jeudi 30 août 2012

Jean-François Lisée, le saboteur

Le saboteur: Jean-François Lisée s'invite à une activité de la CAQ
Un candidat député du Parti Québécois (PQ), Jean-François LISÉE, s'est invité et est intervenu comme débatteur durant une dizaine de minutes, à la période de questions d'une activité d'un parti adverse le 29 août 2012 (1). François LEGAULT, chef de Coalition Avenir Québec (CAQ), rencontrait des gens d'affaires de la région de l'est de Montréal. Faut-il rappeler qu'une telle intervention est très inhabituelle dans notre culture. L'action politique fait sentir l'esprit de censure propre à certains régimes qui tolèrent très mal l'expression des opinions adverses et leurs assemblées.

Jean-François Lisée, candidat du PQ
Crédits photo : louperivois, février 2012
C'est avant tout un profond mépris pour les gens de la Chambre de commerce présents. L'intellectuel croit qu'ils ne sont pas assez intelligents pour s'informer. C'est une manière de dire que ces hommes et femmes d'affaires n'ont pas le jugement nécessaire pour questionner et juger des politiques de la CAQ touchant la région de Montréal. Ou qu'ils n'auraient pas le droit démocratique de s'informer sur une autre plate-forme électorale que le PQ. À la limite, ce peut être une forme d'intimidation subtile. C'est comme dire: «Si je suis élu, je me souviendrai que vous avec frayé avec la CAQ. Une intervention qui risque fort de se retourner contre le PQ et de favoriser la CAQ dirigée par LEGAULT. Le candidat du PQ dans le comté de Rosemont s'est en plus, présenté le premier au micro à la période de questions de l'activité de la CAQ, pourtant destinée à la centaine de gens d'affaires de la Chambre de commerce de l'est de Montréal qui étaient présents (évaluation de TVA-canoe.ca et des journaux La Presse et Le Devoir).

Normalement, une telle intervention justifierait l'expulsion pure et simple d'une assemblée politique. Le candidat député LISÉE qui est aussi un auteur en faveur de la souveraineté, ex-conseiller politique et ex-journaliste, se croyait-il encore représentant des médias? Étrangement, M. LISÉE se défend, prétextant avoir payé son billet pour l'activité. C'est un peu court comme argument d'un intellectuel. Il y aurait donc eu une bourde des organisateurs de l'assemblée politique. 

La question n'est pas ici de savoir si l'argumentaire du candidat LISÉE est ou non meilleur sur les questions et enjeux régionaux et économiques, ou sur le projet de pays pour le Québec. Le point c'est qu'habituellement dans notre culture politique, en partie par civisme (y inclus le savoir vivre) et pour la paix sociale comme pour la libre expression des idées, il existe une certaine convention sociale consistant à respecter les activités des autres partis politiques dans une course électorale. L'intervention de LISÉE qui a tenté de saboter une assemblée adverse n'est donc pas sans rappeler le comportement de ces régimes qui sont contre la liberté des assemblées. Ce Québec-là, s'il devenait souverain, fait peur à beaucoup de Québécois, même à plusieurs qui ont pourtant déjà été souverainistes et pourraient y réfléchir encore.

Dans ces questions, il a aussi poussé l'audace jusqu'à placer le chef de la CAQ en position de potentiel (peut-être) chef de l'opposition, alors que la CAQ pourrait diriger le Québec. Nul ne connaît le verdict final des urnes dans l'exercice démocratique du 4 septembre 2012.

mardi 28 août 2012

Un classement mondial 2012 des 500 meilleures universités: la place des universités québécoises

Sur un classement universitaire dressé par une université de Shangai : ARWU, Academic Ranking of World Universities (1). 
Intéressant, le commentaire éditorial à l'émission Maurais Live du 27 août 2012 à CHOI Radio X, FM 98,1 (Québec). Au-delà de la position de la France dans le classement, la discussion aborde aussi certaines universités canadiennes et francophones. Il faut voir dans les résultats, en bonne partie une question d'attitude.

Un classement depuis 2003, à la fois renommé et contesté rappelant le classement des écoles secondaires du Québec initié par le magazine Actualité

Université McGil - Pavillon des Arts, Montréal
McGill est la première université québécoise 
en position dans le classement 2012 de l'AWRU 2012
(63e sur 500 classées).
Aucune évaluation en ce monde n'est parfaite; pas même les olympiques! Néanmoins, ce genre d'exercice permet de dégager certaines tendances. C'est comme le garçon de  7 ans qui dit qu'il est le plus rapide à la course... jusqu'à ce qu'il court contre les autres garçons et filles de sa classe. On peut voir un parallèle: depuis le classement annuel des écoles secondaires du Québec dressé annuellement par le magazine Actualité. Plusieurs de nos institutions scolaires se sont défendues (argument de la méthodologie et du contexte socio-économique des écoles et des quartiers, etc.). Mais d'autres écoles ont retenu ce qui est bon dans la critique (ou vrai) et ont identifié des points à changer. Ces dernières ont relevé le défi de s'élever au-delà de notre nivelage social-démocrate, lequel quoique bien intentionné, accuse tout de même près de 50 ans et a besoin d'une mise-au-point; d'où aussi une hausse des frais (pour une hausse modérée inférieure à celle proposée par le parti Libéral mais indexée des frais).

