jeudi 25 avril 2013

Justin Trudeau, son «enfant intérieur» et le terrorisme

25 avril 2013. UN ASPIRANT PREMIER MINISTRE ET SES CHAKRAS...


Interrogé sur le double attentats de Boston, celui qui aspire à devenir le prochain chef du Canada, Justin TRUDEAU, a eu pour premier réflexe de penser au pauvre terroriste qui se sent exclu (nombre et identité des présumés terroristes et motifs encore inconnus lors de sa déclaration). Je vous invite à lire ce texte de Lysiane GAGNON de La Presse, qui résume assez bien mon étonnement. Elle constate:«Son premier réflexe a été de compatir aux malheurs de l'auteur (alors inconnu) de l'attentat», fait-elle remarquer.

«Un mélange de gauchisme juvénile et de «psychologie pop». C'est ainsi qu'on pourrait qualifier la réaction de Justin Trudeau à la tragédie de Boston. Une réaction que le premier ministre Harper n'a pas tardé à fustiger, et pour cause» [...] Son premier réflexe a été de compatir aux malheurs de l'auteur (alors inconnu) de l'attentat [...] Et quelle formulation! «Il y a quelqu'un qui se sent exclu...». Qu'est-ce que ce langage puéril tout droit sorti des thérapies à l'eau de rose? Justin Trudeau aurait-il un côté «nouvel âge» ? À entendre parler sa femme, dont il a déjà dit qu'elle était sa partenaire en politique comme dans la vie privée, le couple semble en tout cas baigner dans cette mentalité. En février dernier, le Globe and Mail décrivait une conférence prononcée par Sophie Grégoire devant un groupe d'enseignantes ontariennes. Au dire du reporter, Mme Grégoire, qui enseigne le yoga, parlait comme «une guérisseuse nouvel âge» (a New Age healer) davantage que comme une épouse de politicien. «La respiration est la pulsation intérieure divine», proclama-t-elle avant de psalmodier  une invocation en sanskrit et de proclamer, devant un auditoire en délire, que «le sacré féminin gagne du terrain»  .» (1)
Interrogé sur le double attentat de Boston, le nouveau chef du PLQ avait déclaré dans les heures suivantes à la CBC:
Premier ministre du Canada, Justin Trudeau

photo ajoutée 16 nov. 2015

«Il faut regarder les causes profondes... Il n'y a pas de doute que c'est arrivé parce qu'il y a quelqu'un quelque part qui se sent complètement exclu. Complètement en guerre avec des innocents...  Et notre attitude doit être, d'où ces tensions proviennent-elles?» (déclaration dans le contexte des attentats de Boston) (2)
Les citoyens du Canada et particulièrement du Québec ne semblent pas beaucoup s'intéresser aux terroristes. Ils le devraient parce que les terroristes s'intéressent beaucoup à eux.

Je remarque d'après les clics sur mon blogue à ce sujet que si les citoyens s'intéressent au drame et aux images, ils ne veulent pas s'informer sur les changements mondiaux actuels qui font que les ennemis autrefois à 1000 lieues sont maintenant par moment le terroriste d'à côté; qui prennent le même train de banlieue ou métro (Montréal) ou le même autocar urbain; qui fréquentent les mêmes universités, les mêmes cafés et restaurants que tous les autres. 

LIRE AUSSI:

Attentat de BOSTON: justifier le terrorisme, une grave erreur

http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/04/boston-attentat-commentaires-pour.html

Comprendre le cas Omar Khadr (texte refondu et augmenté)

http://yapasdpresse.blogspot.ca/2010/08/comprendre-le-cas-omar-khadr.html
QUAND LE MULTICULTURALISME À LA WINNIE L'OURSON RENCONTRE LE GREEN GOBBLIN

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1.  Lysiane GAGNON. L'enfant intérieur. La PRESSE, 20 avril 2013.
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201304/19/01-4642717-lenfant-interieur.php
NOTE: le sanskrit est une langue ancienne qui était surtout parlée en Inde, mais qui n'est plus d'usage dans la vie courante.

2. Même référence


samedi 20 avril 2013

Attentat de BOSTON: justifier le terrorisme, une grave erreur

LE TERRORISME EST TOUJOURS CONDAMNABLE ET INJUSTE. 

Dans toute guerre, il faut protéger les vrais civils. La vaste enquête suivie d'une chasse à l'homme pour arrêter les présumés auteurs du double-attentat à la bombe du Marathon de Boston (international) lundi 15 avril 2013, a pourtant donné lieu à des commentaires surprenants, à la défense du terrorisme... Je me frotte les yeux, mais je ne me réveille pas, parce que je ne rêve pas. 
(dernière modification, 28 avril 2012. Dans les textes cités, les mises en évidence sont ajoutées par Yapasdpresse.blogspot.ca)

De la même manière que la désapprobation générale des sociétés modernes a rendu l'Apartheid indéfendable en Afrique du Sud, de même il en a été en dehors de l'Irlande du Nord et de la Grande-Bretagne pour accélérer la fin des attentats terroristes en Irlande du Nord. L'approche des attentats terroristes devenait de plus en plus indéfendable pour tous les observateurs et l'IRA devenait perçue comme un monstre, aux yeux de tout l'Occident.

