vendredi 29 juin 2012

Mutations démocratiques étudiantes

DÉTOURNEMENTS DÉMOCRATIQUES DANS LES CÉGEPS ET UNIVERSITÉS
Au printemps 2012, des professeurs du Québec payés pour enseigner ont bloqué l'entrée de cégeps, aux côtés d'étudiants en boycott. Ces profs empêchaient par le fait même des étudiants de recevoir leurs cours. Ceci a créé de bizarres de scènes, du point de vue éthique et professionnel (salarié malgré le refus de livrer un service). On en apprend actuellement sur des scènes d'intimidation et des pressions qui ont été exercées contre les étudiants opposés aux moyens de pression et au boycott des cours. Il y a eu aussi en divers lieux, la reprise des scrutins jusqu'à obtention du résultat désiré par les leaders étudiants. Ces anciennes pratiques dignes des syndicats du crime, en disent long sur leur mépris de la démocratie. Plus ou moins, «si tu votes pas comme on te dit de voter, tu es stupide».

Intimidation et démotivation: conséquences à la rentrée scolaire

Et la rentrée scolaire va très vite arriver pour rattraper les semaines perdues. Voici comment l'appréhende une étudiante parmi d'autres, parce qu'elle refusait d'appuyer la grève (comme aussi refusaient de le faire 70% des étudiants des cégeps et universités). Dans cet extrait, on voit à quoi ressemblait la démocratie du milieu et les pressions extérieures pour cette étudiante.

« Je me suis inscrite pour reprendre mes cours, mais je n’ai pas hâte. Je n’ai pas envie de faire un travail en équipe avec quelqu’un qui m’a ignorée pendant des mois. Je n’ai pas envie de revoir l’enseignante qui m’a traitée de bébé gâté. Je n’ai pas envie de croiser dans le corridor les dix gars qui se sont placés en cercle autour de moi pour s’assurer que j’allais voter de leur côté. 

 « Je n’ai pas envie de croiser le gars qui m’a expliqué pendant une demi-heure que j’étais stupide et naïve parce que je ne considérais pas la police comme la seule et unique source de violence dans le monde. 

 « Je n’ai pas envie d’étudier. J’ai envie de pleurer» (1).

Cet exemple de harcèlement antidémocratique n'est pas l'exception. Il a aussi été rapporté en divers lieux, que les votes étaient repris au fil des jours, jusqu'à obtention du résultat désiré par les leaders étudiants d'une institution (fonction du jour, de l'heure et du groupe de votants).

Dénoncez... pour la génération future

Si j'ai un conseil à donner à ceux qui ont vécu de telles pressions ou qui ont observé de semblables irrégularités alors que la démocratie aurait dû être encadrée par les associations étudiantes, c'est de porter plainte officiellement auprès de la Commission des droits de la personne (2), contre leurs représentants locaux d'une association étudiante. Il faut le faire avec des dates, le contexte du vote, des noms de personnes ou descriptions précises sur leur nombre, paroles et actes de harcèlement ponctuel, etc. Si vous laissez une génération montante influencer votre scrutin, alors dans un futur proche, il ne s'agira plus de votes d'étudiants un certain printemps au Québec, mais d'une véritable nouvelle façon de faire la "démocratie", en commençant par le milieu de travail. Le Québec devient un peu plus chaque jour le Moyen-Orient ou le Proche-Orient avec ses nouveaux "réformateurs".

mardi 26 juin 2012

Enfants politiquement utilisés par des enseignants

On trouvait une opinion d'un lecteur dans le Journal de Québec du lundi 25 juin, dans laquelle l'auteur raconte comment des enfants ont été politiquement réquisitionnés par des enseignants pour une marche dans un village, cette fois dans une école primaire de Saint-Michel-de-Bellechasse

Un extrait qui parle par lui-même 

 « [...] le 22 juin dernier était le dernier jour d’école pour tous les élèves dans toutes les institutions provinciales. Dans ce contexte, pour les élèves du primaire et du secondaire, les parents sont habitués à ce que leurs rejetons profitent d’activités pensées spécialement pour eux afin de souligner cette fin d’année. Mais voilà qu’en ce dernier jour on a fait défiler les élèves de l’école primaire du Phare, de Saint-Michel-de-Bellechasse, l’un derrière l’autre, frappant sur des casseroles, enseignants en tête, d’un bout à l’autre du centre du village, faisant indéniablement référence au conflit sur la gratuité scolaire. Quelle belle idée ! Honte, honte à vous, les enseignants dits responsables qui vous servez de gamins pour faire passer un message politique, pour lequel ces enfants n’ont aucune idée claire» (1).

Tout ceci se passait par une température de 30 degrés C avant facteur humidex. La chose est suffisamment sérieuse pour des notes aux dossiers et des avertissements à ceux qui ont ainsi manqué de jugement. Cela remet aussi de l'avant, l'idée de la création d'un ordre des enseignants et enseignantes qui aurait à statuer sur ce genre de comportement qui constitue une utilisation claire des enfants à des fins politiques.

lundi 25 juin 2012

Fête nationale du Québec politisée et drapeau détourné

ET POURQUOI DES MASSES DE QUÉBÉCOIS  ÉVITENT LE MOUVEMENT SOUVERAINISTE

Focus, focus!


"La sécurité mine l'achalandage" titre le Journal de Québec du 25 juin 2012, au sujet de fête de la "Saint-Jean", Fête nationale des Québécois (1). La remarque concerne le territoire circonscrit par la ville de Québec, particulièrement sur et autour du site des plaines (par exemple, la Grande Allée Est et Ouest ou la rue Saint-Louis).