[les archives de la radio ne sont plus disponibles]

Sur la "gratuité" en France et le résultat en héritage

Le modèle des universités bénéficiant de la gratuité en France n'avait pratiquement pas bougé depuis mai 1968 et a généré un système gratuit, mais sous-financé et sous-équipé en infrastructures et équipements (L'Actualité, mai 2012). C'est le système que nos étudiants au Québec nous ont tant vanté, dans un argumentaire printannier faisant fi des problèmes résultants en un sous-financement; un argument de gratuité répété maintes fois dans les discours de la vague contestataire du printemps 2012 et que nos médias reprenaient en boucLe... sans vérifier pour la plupart d'entre eux. Voilà pourquoi le copier-coller est une bien mauvaise habitude, parce qu'on détache la solution de tout le système. En d'autres endroits de , les gens sont imposés et taxés à 50% ou plus de leurs revenus et cherchent à migrer où c'est moins cher. Car rien n'est gratuit.

Il existe évidemment aussi d'autres classements (ex. http://www.topuniversities.com/) mais il faut toujours considérer les critères, la méthodologie et le territoire couverte (par exemple, certains classements sont pour un continent donné).

Gilles B,  28 août 2012

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1.  http://www.shanghairanking.com/ARWU2012.html
Étude citée par France Info le 15 août 2012 et exposée sur les ondes de Radio X de Québec, Maurais Live, le 27 août 2012.

samedi 25 août 2012

INDEssence des prix et pouvoir des élus

Encore un bon bond du prix de l'essence à Montréal (1). Nous savons tous que le développement des régions orientales comme l'Inde et la Chine, par exemple, créent une pression à la hausse sur les prix de l'essence sur le marché, particulièrement les marchés occidentaux en ces années-ci. Nos politiciens (de la CAQ inclus) disent ne RIEN pouvoir faire sur la réalité des prix. Ce qui est faux.

Les élus peuvent faire cinq choses et PLUS!

La première chose que le pouvoir politique peut faire, c'est de plafonner les taxes gouvernementales, actuellement prélevées de diverses façons (au pourcentage et taxes fixes par litre) sur l'essence raffinée (à la pompe). Autrement dit, en raison de l'abscence de plafonnement des taxes actuellement, plus l'essence coûte cher à la pompe au Québec et dans le reste du Canada, plus nos gouvernements successifs encaissent; PQ, PLQ et autres (y inclus l'aspirant PM de la CAQ avec le même discours). Pourtant, l'impact sur les infrastructures (construction et entretien des réseaux routiers) n'augmente pas avec l'augmentation du prix payé par le consommateur; bien au contraire.

Par exemple, le 21 août 2012 à Québec (ville), le carburant ordinaire (essence à taux d'octane régulier) se vendait au détail ou à la pompe, 1,394$ le litre (139,4 cents). De ce montant de 1,394$, plus de 0,463$ (46,3 cents ou 1/3 ou un tiers) était constitué de taxes sur chaque litre (2).

Prix des carburants au détail au Québec, le 21 août 2012. Sur chaque litre et chaque 1,39 dollars, 46,3 cents (0,463 dollars), ou le tiers (1/3 du prix!!!) était composé de taxes. Source: Ressources naturelles Canada, page consultée le 25 août 2012.

Chaque palier de gouvernement (fédéral + provincial) pourrait décider de plafonner le prix de ses taxes sur l'essence. On pourrait par exemple statuer une taxe maximale à Québec (ville) de 0,45$ le litre (chiffre fictif uniquement pour l'exemple; retenir le principe du plafonnement), peu importe que le litre soit à 1,30$ ou 2,50$. Ou encore statuer, par exemple, qu'en aucun moment, les taxes fixes et ascenseurs sur l'essence, ne peuvent dépasser 25 ou 30 pourcent (%) du prix de vente au détail (à la pompe); taxes environnementales incluses. Ce serait une preuve de bonne volonté des gouvernements.

Un plafonnement des taxes de l'État sur le prix au litre, permettrait aux contribuables de garder plus d'argent dans leurs poches lors de la poussée des prix, pour acheter des véhicules moins énergivores et plus éco-responsables, lesquels sont aussi  paradoxalement plus coûteux. Car étrangement d'ailleurs, le marché des nouveaux véhicules éco-énergétiques est accessible uniquement à la classe moyenne supérieure ou aux consommateurs avec revenus supérieurs à ceux de la classe moyenne... Il y a une logique (prix de la Recherche et développement ou R&D élevé) mais aussi de l'illogisme dans les coûts élevés des nouveaux véhicules. Il faudrait d'une certaine manière, que l'industrie de l'automobile répartisse les coûts de la R & D sur l'ensemble des véhicules (conscience environnementale oblige). Ainsi, nos gouvernements n'auraient pas à subventionner l'achat d'automobiles (donc utilisateur-payeur).

La seconde chose que nos élus peuvent faire c'est de démasquer la collusion dans les prix et introduire un pouvoir de retirer leur droit d'exploitation aux contrevenants. Ils ont beau dire que l'entente sur les prix n'existe pas, nous ne les croyons pas.

jeudi 23 août 2012

Dr Gaétan Barrette: comment bonifier le système de santé public

23 AOÛT 2012. SANS Y FAIRE UNE PERFUSION DE CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS

Après un préambule électoral, le Dr Gaétan Barrette de la Coalition Avenir Québec - CAQ expose ses plans pour améliorer l'accès à un médecin pour les familles du Québec, ce qui de fait, libérera des places aux urgences. Et il ne demande pas des centaines de millions de dollars ou un milliard de plus.

Je ne suis pas membre de la CAQ, mais il me semble que cet homme a un gros bon sens (raisonnable) et contrairement à l'approche habituelle, il ne demande pas plus de médecins et encore plus d'argent. Il prône un engagement de la part des médecins, un partage de l'effort, et de revoir les façons de faire (interdisciplinaire, relocaliser des ressources, etc.). Le plan vise à ne pas sAigner le contribuable, par des hausses de taxes ou impôts, au-delà de qu'il l'est déjà.