Un glissement observé au Canada

Au Canada, nous vivons  un glissement inverse. Le Canada tend dangereusement vers une justification ou relativisation sociale du terrorisme, ce qui est une folie et une grave erreur et une attitude irresponsable et inacceptable évidemment. Nous risquons d'envoyer le message que si la cause est bonne aux yeux d'un groupuscule de revendicateurs, ces derniers pourraient volontairement et intentionnellement tuer des civils, pour se faire entendre.

Le choix de l'angle médiatique privilégie une image «jeune terroriste» (enfant)

(Image A) Dzhokhar Tsarnaev,
19 ans. Un des 2 principaux
suspects; le plus jeune des
frères Tsarnaev. Photo prise
le jour des attentats.
Déjà, le choix des images laisse entrevoir, même 10 jours à 2 semaines après les attentats, une lecture à gauche des événements tentant de victimiser les principaux suspects. Les médias québécois ont eu tendance à retenir une photo du plus jeune des suspects (âge actuel 19 ans), d'après une version alors qu'il était plus jeune. Les deux photos qui circulent encore au Québec, sur le plus jeune des frères, sont celles où Dzhokhar Tsarnaev, âgé de 19 ans lors des attentas, a une apparence d'âge entre 15 et 17 ans environ  (IMAGES B et C)  Les journalistes ont employé le même procédé avec Omar Khadr dont la photo qui a circulé durant 10 ans, datait de plusieurs mois avant son arrestation comme terroriste, âgé de presque 16 ans au moment des faits.




(Image B) Dzhokhar Tsarnaev sur l'une
des photos préférées des médias québécois,
même 10 jours après les attentats. Âge
apparent env. 15-16 ans.



(Image C) En comparant cette photo de
Dzhokhar Tsarnaev, avec celle prise le
jour du double attentat (image A, avec casquette blanche), on constate 
encore un décalage d'apparence d'âge. 
Âge apparent ici: env. 17 ans. C'est ce que diffusent encore nos médias québécois, deux semaines après les attentats. Le choix de l'angle de la victimisation est clair, dans le même esprit que le discours du chef du PLC.



Justin TRUDEAU, le nouveau chef et cerveau du Parti Libéral du Canada (PLC) relativise le recours au terrorisme

Justin Trudeau, nouveau chef du PLC a été interviewé sur le double attentat de Boston. Il aurait dû répondre que le terrorisme est toujours inacceptable, peu importe la cause, et peu importe quel groupe en fait usage.

Voici les propos résumé, du nouveau cerveau du PLC et aspirant à la fonction de premier-ministre, lorsqu' interrogé sur cet attentat:
[il faudrait] «se pencher sur les causes, les racines de cet acte. Il n'y a aucun doute que ceci est arrivé parce que quelqu'un se sentait totalement exclu. Cette personne est en guerre contre la société. Il faut se demander : "D'où proviennent ces tensions?"» (1).
Se pourrait-il que ce «quelqu'un» se soit exclu de lui-même, si des centaines de millions de nord-américains fonctionnent normalement? Le propos prépare la victimisation; encore une fois mixée au multiculturalisme dans sa version naïve, sauce charte des droits détournée, pour napper les violents.

Celui qui espère diriger le Canada a relativisé de façon irresponsable, justifiant presque, le terrorisme en certaines circonstances; si on est frustré par la société et le gouvernement; bref, si l'on a de bonnes raisons, une bonne cause. Autrement dit, tous ceux qui ont des griefs contre le gouvernement ou qui vivent des injustices pourraient passer à l'acte et «tirer dans le tas». On essaierait de les comprendre par la suite. Pourtant,dans toutes les sociétés modernes, être brimé dans ses droits, ou se croire brimé, ne justifie jamais le terrorisme. Un aspirant chef d'état devrait avoir cette petite base de réflexion déjà acquise dans son «coffre d'outils» intellectuel.

Le journaliste Richard LATENDRESSE

Aussi, il faudrait informer le journaliste Richard Latendresse de TVA | LCN, que le terrorisme, ce n'est pas la guerre, c'est du meurtre. Imaginez par exemple, que des soldats britanniques ou de l'OTAN prennent l'initiative de tirer sur des civils NON armés, et ceci de façon volontaire. L'acte serait considéré comme illégal et irrespectueux des codes d'engagement qui visent à épargner les civils (non-combattants)... Si la chose était prouvée, ils y aurait des sanctions. Soit dit en passant, l'islam n'a pas de conséquences législatives équivalentes.