(dernière mise à jour: 1er juillet 2012)

C'est drôle, j'ai la forte impression que ce n'est pas la sécurité accrue, mais l'insécurité actuelle (contexte 2012) et sur une base plus permanente (au moins une tendance forte), un détournement politique des symboles d'un peuple, qui repoussent plusieurs des anciens ou potentiels participants à la fête.
  • Plusieurs familles ou participants voient la fête en soirée comme une beuverie accompagnée des débordements de fêtards qui arrivent pour un grand nombre d'entre eux d'autres villes et qui repartiront après le long congé.
  • Plusieurs ne voient pas la fête «idéale» comme l'occasion actuelle annoncée  (promise) en 2012 de se faire harceler par une manifestation sociale politisée de carrés rouges réclamant le "tout-gratuit" (scolaire ou autre); ce tout-gratuit québécois qui fait augmenter la taxe provinciale de 1% et nos impôts sur une base régulière. 
  • Plusieurs ne veulent plus porter un drapeau qui ne parle plus d'une identité et d'une histoire, mais d'un message politique d'indépendance obligée (souveraineté) à la sauce PQ, pour être "des vrais". On se croirait dans une ancienne annonce de bière.
  • Plusieurs avaient anticipé le "prêche" indépendantiste de Paul Piché ou d'autres artistes.

lundi 18 juin 2012

Romantisme révolutionnaire contre démocratie

J'ai trouvé intéressante, l'opinion de l'avocat Jean-Félix Racicot  dans le Journal de Québec du dimanche 17 juin 2012 (1). Elle rejoint l'avis qu'avait aussi émis récemment Jacques Brassard, qui a été un ministre senior sous le PQ (Parti Québécois). Sans la cohésion sociale autour des trois pouvoirs de l'État de droit, que sont le législatif (Parlement), l'exécutif (gouvernement) et le judiciaire (les cours de justice, tribunaux), l'État de droit se disloque et devient la proie d'idéologies qui chacune peuvent s'ériger au-dessus des lois et du gouvernement et ainsi atteindre à notre fragile démocratie. Les lois et règlements ne s'appliquent plus à ces individus mais seulement aux cons comme vous et  moi (c'est ce qu'ils se disent). Penser ainsi, c'est ignorer que nul n'est au dessus des lois.

Il ne faut pas tomber dans le Romantisme révolutionnaire (très tentant quand on a 18 ou 20 ans) et confondre nos gouvernements élus avec un tyran (empereur, roi ou autre) du Moyen Âge ou de la Renaissance (2) et du coup, se prendre soi-même pour des Robin des Bois (personnage légendaire) des temps modernes. 

Quand les grandes villes comme Chicago ont été sous l'hégémonie (domination) du crime organisé de parrains comme Al Capone et la mafia ou que des états aux États-Unis ont été corrompus ou injustes, la solution était-elle de renverser le gouvernement et de fonder une  nouvelle structure politique avec une nouvelle constitution, marxiste ou autre? Non. La solution était de ramener la justice ou d'identifier les éléments corrompus et d'en purger le système. D'autant plus que la corruption existe dans toutes les sociétés. La soit-disant chute du communisme russe a révélé une mafia même dans le communisme, le communisme chinois a ses triades, etc. La criminalité s'adapte au politique, car son but principal est de faire de "l'argent facile" (la loi du moindre effort). C'est pour des raisons semblables que des réformateurs comme Martin Luther King n'ont pas chercher à renverser les systèmes démocratiques dans lesquels ils vivaient, mais plutôt à rétablir ou établir la justice et le droit.

samedi 16 juin 2012

Un membre de Mise en demeure a tenté d'intimider Laurent Proulx

LAURENT PROULX ET DEUX AMIS SUR UNE TERRASSE, RUE ST-DENIS (MONTRÉAL), N'AURAIENT PAS LEVÉ LE POING EN APPUI AU PASSAGE D'UNE MARCHE ANTICAPITALISTE

Extrait de capture d'écran d'une page web du
groupe Mise en demeure du 16 juin 2012. La
tête de René LÉVESQUE surmonte un ballon
de football américain devant un botteur.
Laurent Proulx, première injonction d'un tribunal pour le droit d'accès à un cours  (1), et deux amis sur la terrasse d'un pub bar de la rue Saint-Denis à Montréal, ont vécu une forme de tentative d'intimidation par le régime de la banane communiste du groupe Mise en demeure. Le personnage n'avait pas son déguisement au moment des faits et faisait partie d'une marche de contestation, mais a été reconnu. Un des deux amis assis avec Laurent Proulx,  Marc-Oliver, a raconté cet événement à Dominic MAURAIS, sur les ondes de CHOI Radio X 98,1 de Québec,  le 15 juin à l'émission Maurais Live.


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Résumé des évènements

mercredi 13 juin 2012

Tuer Bananarchiste ! Tuer Banane rebelle ! (caricature)

13 JUIN 2012 ... dans le contexte où Amir Khadir banalise une caricature montrant le premier ministre Charest mort.

Ainsi donc, le député Amir Khadir fait une lecture humoristique, du niveau de la caricature, d'une affiche plutôt étonnante trouvée  bien en vue lors d'une perquisition dans sa résidence, au moment de l'arrestation de sa fille Yalda Machouf-Khadir. L'oeuvre est une adaptation de l'ancien tableau  « La Liberté guidant le peuple », du peintre français Eugène Delacroix (1830). Modifiée par un graphiste, elle montre le Premier ministre du Québec mort et le député de Québec Solidaire en vainqueur révolutionnaire. La police de Montréal (SPVM) se soumet au nouveau gouvernement en se prosternant devant la banane anarchiste  - ou Anarcho Banane, dit-on, peu importe - (qui tient la place du personnage de La Liberté - la femme aux seins nus dans le tableau original). Il est clair que le parallèle suggéré est que le Québec serait rendu là, à la révolution, ce qui serait justifié par des révolutions précédentes dans l'Histoire, comme la Révolution française. 
Bananarchiste est mort à 12:29, heure de Montréal. J'ai tué Bananarchiste.