Il ne faut pas se leurrer. Les choses ne seront peut-être pas si simples. Elles évolueront comme tout projet, mais peut-on commencer quelque part? Pour pelleter un banc de neige, il faut commencer par une première pelleté. Et l'on peut s'étonner que certains (nouveaux?) médecins ne voient que 500 ou 600 patients parce que cela leur permet de bien vivre et en travaillant moins.

Entrevue AUDIO :
Dr Gaétan Barrette, candidat caquiste dans Terrebonne - défend la plate-forme électorale de la Coalition Avenir Québec (durée 22:59)
http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=143243
Parent - Le Retour, FM 93,3, Québec, jeudi 23août 2012.

LIRE AUSSI :
Perceptions à froid, de la semaine politique québécoise
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/08/perceptions-froid-de-la-semaine.html
Je vous livre de façon brute, mes réflexions de la période électorale du Québec, pour le segment approximatif, du 11 au 18 août 2012. (mise à jour : 19 août 20:40)


JournaldeQuebec.com - fil de discussion 22 août 2012 : Legault à plus de 58% contre Marois

13 jours avant le scrutin: dernier débat des chefs Face à face Marois vs Legault, 22 août 2012: François Legault gagnant à plus de 58% contre 42% pour Pauline Marois


Journal de Québec en ligne : les participants au fil de discussion en direct sur le Duel Marois  contre Legault ont donné le chef de la CAQ, M. François Legault, gagnant à plus de 58% contre 42% Mme Pauline Marois, chef du PQ. 

Évidemment, cela vaut ce que ça vaut. C'est une idée à un instant précis, ou encore une photo tirée d'un film. Dans le débat de la veille, les participants au fil de discussion avaient aussi donné Legault gagnant à env. 60% contre 40% pour le PM sortant, M. Jean Charest. La tendance semble se maintenir pour ce qui est de la perception plutôt positive de M. Legault.

Il reste maintenant 13 jours jusqu'au véritable «sondage» qui nivellera les prétentions; le vote du 4 septembre 2012. Durant une course électorale, 13 jours c'est une vie.  

Treize jours, c'est ce qu'il a fallu au clan des Kennedy aux États-Unis en 1962, pour éviter un troisième conflit mondial au 20e siècle (après ceux de 1914-1918 et 1939-1945). Plus près de notre réalité, chose rare, trois partis du Québec peuvent encore espérer être potentiellement l'élu du peuple, quoique le PLQ semble avoir du plomb dans l'aile dans les conversations et les  discussions en ligne.

Les Québécois doivent décider. Veulent-ils prolonger la méthode Libérale? Veulent-ils élire Pauline Marois pour qu'elle termine ce qu'elle a entrepris lorsque son parti était au pouvoir, comme elle l'a dit dans un précédent débat. Ou les Québécois veulent-ils essayer une autre méthode et donner la chance à l'équipe de la CAQ de François Legault? Tout est dans la réponse à ces 3 questions. 

Mais attention au vote dit «stratégique» et à la ruse de QS qui l'encourage, car plus le vote sera divisé, plus notre mode de scrutin démocratique sera décrié (nouvelle étape de la contestation permanente). Si le vote est tellement divisé qu'un gouvernement est élu avec moins de 40% des votes exprimés, on réclamera à grands cris un mode à plusieurs tours, comme celui qui a permis dans un passé récent à Stephane Dion et à Michael Ignatieff de devenir l'un après l'autre, chefs du PLC, au désarroi des votants, après coup. Ou un système complexe comme celui qui a fait élire George W. Bush deux fois, au grand dam de la gauche du Québec. On verra aussi la naissance de dizaines de nouveaux petits partis,

mardi 21 août 2012

JournaldeQuebec.com fil de discussion: Legault gagnant à plus de 60%

Face à face Charest contre Legault, 21 août 2012


Journal de Québec en ligne : les participants au fil de discussion en direct sur le Duel Legault contre Charest (Premier ministre sortant) ont donné le chef de la CAQ, M. François Legault, gagnant à plus de 60%. Heureusement qu'il y avait les votes en direct, car plusieurs participants n'ont aucun argument, juste de la "spin" de parti. Donner gagnante une personne qui ne participe pas au débat manque de sérieux; comme si à la boxe on donnait gagnant pour le match, un boxeur qui n'est pas sur le ring...

dimanche 19 août 2012

Perceptions à froid, de la semaine politique québécoise

Je vous livre de façon brute (sans références ni liens vers des sources), mes réflexions de la période électorale du Québec, pour le segment approximatif, du 11 au 18 août 2012. 
(mise à jour : 19 août 2012 20:40)

La semaine des rebondissements
  • Djemila Benhabib en a perdu sa charte... pour quelques jours
  • Conséquences prévisibles d'une charte de la laïcité dans le contexte québécois
  • Jean-Martin AUSSANT (parti ON) n'a pas convaincu la Cour supérieure
  • Les élections 2012 : Tout le monde en parle SANS Guy A.
  • Parti Libéral du Québec - PLQ : le chef absent des affiches
  • Rassemblement des Cols rouges - RCR: le candidat Claude Roy a craqué
  • Radio X et la compète entre radios privées
  • Parti Conservateur du Québec et ses candidats
  • Le parti Nul : voter NUL, n'est pas à coût nul ET vous coûtera près de 1 dollars par vote (en subvention)
  • Parti Québécois - PQ : le référendum refera surface (et une publicité en défaveur de Pauline Marois)
  • Gros docteur, gros défi, grosse inspiration, gros égo de l'élite médicale : le docteur Barrette est-il ministrable en santé?

