales pour tous (même pour les travailleurs qui n'iront pas à l'université).

D'autre part, on donne à la (CLASSÉ) Coalition large de l'ASSÉ, beaucoup trop de temps de parole et les médias servent ainsi à faire la publicité de leurs manifestations et la diffusion leur propagande. Idem pour Anonymous, la lâcheté par excellence, anti-démocratique et qui se voit comme la justice incarnée, en piratant le site de la Sécurité civile du Gouvernement du Québec. Cette entité viole la souveraineté des États. Quand avez-vous entendu parler d'Anonymous qui s'en prendrait à (...) la Corée du Nord, ou à un pays (...) qui ne respecte pas les droits humains?

À TVA, Pierre Bruno, ce lundi 21 mai 2012 a accordé une entrevue de loin trop conviviale à deux porte-paroles des étudiants en boycott, dont un de la CLASSE; ceux-ci avec un ton presque angélique et lui, sous le charme sans les confronter. L'un des leaders de la CLASSE a affirmé en onde que leur but n'est pas de nuire aux citoyens et aux gens qui doivent se déplacer, mais au gouvernement et à ceux qui l'appuient. Un double langage typique de ce groupe anarchiste (anarcho-syndicalisme). Car ceux qui appuient le gouvernement légitime, sont encore la majorité.

Avec l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ ou la CLASSE) qui croit que le syndicalisme et le socialisme ou le communisme seraient une une protection contre la fraude et la corruption, on peut répondre qu'ils ont manqué un bout important des 50 dernières années d'industrie de la construction au Québec (par exemple, et sans s'y limiter). Ils on oublié le stade olympique de Montréal où les syndiqués étaient complices d'un système de double ou triple ou multiple réception et facturation d'une même livraison de matériaux, par exemple, Et ils n'ont pas remarqué que le crime organisé et la corruption s'adaptent à tous les régimes politiques et économiques et ont leurs entrées même dans les syndicats. Le crime organisé et le crime économique sont dans tous les systèmes; souvenez-vous de la chute du communisme en Union Soviétique ou en Roumanie, par exemple, comment cela a révélé une injustice organisée (structurelle) tissée dans l'économie. Dans ces "paradis" anticapitalistes que la majorité de citoyens auraient quitté s'ils avaient eu un visa, il y a avait un régime à deux vitesses (élite vs peuple). Il était toujours possible d'obtenir un service plus rapidement, pour Dubois, ou plutôt Robin des Bois en corrompant, par exemple, un fonctionnaire.

Montréal, une île, un pays?!

Savez-vous ce qu'on entend un peu partout au Québec, et de plus en plus? Plusieurs personnes disent que Montréal devrait devenir un pays indépendant, séparé du Québec avec sa propre économie. C'est de l'ironie. Et vu que les subventions aux artistes rapportent plus que l'investissement (ce qu'ils affirment), alors ils auraient une autonomie financière infinie (le mouvement perpétuel appliqué à l'économie) basée sur cette productivité, pour acheter les ressources nécessaires à l'extérieur de l'île. Comme ça, tout le monde y trouverait son avantage... eux auraient des spectacles gratuits perpétuels, et le reste du Québec leur fournirait nourriture, électricité et le reste au coût réel des ressources.