On trouve aussi drôle dans le milieu, qu'un groupe fasse une mise en scène avec les lettres d'un jeu de Scrabble, dans laquelle "Tuer Martineau",  chroniqueur du Journal de Montréal (et Journal de Québec), est suggéré "avec humour" dit-on. Pourquoi? Parce que le chroniqueur porte un regard critique sur les manifestations perpétuelles de la rue. Alors puisque c'est drôle, pourquoi pas "TUER BANANARCHISTE" (KILL BANANARCHIST) ou Anarchobanane ou la banane anarchiste selon le nom qu'on lui donne?

Pour comprendre l'importance de ce pseudo-humour dans son contexte, il faut savoir que l'approche habile permet d'éviter des poursuites criminelles, tout en passant des messages pouvant être interprétés littéralement ou à un autre degré (fantasme, rêve, hyperbole ou exagération, ...).


Il faut aussi se replacer dans les évènements du printemps 2012 et d'autres déclarations à double sens et actions des derniers mois. Nous avons notamment le refus de l'ASSÉ (une association étudiante anarcho-syndicaliste de tendance communiste) de condamner la violence, ainsi que des actions radicales, parmi lesquelles la fille du député aurait agi comme une leader et non pas uniquement en second plan. Il s'agit entre autres des bombes fumigènes qui ont paralysé un tracé important du métro de Montréal (et de ce fait la circulation automobile), le blocage du pont Jacques-Cartier (un pont névralgique) de façon illégale et coûteuse, les actes de vandalisme dans le bureau de Montréal, de la précédente ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Sans oublier les accusations pour voies de fait contre une journaliste qui faisait son travail. La nouvelle justicière avait frappé la caméra de la journaliste faisant son travail propre à la démocratie et à la liberté de presse, la blessant du même coup au visage. Et il ne faut surtout pas oublier le discours du porte-voix de la CLASSÉ (Coalition large de l'ASSÉ) le 7 avril 2012, qui est l'aveu public d'une aspiration à une prochaine révolution et manifeste un mépris évident de l'autorité et de l'ordre. Les manifestations qui dégénèrent n'ont pas été exceptionnelles sous le leadership qu'il prétend ne pas avoir (démocratie participative?).



VOIR l'article : Étudiants contre loi spéciale: un peu de contexte 
OU: CINÉTIQUE ET POLITIQUE
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/05/etudiants-contre-loi-specialeun-peu-de.html

HUMOUR Vidéo Youtube: Banana Time

dimanche 10 juin 2012

La prospérité n'est pas un mal

La pauvreté n'est pas une vertu (qualité morale). Mais on a le devoir d'aider les vrais dépossédés. J'ai trouvé intéressant l'éditorial de Pierre Paul-Hus, homme d'affaires de Québec, coéditeur du magazine Prestige, dans la livraison de juin 2012. Cela fait ressortir entre autres choses, que les personnes engagées pour changer le monde sur une base régulière, ne sont pas nécessairement celles qui font le plus de bruit et manifestent dans les rues. Ne risque-t-on pas de passer à côté de cette réalité? D'autre part, les scènes à répétition, souvent disgracieuses des dernières semaines, nous ont peut-être aussi fait oublier un autre fait: même avec une casserole dans la rue et un carré rouge à la boutonnière, on peut être complice de l'injustice. 

Voici un bref extrait d'un éditorial signé Pierre Paul-Hus dans le magazine Prestige de juin 2012:
«C’est un fait : nous voulons tous, à des degrés divers, changer le monde dans lequel nous vivons, le rendre plus juste et plus agréable. Cela m’amène à vous parler de la différence fondamentale qui existe, selon moi, entre « s’impliquer » pour une cause et « manifester » pour celle-ci.  Par définition, la manifestation se veut un rassemblement sur la place publique afin d’exprimer un mécontentement. C’est visible et souvent bruyant. Tandis que l’implication découle d’une volonté tout aussi forte de changer les choses, mais elle se fait plus discrète, souvent en coulisse, sans tambour… ni casserole» (1).
J'oserais ajouter, que même, l'engagement peut être moins éphémère, plus efficace et beaucoup plus durable dans le temps.

La prospérité n'est pas un mal

Je crois personnellement (pour le reste du billet c'est mon point de vue) que la prospérité d'une personne ou d'une entreprise n'est ni un péché, ni un mal. Tout dépend de la façon de l'obtenir et ce que l'on fait par la suite avec ce que la Vie nous a donné (bon départ dans la vie, talents, santé, aptitudes à transformer un effort en revenu, ...). Certaines personnes ont un don, une capacité de transformer une idée en projet et de le faire rentabiliser. Réussir en affaires n'est pas un défaut. D'autres personnes ont des idées, souvent des bonnes, mais ne savent pas comment les rendre viables financièrement. C'est une réalité de la vie. Est-ce la faute du premier?

J'ai habité en région durant plusieurs années. J'ai connu des employeurs qui exploitaient certains travailleurs non syndiqués, en leur proposant des engagements piégés, ce qu'ils ne pouvaient faire envers les autres. J'en ai connu qui faisaient de leur mieux, même si le salaire et les conditions qu'ils offraient n'était pas toujours au niveau des responsabilités. Ils étaient confrontés à la nécessité d'être compétitifs ou de faire vivre leur entreprise, à partir de contrats irréguliers, particulièrement en région.

Michel Chartrand (1916-2010),
syndicaliste du Québec (photo
2007).
Mais j'ai connu aussi des employés qui exploitaient (trompaient) leur employeur en lui volant du temps; le temps par exemple, de parler durant une heure sur quatre en l'absence de la direction. Aujourd'hui, dans le contexte postmoderne, pourrait s'ajouter le temps perdu à "texter" ou à naviguer sur le web ou à consulter et alimenter les réseaux sociaux. Combien de fois, certains étés au bureau, je suis arrivé derrière les mêmes étudiants dont le contenu des écrans d'ordi basculait systématiquement à mon passage pour faire disparaître une fenêtre de tchat... ou une page web quelconque, sans lien avec le travail et en dehors du temps de pause. La fourberie, être un "crosseur" pour reprendre l'expression consacrée du dévoué syndicaliste Michel Chartrand, n'est pas exclusive à certains employeurs. Elle appartient tout autant à certains employés. Certains ont volé leur employeur alors qu'ils avaient un très bon salaire et de bonnes conditions de travail.