Djemila Benhabib en a perdu sa charte... pour quelques jours

Le projet d'une charte de la laïcité est contesté (malhabilement par certains). Probablement qu'on n'entendra plus la candidate Benhabib, la «mal citée» de la semaine, d'ici le 4 septembre 2012. Elle a soulevé l'ire du maire de Saguenay et a renchéri sur les dents qu'aurait une telle charte.

C'est un sujet complexe, car si tout le monde entend le mot laïcité, le terme est à géométrie très variable. Pour les uns, cela concerne uniquement les employés et institutions publiques de l'État. Pour d'autres, la censure de l'espace public vise tout ce qui est hors de la résidence privée pouvant même interdire l'accès aux fonctions publiques (ex. vie politique active) en raison d'une croyance qui serait stigmatisée (doctrine du laïcisme).  La propriété privée qui pourrait par ailleurs être prise à parti et rétrécie, sous un éventuel gouvernement très à gauche comme QS (abolition de la propriété privée, nationalisations en masse le contraire du projet de Corée du Nord, etc.). On se souviendra que la guerre contre les sapins de Noël (sapins «des Fêtes») ou le temps de Noël («Joyeux décembre!», disparition de la diffusion de films sur la nativité) ou de la Fête de l'Action de grâces («October Fest»), ou de Pâques (sortie des films anti-chrétiens ou anti-catholiques ou des pseudo-découvertes qui datent de 20 ans) s'attaque idéologiquement aux références chrétiennes partout, en tout temps, en toute occasion favorable ou non. On se souviendra aussi que les manifestants carré rouge ne faisait pas la différence entre manifester dans la rue et sur les terrains de certaines personnalités publiques qu'ils jugeaient adverses (ex. contre un chroniqueur non syndiqué bien connu à Montréal avait des manifestants sur son terrain privé, le Premier ministre, en face de sa maison; même la mafia hésiterait à violer la sécurité de la famille et l'intégrité du foyer).


Conséquences prévisibles d'une charte de la laïcité dans le contexte québécois

Pauline Marois a promis de terminer les changements qu'elle a débutés. La première conséquence d'une charte de la laïcité allant à l'encontre du multiculturalisme à la Trudeau (père du rapatriement de la constitution du Canada) serait un choc de cornes entre le Canada et le Québec. Ce qui est souhaité sur plusieurs fronts par le PQ. Car impossible de rejeter le port du kirpan ou du turban, sans aller à l'encontre des décisions de la Cour suprême du Canada et contre la Charte canadienne qui a conduit à ces jugements favorables.

Mais le plus gros piège à cons dans l'histoire d'une charte de la laïcité, c'est l'ouverture des deux chartes des droits (du Québec et du Canada s'il le permet sans combattre). Cela ne se ferait pas sans le tripotage habile des juristes du Québec «libre» (Québécois devenant captifs de l'État). Il s'agit de ces mêmes forces d'élite qui ont imposé à tous les élèves le cours d'ÉCR. Ils l'ont fait et le referaient encore: déverrouiller subtilement des portes et fenêtres pour des changements majeurs à implanter subtilement, une bouchée à la fois, d'ici les prochaines décennies. On peut nommer la censure de la manifestation publique du christianisme, MAIS inversement aussi, la tolérance des cultes religieux animistes, panthéistes, chamanistes, polythéistes, philosophiques, et autres. L'autre volet du piège à cons, c'est en effet, on le voit déjà, la tolérance des autres spiritualités et religions dans l'espace public (ex. initiation lente aux bases de l'hindouisme via le yoga comme cela se fait abondamment même sur les lieux de travail et dans les écoles publiques, etc.). C'est toujours comme cela (des alliances) que cela s'est passé en deux millénaires, dans la guerre contre la foi chrétienne et ça ne changera pas au 21e siècle.


Jean-Martin AUSSANT (parti ON) n'a pas convaincu la Cour supérieure

Le parti de Jean Martin AUSSANT s'est vu refusé le statut de parti représenté aux débats des chefs du consortium Radio-Canada / Téléquébec / TVA. La raison est que si les médias, selon la Loi électorale, doivent être équitables pour la visibilité des partis représentés à l'Assemblée nationale (1 élu ou plus), cette représentativité ne s'applique pas nécessairement pour chaque émission, ou diffusion, ou publication, ou à chaque heure, etc. Les débats sont de plus, une création des réseaux, et non un exercice obligatoire de l'État, ni même des partis politiques. Au même titre que Tout le monde en parle, qui élève particulièrement la gauche sans que AUSSANT, et les autres avantagés plus à gauche, ne s'en soient jamais offusqués... Serait-ce un juste retour de l'ascenseur, pour compenser des moments où ils sont sur-représentés le reste des années séparant 2 élections?

Les élections 2012 : Tout le monde en parle SANS Guy A.

Guy A. Lepage était déçu, selon ses déclarations dans la presse écrite, de ne pouvoir influencer le débat avec ses brochettes politiquement et idéologiquement consanguines (sinon on met les invités plus à droite au pilori, pour jouer la cible devant la cour de l'animateur et son «fou du roi»). Avec l'argent des contribuables de centre-droit aussi; la SRC étant une Société d'État. Tout le monde n'éprouve pas la même déception.

Parti Libéral du Québec - PLQ : le chef absent des affiches

Le PM sortant, candidat à l'élection du 4 septembre, n'ose pas mettre son visage sur les affiches, dans la région de Québec. Ses conseillers stratégiques ont du travail à faire pour faire oublier une perception, fondée ou non, de corruption au sein du parti. Et perception aussi de mauvaise gestion en période où chaque dollar doit être bien investi.

Rassemblement des Cols rouges - RCR: le candidat Claude Roy a craqué

La rapidité de la sélection des finalistes cols rouges a définitivement nui à cette aventure lancée par l'animateur Sylvain Bouchard du FM 93,3. Celui-ci a dû mal dormir proche de la fin de ses vacances, depuis l'annonce vendredi le 17 août. C'est qu'en raison de rumeurs d'élection déclenchées en juin, il faillait aller vite, trop vite. D'autres candidats potentiels plus indépendants de fortune n'ont pas eu le temps de se manifester. Et le mode éliminatoire de départ (première élimination) sur la base d'un message des candidats dans une boîte vocale était incomplet. L'idée par contre était originale et a reçu un appui massif de la population de la grande région de Québec. 

Le candidat Col rouge de ce qu'on peut appeler une "Député académie", M. Claude Roy a choisi de retirer sa candidature pour le scrutin du 4 septembre. L'appui de la population n'aurait pas été au rendez-vous, contrairement à ce que laissait présager le soutien durant juin et juillet. Ses propos contre certains immigrants ont-ils fait peur aux éventuels bénévoles? Et en raison de la Loi électorale, la station de radio privée ne peut favoriser un candidat ou un parti durant la période électorale. Le candidat dit avoir déjà engagé 15,000 dollars de son argent dans cette course, dépenses qu'il devra semble-t-il assumer seul puisqu'il se retire... Mais avait-il besoin d'un autobus de campage pour parcourir un seul comté, Vanier-Les Rivières? Il s'y présentait comme candidat indépendant supporté par le mouvement populaire du «Rassemblement des Cols rouges», au départ par plus de 20,000 citoyens de la grand région de Québec.

Ce retrait de la course électorale pourrait favoriser un autre candidat, celui du Parti Conservateur du Québec , Daniel BRISSON, dans le comté de Vanier-Les Rivières.

Radio X et la compète entre radios privées

La station Radio X de Québec s'est gargarisée de ce retrait avec ses animateurs en herbe de l'été. Aurait-elle oublié qu'il y a des cols rouges parmi ses auditeurs? Il faut dire que c'est sur ses ondes que M. Claude Roy avait fait ses déclarations sans les nuancer ou expliquer, sur l'immigration et qui avaient effectivement de quoi choquer. Mais ces semi-pros (ou juniors?) de la radio ont oublié que la clientèle radiophonique des radios parlées est volatile en fonction des heures du jour et des sujets traités, de sorte qu'un auditeur du FM 93,3 à 7h30, peut devenir un  fidèle de Radio X à une autre heure du jour... J'espère que les producteurs offrent la formation continue pour palier à ce genre d'amateurisme estival. Il y en a pour qui les sujets étaient plus grands qu'eux, c'est évident. Personnellement je n'ai pas entendu le FM 93 mépriser les autres stations, même durant les résultats des sondages BBM.

Parti Conservateur du Québec et ses candidats

Plusieurs se demandent encore si le Parti Conservateur du Québec est né. Selon la page temporaire du DGEQ pour les élections du 4 septembre 2012, le Parti Conservateur du Québec alignait  27 candidats sur 125 comtés (donc pour env. 1 comté sur 5) selon les chiffres disponibles samedi le 17 août 2012. M. Daniel BRISSON, candidat dans Vanier-Les Rivières parle de 28 comtés qui auront un candidat de droite.

Le parti Nul : voter NUL, n'est pas à coût nul ET vous coûtera près de 1 dollars par vote (en subvention)

C'est vous qui payez cela. Ils pourraient s'acheter des ordinateurs et équipements avec vos impôts et taxes, sans rien apporter en services. Chaque vote irréfléchi ou impulsif a un coût. Cela est vrai pour tout parti non sérieux. Annulez donc, si vraiment nécessaire, votre vote selon la façon conventionnelle qui ne coûtera rien à l'État (votre argent géré par d'autres). Certains le font en cochant toutes les cases, par exemple.

Parti Québécois - PQ : le référendum refera surface (et une publicité en défaveur de Pauline Marois)

La question d'un référendum sur la souveraineté du Québec a refait surface dans les rumeurs. Faut-il rappeler que l'indépendance du Québec fait l'objet de l'Article 1 du PQ. Mais un référendum pourrait bien se tenir durant un prochain mandat du PQ ou au début du suivant (pari plus risqué). Je crois que cela arrivera effectivement, la preuve étant à mon avis la suivante: la décision de Jean-François Lisée de sauter dans la course électorale, mais aussi le calme des troupes qui sont certainement parvenues à un accord stratégique.

Une nouvelle pub contre le PQ montre Mme Pauline Marois sur un balcon agitant un drapeau du Québec et proclamant la priorité qui réglera tous les problèmes (santé, éducation, économie, et le reste): la souveraineté du Québec. La scène rappelle la monarchie, lorsqu'elle prononce un discours du haut de son balcon... Les stratèges du PLQ sont forts ou opportunistes. C'était presque trop facile avec les quantités d'images qui existent actuellement avec les nouveaux appareils et les réseaux sociaux.





Gros docteur, gros défi, grosse inspiration, gros égo de l'élite médicale : le docteur Barrette est-il ministrable en santé?