Certaines familles ont une culture d'entrepreneur. Chez mes proches, j'ai des gens qui sont dans le monde des affaires et qui réussissent plutôt bien. Ils prospèrent, mais ils ont énormément investi de temps dans leurs projets, tôt le matin, les soirs, les samedis. Souvent, avec à peine une ou deux semaines de vacances par année. Moi je trouvais assez de faire mes 40 heures par semaine (bien que par la suite je m'engageais 10 ou 15 heures ou plus d'une autre façon selon mes convictions mais sans salaire). Mais comment pourrais-je les envier de réussir en entreprise? Je les admire plutôt. Ils ont travaillé dur. Ils prennent des risques lorsqu'ils répondent à des appels d'offres dans leur domaine d'activité. Et je regarde la génération suivante et je retrouve le même entrepreneuriat qu'ils ont vu chez les parents et grands parents. Ils se donnent à leurs projets à eux. Ils bâtissent et entretiennent leurs réseaux de partenaires à eux. Ce faisant, leur réussite a un impact sur d'autres, comme de faire tourner l'économie et l'emploi, le développement, contribuer à avoir une plus belle ville en entretenant et rénovant leurs édifices d'entreprise, etc.

Donner à qui en a vraiment besoin

J'ai vu un homme handicapé pleurer, parce qu'il n'avait pas d'argent pour payer la totalité des frais que lui avait coûtés la sépulture de sa femme. À ce même moment, des jeunes adultes refusaient de travailler ou de se former à cette fin. Ces derniers se levaient à midi, fumaient leur petit joint et se demandaient comment le gouvernement pourrait les aider davantage, par un plus gros chèque, par exemple. Ce sont des voleurs qui prennent ce qui devrait aller à ceux qui en ont vraiment besoin. Avec la complicité de plusieurs citoyens.


L'État doit-il compenser toutes les erreurs de tout le monde?

Voici ce que j'aimerais dire. Derrière la pauvreté, se trouve souvent la malchance, les hasards de la vie, les mauvais départs pour plusieurs enfants. Mais très souvent aussi, à la source de la pauvreté, se cachent une mauvaise gestion, l'établissement de mauvaises priorités, des endettements qui constituent des dépenses futiles et non des investissements ou le choix d'une vie dissolue.  L'État doit-il compenser toutes les erreurs ou payer pour les passions de tout le monde? Je ne crois pas. Par exemple, combien de gens se plaindront de ne pas avoir d'économies en vue de leur retraite, mais sans avoir jamais fait d'effort pour mettre de l'argent de côté, avec pourtant un salaire équivalent de ceux qui l'ont fait? Plusieurs auront investi dans des appareils électroniques ou dans des véhicules au-delà de leurs capacité de payer, ou dans certaines futilités de jeunesse (je l'ai moi-même fait à quelques reprises avant la trentaine). 

L'État doit-il encourager le manque de planification? La question se pose certainement. Pensons-y quand nous critiquons nos programmes sociaux. Si seulement seuls les vrais pauvres et les vrais démunis de la vie étaient supportés par les programmes sociaux de notre social-démocratie, ils recevraient davantage. Mais quand on veut supporter tout le monde "égal", sans égard à la réalité personnelle, comme le refus de travailler pour une personne qui en a la capacité (ou de se former à cette fin), on accepte alors collectivement, qu'il y aura de l'injustice. La pauvreté n'est pas une vertu. Même avec une casserole dans la rue et un carré rouge à la boutonnière, on peut être complice de l'injustice par notre silence.

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1.  Pierre Paul-Hus. Sans tambour... ni casserole. Éditorial. Magazine Prestige, juin 2012, p.4
Article version web: http://www.magazineprestige.com/Sans-tambour-ni-casserole.html

vendredi 8 juin 2012

Guy Turcotte et Valery Fabrikant: un profil ressemblant

8 JUIN 2012. Dans l'acquittement de Guy Turcotte par jury, pour non-responsabilité pour le meurtre de ses deux jeunes enfants poignardés à 46 reprises (!) en février 2009, et pour sa remise en liberté progressive à peine trois ans après les faits, je ne peux m'empêcher de penser à un autre cas: Valery Fabrikant. Certains se souviendront de cet autre professionnel, un ingénieur mécanique qui, lui aussi dans une rage meurtrière passagère et potentiellement dans une dépression du même genre, avait abattu en 1992, des collègues de l'Université Concordia de Montréal au Canada. 

Les cas se ressemblent:
  • Les deux sont des professionnel; l'un est docteur en médecine (chirurgien cardiologue), l'autre docteur en génie mécanique et chercheur
  • Les deux sont compétents et reconnus au moment de leurs actes criminels
  • Les deux se sont sentis lésés, l'un par sa femme qui le trompe avec un ami, l'autre sur une question de droit professionnel (se dit victime de vol de la propriété intellectuelle)
  • Les deux perdent le contrôle et tuent plus d'une personne dans une rage meurtrière, en possible lien avec une dépression ou une pathologie.
  • Le psychiatre Louis Morissette a présenté une interprétation en faveur de l'accusé dans les deux cas (Journal de QuébecWikipedia), comme dans celui d'autres criminels(elles) notoires (1). 

Valery Fabrikant, 1992. Crédits photo:  Journal
La Presse (Archives).
Mais Valery Fabrikant est toujours en prison. Fait plutôt inusité dans les circonstances, l'excentrique Fabrikant avait assumé sa défense lui-même (!) ce qui lui a certainement nui considérablement. Je ne comprends pas comment cet homme a pu se défendre lui-même et pourquoi on ne lui a pas assigné d'office un avocat. Le chirurgien Guy Turcotte, quant à lui, sera totalement libre dans probablement moins d'un an.