On s'est attaqué au tour de taille du docteur Barrette, vedette de la Coalition Avenir Québec - CAQ,  lequel semble avoir les idées et la volonté pour restructurer le système de santé, sans une perfusion de milliards de dollars additionnels. Une question légitime s'est posée à nous : un gros docteur peut-il être un intervenant crédible, comme chef du système de santé québécois? MARTINEAU dit que c'est comme un dentiste aux dents cariées. Ouais, vu de même. Par contre, la question se poserait-elle pour une femme? Par exemple, Lise Paillette pouvait-elle être une ministre crédible au sein du PQ? Ça a l'air que oui. Je répondrais pour le gros docteur en deux volets:
  1. Je répondrais à MARTINEAU, qu'un dentiste aux dents cariées ne m'inspirerait pas confiance dans 99% des cas. Mais un dentiste aux dents carriées qui me recevrait un dimanche après midi quand un abcès s'est révélé sous une molaire depuis le vendredi au souper, pour moi ce serait le plus beau sourire, comme une craque de fesses de plombier sous le comptoir de cuisine, quand la plomberie a cédé le samedi soir. Je dirais que le médecin fait partie du 1% d'exception. Si ce médecin spécialiste se présente non seulement avec des compétences, mais avec une forte volonté et des idées à explorer, quand les autres n'ont pas réussi, il serait le bienvenue. Les chiffres ne mentent pas; on n'a pas moins de médecins que les autres provinces en proportion de la population, mais ils ne sont pas utilisés de manière optimale. Les autres ministres de la santé n'ont pas réussi à colmater l'abcès de notre système universel (lol; l'universalité inaccessible!) inaccessible a deux millions (1 sur 4) des contribuables, sauf pour les grandes urgences. En consultation, on se sent coupable de ne pas avoir de médecin "de famille" à qui transmettre de simples résultats d'analyses de sang. Une femme en pré-ménopause, ne peut pas faire réviser sa médication transitoire et attend depuis des mois de se voir référé un médecin régulier. Un enfant au prise avec des allergies ne peut obtenir de suivi adéquat (le téléphone de la clinique pédiatrique sans réponse) et ce n'est pas une urgence au sens du terme, etc. Or, qui devrait se sentir coupables, sinon ceux qui, avec 45 pourcent du budget du Québec (pratiquement la moitié des impôts et taxes que vous payez chaque année!), ne sont pas capables de nous donner accès à un médecin une ou deux fois l'an pour 12 minutes. Il est devenu incontournable de remettre le système de santé sur les rails et le docteur Barrette semble avoir des idées qui se tiennent (ex. mettre plus de monde sur le «terrain» que dans les bureaux, réduire le nombre de paliers, planifier les investissements et le remplacement de matériel pour étaler les coûts, déléguer certains aspects au privé comme les lits occupés, etc.). Ce dont le Québec a besoin actuellement en matière de leadership dans le système de santé, c'est d'une personne compétente capable de parler le langage du milieu, de saisir les enjeux et de ne pas se... dégonfler devant l'adversité et l'égo des autres. Capable aussi de convaincre, de vulgariser et d'expliquer les changements nécessaires, à la population. Les idées évolueront en cours de route, mais il faut commencer quelque part la rénovation de la vieille maison.
  2. Tout de même, la vie politique présente beaucoup d'exigences. Comme je voudrais que le médecin survive  au stress et à la cadence de jusqu'à 4 ou 5 ans de pouvoir ou au temps nécessaire au changement, en cas d'élection de la CAQ, je souhaiterais qu'il ait chaque jour la discipline de tout mettre de côté pour un 45 minutes de marche. Il faut rétablir les priorités. Ce faisant, il retournerait la tendance et la critique et pourrait devenir une source d'inspiration pour des centaines de milliers de Québécois sédentaires; gros ou pas gros sédentaires. Comme l'illustre le pictogramme (caractère) chinois du mot  "crise" avec deux sens possibles; l'un est la crise (désagréable; ex. la critique subie et le problème d'obésité), l'autre est l'opportunité (une occasion de changer les choses). Sans oublier la possibilité d'inspirer les administrateurs sur le fait qu'on peut changer des choses, même au Québec.

dimanche 12 août 2012

La député HOUDA-PEPIN s'opposait à l'auteur Salman Rushdie en 1989

12 AOÛT 2012 - Mme HOUDA-PEPIN, actuelle député du PLQ, prenait position contre l'auteur Salman Rushdie en 1989, affirmant qu'il souffrait d'un complexe d'infériorité par rapport à l'Islam. Elle attaquait l'intégrité mentale de l'auteur d'un roman (extrait d'entrevue Youtube) qui osait par moment contester le prophète de l'Islam. Le Britannique d'origine indienne fait l'objet d'une fatwa (sa tête mise à prix) dont tout l'Occident a parlé. C'est une étonnante prise de position de celle qui est aujourd'hui politicienne contre cet auteur, que nous ramènent à la mémoire, les archives de Radio-Canada. J'invite d'ailleurs la Société à ne pas retirer la vidéo qui demeure un bien public, d'une entrevue publique d'une spécialiste reçue à une émission de la SRC, payée par des fonds publics. Il ne s'agit aucunement d'une vidéo de sa vie privée.

Salman Rushdie, 2008
Alors invitée comme politicologue (et spécialisée dans les affaires musulmanes), la député originaire du Maroc ne parlait pas de manière neutre le 26 février 1989. Au lieu de se désoler d'une sur-réaction meurtrière des leaders islamistes de l'époque, elle affirmait:
«On ne peut pas nier le fait que Salman Rushdie, c'est un homme qui a un complexe d'infériorité vis à vis de ses origines, dans le sens large du terme; c'est à dire vis à vis de sa culture, de sa culture politique et de sa religion.» (Fatima HOUDA-PEPIN, 26 février 1989, Radio-Canada)
Elle le méprise aussi pour ne pas s'être intégré à la vie du Pakistan... Pour elle, il aurait dû se retirer en silence. Pour d'autres, au contraire, Salman Rushdie a voulu alerter l'Occident contre une idéologie qui a fait 80 millions de morts en Inde, sans compter les blessés graves et des déplacés.

Elle se fait psychanalyste
  • L'affirmation «On ne peut pas nier» dans l'entrevue, au sujet de l'équilibre mental de Rushdie est excessive. Au contraire, on peut questionner cette prise de position. Elle se livre à une psychanalyse en règle de l'auteur, toujours vivant, dont la tête est encore mise à prix par une fatwa, pour son livre ayant critiqué le C.oran. Étrangement, le champ de "spécialité" de Madame HOUDA-PEPIN était la politique; non la psychiatrie. 
Au cou, une médaille qui est aussi un message envoyé
  • On remarquera aussi que celle qui est aujourd'hui député portait à son cou pour l'entrevue télévisée, la médaille représentant la main de Fatima, fille du prophète Mohammed (Mahomet), laquelle est devenue un symbole de la glorification de leur prophète pour les femmes musulmanes. 

Les détracteurs de la député disent que ce serait pour rassurer la communauté musulmane; une manière de dire: «ne vous en faites pas, je suis avec vous». Selon eux, si la député a bloqué la Charia sur nos territoires (application des lois religieuses islamiques) en 2005, c'est seulement parce qu'elle jugeait qu'il était trop tôt pour la promouvoir. Est-ce un procès d'intention? Est-ce une autre de ces théories conspirationnistes de gens qui manquent de travail? Ceux-ci répondent que selon le PROJET des Frères musulmans, il faut prendre du recul (par exemple, attendre de représenter une partie suffisante de la population) pour ne pas compromettre l'expansion de la OUMMA (communauté islamique englobante au-delà des clans et des frontières actuelles), en voulant aller trop rapidement (1). Quelle que soit la réponse à ces questions, l'actuelle député avait quand même pris l'étonnante position d'attaquer l'intégrité mentale de Rushdie en février 1989, en pleine affaire du controversé roman . Une telle psychanalyse de Salman Rushdie serait beaucoup plus scrutée en 2012.

Fatima Houda-Pépin, actuellement députée libérale de La Pinière, livre ses idées sur l'œuvre de Salman Rushdie (26 février 1989, Radio-Canada).
http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/terrorisme/dossiers/2169-13194/
Lien consulté le 13 août 2012

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Fatima HOUDA-PEPIN, actuellement (2012) député du Québec, alors 
politicologue (politologue), était interviewée à la télé de Radio-Canada (SRC - CBC)
le 26 février 1989. Elle s'y livrait à une étonnante psychanalyse nettement en
défaveur de l'équilibre mental de Salman Rushdie dont la tête est toujours mise
à prix par une fatwa des autorités islamistes de l'époque.

LIRE AUSSI : 

Mohamed Gamil Gharbi (Marc Lépine): la fusillade de la Polytechnique, quelles influences?

7 déc. 2014
_______________
1.  PROJET des Frères Musulmans pour l’islamisation de l’Occident, 1982, bien avant les guerres en Irak et autres dans le Golfe (argument habituel contre l'Occident) et notez le point 12:

vendredi 10 août 2012

L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises enquête

ET ON PREND ENCORE LES CITOYENS DU QUÉBEC POUR DES IMBÉCILES

L'association qui se disait syndicat: c'est comme le flic du mail des Galeries de la Capitale qui se dirait «police provinciale». Donnez-moi de l'oxygène.

Scène du film Paul Blart : Mall Cop (Le flic du mail)
Sur cette image: Kevin James   © Sony Pictures
Premièrement, il est notoire que cet enregistrement de l'organisme  en tant que syndicat est erroné ou potentiellement frauduleux, alors que l'ASSÉ est une association (y a-t-il eu fausse déclaration?). Les journalistes du site web du Journal de Montréal en ont fait de cette nouvelle significative dans le contexte de 2012, un petit encarté en fin d'article online (en ligne). Faut-il y voir la So-so-so, solidarité syndicale qui voile les yeux des hérauts de la "vérité" (les journalistes)?

«L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises embêté (1)»

Un tel sujet devrait tenir sur sa propre page web (article distinct) à lui seul mais se retrouve en fin de page web comme les "faits divers".

Deuxièmement,

jeudi 9 août 2012

Enquête : Éthique journalistique à Radio-Canada?

Une Société d'État qui opère des réseaux d'information et de divertissement ne pourrait se permettre d'être partisane et de pratiquer la rétention d'information (la mettre en réserve), en prévision de la couler dans un but stratégique, à un moment ciblé en vue de nuire ou aider un parti politique

Le faux raisonnement du traitement des révélations, qu'elles soient fondées ou non, par le journaliste d'enquête de la SRC en date du mercredi 8 août 2012 est le suivant: on ne pourrait, dit-on, s'empêcher sur la base des élections (période électorale), de dévoiler de l'information sur un possible scandale politique, sous prétexte de nuire ou aider à un parti politique. Sauf que le problème éthique du traitement de l'information n'est PAS LÀ, mais il est le suivant. Un éventuel journaliste d'une Société d'État comme CBC / SRC qui ferait volontairement de la rétention d'information en attendant de la couler à un moment opportun comme la période électorale ferait preuve

1) soit d'opportunisme (agir par intérêt pour sa cote ou celle de la Société)
2) soit de stratégie partisane, donc inacceptable (manquement éthique) pour la Société d'État qui doit être une référence en neutralité
3) soit d'un manque total de professionnalisme ou 
4) soit d'un manque de compétences ou 
5) toutes ces possibilités combinées.
Il pourrait même s'agir d'une action violant la Loi électorale du Québec (volontairement nuire ou aider un parti en période électorale avec des ressources financières ou humaines).