Bizarre la justice, parfois

Je crois que dans certains cas, lorsqu'un verdict repose (tendance forte de la défense) sur une interprétation de santé mentale, de simples citoyens jurés ne sont tout simplement plus aptes à trancher.  C'est très différent d'une empreinte, d'un relevé de téléphone ou d'une preuve génétique (ex. ADN du sang sur les lieux du crime ou de la peau de l'assassin sous les ongles de la victime, etc.) lesquelles sont des données mesurables. Seule l'interprétation des données et les témoignages, relèvent en partie du subjectif.

Mais lorsque l'incertitude repose totalement sur un degré de santé mentale, cela présente, on l'a vu, une large marge d'erreur dans certains cas (ex. particulièrement en l'absence d'historique connu en matière de maladie mentale pour la personne). Le diagnostic peut même aller jusqu'à la contradiction totale entre les témoins spécialistes. Comment devant une contradiction de professionnels sur des questions de santé mentale, les jurés qui sont de simples citoyens pourraient-ils ne pas opter pour le doute raisonnable sur la question de la responsabilité psychologique?

Paradoxe: il faut l'unanimité pour condamner mais pas pour libérer

Comme certains, peut-être son ex-épouse, l'ont souligné cette semaine, dans un procès il faut l'unanimité pour condamner les cas semblables à la prison, mais une simple majorité pour leur libération dans la société en cas de non-responsabilité mentale... Comment ne pas éprouver des difficultés avec cela et avec l'impression que les jurés sont démunis, face à des diagnostics contradictoires sur ces questions de santé mentale? Il est presque certain alors qu'ils vont tendre à opter pour le doute raisonnable et le sujet ira en institut psychiatrique pour être possiblement libéré beaucoup plus tôt.

Serait-il possible que la question de la responsabilité mentale se règle par un comité d'experts?  

Sincèrement, ne devrait-on pas revoir les règles, pour la question de responsabilité mentale? Serait-il possible, par exemple, que la question de la responsabilité mentale se règle par un comité d'experts?  L'idée n'est pas de moi, mais cela semble tomber sous le sens. Les psys ne se retrouveraient plus alors devant un client avec presque une commande (le psy payé par la défense, le psy payé par la couronne). Les spécialistes seraient placés devant une évaluation de nature psychiatrique, donc approche plus neutre. Y aurait-il plus ou moins d'erreurs judiciaires? Peut-être qu'il y aurait encore des divergences, car la psychiatrie n'est pas une science exacte et elle dépend d'écoles de pensée très différentes. Mais la décision ne serait plus entre les mains de jurés sans compétences psychiatriques.

Par contre, chose certaine,
1)  on réduirait le risque d'un diagnostic orienté (biaisé) en abolissant la notion de client et en faisant en sorte que les spécialistes soient rémunérés sans savoir qui ils représentent (défense ou couronne?) et avec les coûts partagés par les parties. La défense et la couronne (poursuite) auraient accès aux mêmes rapports et résultats d'expertises complémentaires.
2) Et autre chose certaine, pour la question de la responsabilité psychologique (distincte de la question de l'identité du meurtrier), les jurés ne sont définitivement pas aptes à trancher puisqu'il ne s'agit pas de données exactes, comme les preuves scientifiques mesurables le sont.

Surtout, il faudrait idéalement reprendre ce procès Turcotte (est-ce possible plus de trois ans après un premier verdict?). Car il y a un risque énorme que le moindre doute à l'avenir, amène des jurés sincères, à favoriser la remise en liberté à court terme de monstres ou d'humains défectueux, pour les protéger d'une éventuelle erreur judiciaire.

Autres billets :

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (nouveau JECKILL & HYDE)

(14 novembre 2013)

Guy Turcotte, bon doc, bad doc? (5 Juin 2012)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/06/guy-turcotte-bon-doc-bad-doc.html

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1.  Toujours selon le Journal de Québec, le psy a aussi évalué d'autres criminels célèbres, tels Karla Homolka en 2005, concluant dans son cas, qu'elle ne présentait pas un plus grand risque de récidive que les autres détenues.

Lyre et délire : une petite pilule pour les artistes?

Les artistes révolutionnaires communistes comme Pol PELLETIER (pas Pol Pot, mais Pol P.) se font maintenant juges des coeurs et des cerveaux, rien de moins. C'est un 'ti' peu dangereux. De tels extrémismes, dans le contexte des grandes libertés que nous avons au Québec, sont en train de gonfler à bloc certains jeunes. Le propos maintenu vire clairement contre les libertés individuelles, par exemple, contre la liberté de prospérer. Gilbert Rozon (Juste pour Rire) et Guy Laliberté (Cirque du Soleil) y passent. Pourtant, chez les communistes passés ou actu, s'il y a très peu de riches et beaucoup, beaucoup de pauvres, il y a très peu de gens de classe moyenne. Les gens (plusieurs) ont fui, ont rêvé ou rêvent de fuir ces pays, même partiellement démocratisés. Pensons-y avant de mettre le Québec à terre pour des cas de corruption et potvins qui se rencontrent, chez les syndicats aussi, tout comme dans le communisme.

Un extrait présenté à la radio aujourd'hui, sur un certain délire idéologique communiste.

La partie de l'extrait de Pol PELLETIER débute vers 14:38 (14 min 38 s).
AUDIOArrestations et perquisition chez les Khadir - Le rôle que Pauline Marois devrait jouer dans la crise étudiante - Propos controversés de Pol Pelletier, cinéaste et femme de théatre, sur les ondes de la Première Chaîne (1)

Calcul à faire

Avant de renverser le Québec par l'anarchie, nos jeunes devraient faire un petit calcul. Combien faudra-t-il de temps pour rebâtir un Québec jeté à terre, en travaillant le moins possible, par exemple 28 heures par semaine (ex. 4 X 7h = 28 h), tout en textant ou étant sur les réseaux "sociaux" 2 heures par jour (reste 20 heures), et avec la retraite à 55 ou 60 ans? Ce qu'il faut considérer: ces critères sont faux. Dans le nouveau régime, il faudrait travailler dur pour gagner son salaire  le salaire de l'État et de son élite (abolition du salariat dans les cartons du communisme au Canada) dans les communismes.