Des questions éthiques en journalisme se posent

Depuis quand la SRC avait-elle l'information et depuis quand cette information était-elle validée et produite? La Société a-t-elle fait preuve de diligence dans le traitement de l'information, ou a-t-elle volontairement attendu le déclenchement de la période électorale pour la divulguer?

Si la SRC avait l'information depuis peu, il n'y a pas de scandale (ex. depuis 2, 3 ou 4 semaines). On peut comprendre que la Société publique avait besoin de temps pour valider et produire son émission. Mais si cette information stratégique a été mise en réserve comme "arme stratégique" partisane de la Société pour un moment opportun en vue de nuire à un parti politique ou en protéger un autre, ou de mousser sa cote, alors on peut parler de possible scandale journalistique, voire médiatique. 

Supposons par exemple l'inverse. Imaginez que la Société d'État aurait eu, par exemple, de l'information nuisible au Parti Québécois et à Pauline Marois depuis le printemps ou le début de l'été, mais qu'elle ait attendu des semaines, la course électorale pour la diffuser. Les journalistes verraient-ils les choses sous le même angle, que lorsque le Parti Libéral du Québec est visé? Cela ne fait pas de moi un Libéral de poser la question.

Je n'ai malheureusement pas entendu de journalistes ou d'animateurs s'élever contre cette possibilité de

mercredi 8 août 2012

Étudiants en grève : suspension des bourses d'études

DEMANDONS LA SUSPENSION DES BOURSES D'ÉTUDES POUR LES ÉTUDIANTS QUI OPTERONT POUR LA GRÈVE, CALCULÉ EN FONCTION DU NOMBRE DE JOURS DE NON-ACCÈS AUX INSTITUTIONS.

Les bourses d'étude sont destinées à des étudiants qui étudient. Elles ne constituent pas un fond de grève. Les étudiants en service social de l'Université de Montréal (UdeM) ont voté la reconduction du boycott des cours à la rentrée 2012; ce qu'ils appellent la "grève". Les 61 membres de l'association étudiante (AÉSSUM) présents, soit moins de 10 pourcent (!), ont voté la poursuite de leur pseudo-grève. Or, si c'est une grève, diminuons les prêts et bourses en proportion du nombre de jours des institutions fermées
«Après deux heures et demi d'assemblée, 33 étudiants ont voté pour la reconduction, 26 ont voté contre et 2 se sont abstenus. Le taux de participation a ainsi atteint 9,6%» (1). 
Par so-so-so solidarité, les étudiants dits "en grève" devraient ne PAS recevoir les prêts et surtout les bourses. Ceux-ci sont des programmes pour étudiants aux études et non des fonds de "grève" pour les étudiants d'un des pays les plus riches au monde.

Un moyen efficace de le faire pourrait être de dispenser les bourses en versements mensuels dans le compte bancaire de l'étudiant, un peu comme une allocation échelonnée sur l'année scolaire. Ainsi, des sommes pourraient être retenues si un étudiant manque un certain nombre de cours ou abandonne avant la fin.


L'argumentaire de certains enseignants importe peu

Dans le cas des enseignants qui ne veulent pas enseigner on devra bientôt faire appliquer la même médecine. 

Refus d'être disponible au travail => pas de salaire. 

C'est la règle partout et les apprentis-grévistes ne devraient pas faire exception.
«Quelque 200 professeurs et enseignants de cégeps et d'universités réunis lundi matin à l'UQAM ont présenté un manifeste signé par 2000 professionnels de l'enseignement d'un peu partout dans le monde. Ils y dénoncent le projet de loi 78 (aujourd'hui loi 12), qu'ils qualifient de «féroce» et de «liberticide». Les signataires refusent d'être contraints à appliquer une loi qu'ils désapprouvent» (2).

Que la loi 78 soit, ou non, contestée ou contestable n'est pas le point ici. Selon le principe: pas de disponibilité au travail, pas de salaire. Cela s'applique normalement par exemple aux employés de la fonction publique qui ne peuvent accéder à leur lieu de travail lorsque des collègues d'autres corps d'emploi sont en grève. Ils doivent alors se rendre à un point de rencontre secondaire pour la prise des présences et l'attente des directives pour la journée.

Voilà ce à quoi s'attendent de plus en plus les contribuables, de la part de ceux du corps enseignant qui refuseraient de se présenter à un point de rencontre établi par l'employeur pour prendre les présences quotidiennes. 

Les principaux payeurs de taxes et impôts commencent en effet à se lasser de l'incessant bal masqué de ces futurs professionnels qui ne leur feront pas de rabais pour les services spécialisés dans le futur. Votre futur dentiste, physio-thérapeute, pharmacien, ou avocat, ne vous fera pas de rabais dans les prochaines années, même si la complicité du système vous floue en leur donnant les prêts et surtout les bourses d'études depuis des mois en 2012.

 _______________
1.  Émilie BILODEAU et Gabrielle DUCHAINE. Grève: les étudiants passent au vote. La Presse.ca, 7 août 2012.

2.  Même référence.