Anecdote sur des jeunes en manque de sensations fortes et de risque

Pour plusieurs jeunes, l'anarchie semble un jeu,
comme le rodeo roping pour le gardien de but 
Carey Price. Photo trouvée sur TheReuschBlog
ROPING EVENTS, 16 août 2010. 
Page consultée le 8 juin 2012.

Aujourd'hui même à Québec (7 juin 2012), en plein midi, je mangeais mon repas (lunch) dans mon auto dans une section de stationnement un peu en retrait. Je m'étais assis côté passager pour lire deux journaux sans être encombré par le volant. Deux jeunes adultes sont soudain arrivés et se sont intéressés à un véhicule utilitaire sport Volkswagen. Ils se sont placés du coté opposé au centre commercial pas très loin. Un jeune homme blond a tenté d'ouvrir la portière avant, côté passager. Puis il a traversé 2 cases vides en direction de mon véhicule dont la vitre de la portière côté conducteur était partiellement baissée. Il s'est interrompu à moins d'un mètre, interpellé par l'autre qui je crois m'avait aperçu. Ceci ne les a pas empêchés, pour le blond, de retourner s'allumer une cigarette près de la VW. En s'éloignant, ils ont lorgné l'intérieur d'une troisième auto à moins de 20 mètres, alors que le plus prudent semblait mal à l'aise en regardant dans ma direction. J'ai compris qu'ils tentaient, en plein jour, de voler des objets dans les véhicules stationnés. Cette "escapade" semblait les amuser. Les deux semblaient en bonne santé, sauf pour un détail pour le blond qui n'avait pas de prudence et semblait agité. Ce dernier semblait avoir consommé une drogue qui affectait son inhibition, car rien ne semblait le déranger. Par exemple, en plus de cette tentative de vol en plein midi, il semblait saisir difficilement les avertissements de son allié, de ne pas s'approcher de mon véhicule.

Il étaient habillés tout ce qu'il y a de correct. Ils avaient l'air d'étudiants. Du moins, ils en avaient l'âge et la tenue générale. À ce moment, je n'ai pu m'empêcher de penser que s'il y avait eu une manifestation ce soir du 7 juin 2012 à Québec, ces deux jeunes en mal de "risque", qui tentaient de voler en plein jour, seraient probablement de la partie. Pour plusieurs jeunes, l'anarchie semble un jeu, comme le rodeo roping pour Carey Price, le gardien no 1 du Canadien de Montréal; un "thrill" sans grande conséquence, une ivresse (pour plusieurs des étudiants, peut-être un souvenir à raconter). Mais les enjeux du renversement d'un système sont beaucoup plus sérieux à tous les termes (court, moyen et long). Surtout lorsque ce que l'on a à offrir en échange a déjà échoué ailleurs (communisme, léninisme, socialisme, marxisme, ...) et n'a évité ni la corruption, ni la pauvreté de la majorité, ni la censure des droits et libertés, ni les états policiers, ni la corruption des fonctionnaires, ni une très grande part du budget national allant pour la guerre et l'armement...

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1.   Bouchard en parle. Fm 93,3. Québec 7 juin 2012
http://www.fm93.com/em/bouchard-en-parle-703.html

mardi 5 juin 2012

Crise étudiante: «anticapitaliste quand ça me plaît!»

Une question se posera tôt ou tard dans la logique de la crise étudiante 2012. Les associations étudiantes ont aimé affirmer que les étudiants du post-secondaire ne faisaient pas un boycott, mais bien une grève, au même titre que des travailleurs salariés. Sauf que pour ceux qui on opté pour la "grève", quels services essentiels ont-ils rendus, d'une part. Mais surtout, pourquoi ont-ils encaissé les bourses d'études? Ils sont anticapitalistes quand ça fait leur affaire... en chaussures Nike et en veste North Face.

Guy Turcotte, bon doc, bad doc?

La psychiatrie n'est pas une science exacte

Guy TURCOTTE, bon doc, bad doc? Pourrait être presque libre dans trois mois après une première série de sorties accompagnées. La valse d'hésitation de la Commission d'Examen des troubles mentaux à tous les six mois pourrait obliger la Couronne, d'en appeler à un nouveau procès. Le problème, c'est que le doc ne serait pas malade, mais aurait évité la prison (jugé non responsable de ses actes durant son procès devant jurés) pour une dépression passagère avec un instant de folie suffisamment long pour tuer ses deux bambins, poignardés à 46 reprises en février 2009... 46 fois!? Une petite tendance au perfectionnisme peut-être; il les a parfaitement assassinés. Mais depuis, si TURCOTTE demeure gardé en institut psychiatrique, sur décision de la Commission, il reste qu'il pourra bénéficier de sorties accompagnées. MAIS il demeure  considéré comme à probabilité de récidive selon la preuve déposée retenue pas les commissaires.

Guy Turcotte, bon doc, bad doc?
Journal de Québec

"Guy Turcotte « ne présente actuellement aucune psychopathologie. Tous les spécialistes s'entendent sur ce point », écrivent les commissaires Lucien Leblanc, Médard Saucier, Joseph Anglade, Chantal Caron et Georges Painchaud. Toutefois, « la Commission conclut que l'accusé demeure très fragile. La preuve n'a pas démontré qu'il a acquis les habiletés nécessaires pour faire face aux très grandes difficultés qu'il va rencontrer sur le chemin de sa réhabilitation. Cette grande fragilité et l'insuffisance de moyens développés par l'accusé pour la contrer constitue un risque réel de rechute. Ce risque n'est pas hypothétique mais plutôt bien étayé par la preuve »" (1).

Guy TURCOTTE sort de façon progressive comme toute personne qui a connu une dépression avec une période de tendance suicidaire et devra être accompagné durant un premier volet de trois mois. Par la suite, il, pourra sortir non accompagné sur de longues périodes quotidiennes (8 à 16 heures par jour).

«Les trois mois suivants, l'ex-cardiologue pourra bénéficier de sorties sans accompagnement, entre huit et 16 heures par jour, et il pourra même aller dormir chez des membres de sa famille» (2).
Autrement dit, il n'est pas considéré malade et se trouve en réinsertion sociale progressive. Guy Turcotte devra par moment faire face à de l'animosité à divers degrés ou du moins, de la méfiance. Ceci pourrait le reprojeter dans Sa solution à lui qui a déjà tué deux fois. Des questions de sécurité publiques se posent. Qu'arrivera-t'il par exemple, s'il perd un emploi? Comment réagira-t-il si on lui refuse de réintégrer la profession de chirurgien? Il ne voudra probablement pas devenir plombier ou concierge, il me semble... Et qui voudra être celui ou celle qui devra travailler avec lui au quotidien et au fil des ans?

Une ex-juge à la Commission d'Examen des troubles mentaux 

Sylvain BOUCHARD du FM 93,3 de Québec a interviewé Christine Truesdell, une ancienne juge de la Commission d'examen des troubles mentaux. Celle-ci ne se souvient pas d'un cas semblable n'ayant pas reçu un verdict de culpabilité durant son mandat de plusieurs années à la Commission.

AUDIOChristine Truesdell, Ancienne juge à la Commission d'Examen des Troubles Mentaux : Guy Turcotte pourrait-il être libre ? (14:05), (3)


Relativisme moral et déresponsabilisation

Il faut encore y voir le fruit du relativisme moral qui atteint notre société depuis plusieurs années, avec une compréhension déformée de la notion de pardon. Le pardon n'appartient pas aux jurés, mais aux étapes subséquentes (notemment le degré de la sentence prononcée et les révisions subséquentes). Le jury doit au contraire se prononcer sur la culpabilité / non-culpabilité, point.

Autres textes :

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (nouveau JECKILL & HYDE)

(14 novembre 2013)

Guy Turcotte et Valery Fabrikant: profil ressemblant (8 Juin 2012)


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1.  Éric THIBAULT.  JUSTICE : Turcotte reste détenu, Journal de Québec (en ligne), 5 juin 2012.
http://www.journaldequebec.com/2012/06/05/turcotte-reste-detenu

2.  Même référence.

3.  Sylvain BOUCHARD. Christine Truesdell, Ancienne juge à la Commission d'Examen des Troubles Mentaux : Guy Turcotte pourrait-il être libre ?, dans Bouchard en parle. 5 juin 2012.
http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=135808


Anonymous attaque une radio de Québec

ANONYMOUS: SES LIMITES EXPOSÉES ET EXPLIQUÉES (VOIR AUSSI LES NOTES ET LIENS EN FIN D'ARTICLE)

NdA : Quand un collectif se permet de dire à une majorité ou même une minorité, ce qui est bon pour elle en lui indiquant qu'elle est conne, en se permettant de voler et diffuser des données privées et de me menacer moi ou tout groupe tout aussi légitime qu'eux, et  avec un masque en plus (summum de la lâcheté), permettez-moi de l'appeler "La Chose". Non ce n'est pas une erreur par ignoranceSi cela peut offusquer certains lecteurs, c'est simplement que nous n'avons pas la même compréhension ni de la démocratie, ni de la liberté d'expression, ni de la vie privée, ni de la social-démocratie. Nous pouvons dire nous aussi: Nous n'oublions pas, même si par contre nous sommes capables de pardonner.

Le weekend qui vient de se terminer, la Chose (Anonymous) s'en est prise au mouvement citoyen de Québec qui tente,

samedi 2 juin 2012

La Grande dérape étudiante inquiète l'ex-ministre Jacques Brassard

La grande dérape idéologique étudiante inquiète celui qui a occupé des fonctions importantes au PQ. Pour le chroniqueur et ex-ministre sous le Parti Québécois, Jacques Brassard, une grande partie d'une nouvelle génération d'étudiants n'a pas été renseignée sur le fait que la démocratie dépend d'un État de droit (une référence) qui encadre la société. Cela inclut les tribunaux et d'autres institutions comme le système judiciaire et les lois pour tous. Les élections ne suffisent pas. En Égypte, en Tunisie et dans les pays arabes, il y a eu des renversement de régimes et des élections récemment, mais pas davantage de démocratie (qu'Anonymous en prenne note). L'ex-homme d'état trouve cette ignorance extrêmement inquiétante pour notre futur collectif au Québec. 


MAURAIS Live (Rediffusion), CHOI Radio X, (1)

«Je pense que, et cela ça m'inquiète beaucoup et je dirais même que ça m'angoisse, parce que dans une démocratie c'est capital, c'est la base même, c'est le fondement même d'une démocratie, c'est que, une bonne partie de notre jeunesse ne sait absolument pas ce qu'est ce qu'on appelle l'état de droit. Il n'y a pas de démocratie sans état de droit. Donc l'état de droit, qui veut dire que la société est régie par des lois et que tout le monde est tenu de se soumettre à ces lois.» Jacques Brassard, 30 mai 2012 (2)

Jacques Brassard, ex-ministre sous le PQ
Crédits photo:  Le Blogue Jacques Brassard

SVP faire suivre aux "Anonymousses". Ces lois pour la cohésion sociale et une société juste sont pour TOUS et leurs institutions s'appliquent même à des élus potentiellement corrompus, comme en fait foi la Commission Charbonneau que nous oublions en raison du dérapage médiatique entourant le conflit étudiant. En démocratie, il faut une référence commune, avec des valeurs adéquates (morales, éthiques, ...). C'est ce qui explique les dictatures avec des élections où l'on change de tyrans (ex. passer de la dictature laïque d'un homme à une dictature collégiale un certain printemps en Égypte). Les références morales, éthiques et autres déterminent quelle sera la qualité de la démocratie. Imaginez que chacun se mette à décider si, en fonction de ses priorités et urgences à lui, ou de son estime de soi personnelle, s'il doit ou non stopper son véhicule à un ARRÊT, ou respecter un feu de signalisation... La qualité de vie dans une démocratie dépend directement de son cadre de valeurs d'où découlent ses lois et règlements, sa justice, etc. Cette ignorance serait-elle en partie le fruit du relativisme (c'est bien pour toi, c'est mal pour moi) véhiculé depuis la dernière Réforme scolaire? Probablement. Pauline Marois devrait logiquement porter une partie de la responsabilité de ce qui est sa création.

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1.  Lecteur AUDIO: http://rms.radiox.com/player/radiox3/default.aspx?extraitid=102376&spc=CHOI

2.  Jacque BRASSARD, interviewé dans  MAURAIS Live (Rediffusion), CHOI Radio X, 30 mai 2012.

La Grande dérape: des élèves de 7 ans scandent des slogans syndicaux

DES futurs «ANONYMOUSSES» ?

Des jeunes de première année du primaire (âge 6 à 7 ans) ont scandé des slogans syndicaux. Mais avant de présenter ceci, Choix Radio-X de Québec a interviewé des jeunes d'une école polyvalente (école secondaire) qui manifestaient cette semaine à Québec, de toute évidence, briefés par des leaders et fort  probablement même par des enseignants. On constate que comme la CLASSÉ (Coalition large de l'ASSÉ) et les associations étudiantes collégiales et universitaires, ils idéalisent des systèmes européens, de manière vague et dévalorisent les solutions nord-américaines (la clip apprise). Ils ignorent que dans plusieurs pays européens, la part des contribuables de classe moyenne aux programmes de l'État (impôts sur le revenu + taxes) est de 50% ou même 60% de leurs revenus. La gratuité est un mythe qui a la peau dure. Pour ces adolescents, être "le meilleur", c'est la gratuité mur à mur et être "le pire" c'est facturer une partie des coûts réels. Ils ne considèrent pas l'ensemble de l'économie des pays "modèles". 

Une Polyvalente en "grève"? CHOI Radio X FM 98,1 de Québec
MAURAIS Live (Rediffusion) émission du vendredi 1er juin 2012, (1)
Pour l'extrait sur les élèves du primaire, le curseur à 10:19 env.

Un auditeur du nom de Serge faisait partie d'une sortie de 3 groupes d'élèves du primaire, comme accompagnateur. Il a entendu des élèves d'un groupe de 7 ans (sont-ils des "Anonymousses"?), scander des slogans syndicaux:  «So-so-so, solidarité!» (et peut-être «zolida'ité!»). L'auditeur qui écrit au studio de Radio-X croyait d'abord à un chant de groupe tel que nous en avons tous faits dans le contexte de sorties d'élèves en autobus scolaire, mais il a constaté à sa grande surprise, que les enfants reprenaient des slogans syndicaux.

C'est la Grande dérape!  Le nom qui devrait rester pour désigner la crise étudiante devenue un fourre-tout en 2012 au Québec. Vivement, que les enseignants aient un ordre professionnel et un code d'éthique. Le même phénomène a été vécu dans une activité organisée par une maison des jeunes (autres organismes subventionnés). Il devient maintenant plus qu'évident que les jeunes du Québec reçoivent un enseignement politisé, parfois même un endoctrinement politique avec la complicité d'enseignants et intervenants sociaux sans intégrité et sans le minimum de neutralité. Et nous payons collectivement pour cette déconstruction.
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1. Émission  MAURAIS Live, vendredi 1er juin 2012, CHOI Radio X, FM 98,1
Page du 1er juin 2012 : http://www.radiox.com/archive/maurais_live/01/06/2012/
Lecteur audio : http://rms.radiox.com/player/radiox3/default.aspx?extraitid=102564&spc=CHOI

vendredi 1 juin 2012

ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous

Surprise du jour en ce 31 mai 2012, le mouvement citoyen Colrouge.com, né en un jour [en vue des élections probables de 2012], est tellement populaire dans la région de la Capitale du Québec, que son hébergeur, une jeune entreprise, a reçu des menaces de ce qui pourrait être une cellule d'Anonymous. L'entreprise a décidé, pour la sécurité des données de ses clients, de demander au FM93,3 de Québec de transférer son hébergement vers un autre serveur. Il n'en fallait pas plus pour cette menace envers l'hébergeur du site

Voici les menaces (fautes d'orthographe incluses) qui attendaient ce matin, l'entreprise qui hébergeait le site Colrouge.com durant ses 2 premiers jours d'existence:


La population de la région de la Capitale du Québec en a eu marre de voir la minorité de la rue détourner la démocratie de la majorité depuis plus de 100 jours. Elle a répondu en masse à l'initiative d'un animateur d'une radio privée régionale. Deux jours après sa création, le site rassembleur Colrouge.com avait déjà dépassé le cap des 20,000 appuis pour son projet de "Député Académie" qui vise à faire élire un indépendant pour représenter la majorité silencieuse à l'Assemblée nationale de la province de Québec.

Des adhérents au mouvement n'auraient pas apprécié le succès de cette liberté citoyenne d'association, contrairement à ses propres manifestes où la liberté et le choix du peuple semblait occuper une place importante... Il semble que le projet soit en face d'une menace d'une cellule québécoise de l'entité Anonymous (ou d'une usurpation, du moins, avec le même résultat).

Mon point de vue (avis)
Avis aux anarcho-syndicalistes 
Rebâtir le Québec en travaillant 4 jours de 7 heures par semaine (28 h), moins 10 heures d'envoi et lecture de textos, ça va être long.


Deux fichiers AUDIO