Richard Latendresse de TVA, une honte pour le Québec et pour l'agence QMI et le réseau francophone de nouvelles LCN. Le journaliste rationalise le terrorisme en sol américain, comme une logique implacable. Je ne rêve pas. Et il omet de faire la différence entre une guerre où l'on tente d'éviter de faire des victimes civiles et le terrorisme qui vise les civils.

Richard LATENDRESSE a dit: 


«Ça fait partie effectivement de la vie ici aux États-Unis. C'est un peu tragique quand même, d'en être arrivé à ça. Mais je pense que c'est le prix à payer lorsqu'on est une superpuissance; une armée aussi forte et la fierté qu'on a pour les militaires, bien ça doit être compensé par le fait qu'on risque d'être victime [...], lorsqu'on fait subir ce sort-là à d'autres, ou qu'on vit dans cet environnement militaire et guerrier, depuis finalement plusieurs années...» (transcription par yapasdpresse.blogspot.ca)


English translation, Richard Latendresse says:
"It's effectively a part of life here in the USA.
Although it's a little tragic to have things like this happened
I think it's the price to pay when you're a superpower with a very strong army
and for this pride they have for the military, must be counterbalance by the fact
that USA can be attacked when you make others suffer the same fate,
Since americans live in that military and warlike environment for that many many years" (2).


Premièrement, le journaliste a tenu ces propos alors que personne ne savait encore qui ou quel groupe ou individu avait perpétré le double attentat. Il était possible que ce soit simplement un dérangé isolé.

Ensuite, le commentaire du journaliste ne relève plus de l'information, mais de l'éditorial d'opinion. C'est régulièrement le cas dans le journalisme québécois. L'opinion n'est pas séparée de la nouvelle. Ou lorsqu'il l'est, il n'y a pas sa contre-partie, ou encore c'est du 2 ou même 3 contre 1.

EnfinRéponse : Non M. Latendresse. Le terrorisme vise volontairement des civils pour générer la peur, et est proscrit dans toutes les sociétés modernes, même lorsqu'elles sont en guerre ou conflits entre elles

Le père : thèse du complot des services spéciaux (un classique dans le genre lorsqu'on applique la taqqiya, c'est-à-dire le mensonge, le non-dit, la ruse, la diversion, la fausse amitié)

C'est le commentaire typique pour couvrir le crime: le complot contre nos propres peuples et nations. Dans le cas présent, le père, Aznor Tsarnaev, fait référence au complot et déclare aux médias:
«À mon avis, les services spéciaux ont piégé mes enfants, car ce sont des musulmans fervents» (3), (déclaration du père des présumés terroristes).

Les forces de sécurité auraient créé des coupables pour fermer l'enquête rapidement. Ce qui étonne, c'est que nos journaux reprennent de telles déclarations en gros titres  (4). Point n'est besoin de preuves. Selon une autre variante, la thèse du complot d'auto-terrorisme et du faux attentat sera véhiculée dans les rumeurs et légendes de la toile et des réseaux sociaux. Dans le cas des 2 présumés coupables de Boston, on sème un doute même devant l'évidence d'images provenant de diverses sources, caméras fixes, appareils mobiles et autres, ceci donc même contre toute preuve du crime. Au Québec, des gens très instruits et même politiciens et enseignants universitaires, adhèrent à la théorie selon laquelle les États-Unis auraient détruit les tours jumelles du WTC en 2001, pour justifier la guerre... Ceci, même après qu' Al-Qaida ait revendiqué, via ben Laden en personne sur vidéo, lesdits attentats dans les heures, jours et mois suivants (appels répétés à poursuivre le djihad ou guerre dite sainte contre l'occident et les intérêts occidentaux), (5). Réveille-toi, peuple de Gaulois d'Amérique!

Si le jeune homme mort dans un échange de coups de feu avec la police et son frères blessés sont de bons petits gars, alors pourquoi...?
  • pourquoi ont-ils déposé 2 bombes parmi des civils dans la zone VIP d'un marathon international où pouvaient se trouver aussi des musulmans? 
  • Pourquoi ont-ils commis un hold-up (braquage) avant de cribler de balles un policier qui a tenté de les intercepter?
  • Pourquoi ont-ils balancé grenades et bâtons de dynamite et répondu par des coups de feu nourris aux forces de l'ordre qui les poursuivaient dans la chasse à l'homme déclenchée? Où s'étaient-ils entraîné? Est-ce que vous vous baladez en automobile avec des grenades artisanales vous?
  • Pourquoi le plus jeune se terrait-il dans un bateau en hivernage derrière une résidence?
  • Et cet acte de braquage, constituait-il une manoeuvre pour faire diversion ou encore une invitation ouverte au combat pour mourir en martyrs et héros (ou les deux)?
Un oncle prétend parler au nom de l'islam: L'erreur serait de faire de lui un spécialiste de toutes les voies de l'islam.

Dans les cas de terrorisme et de meurtre pour motifs idéologiques islamistes, des personnes peuvent servir, de manière planifiée ou non, à censurer la nouvelle, en ce qu'ils sont largement cités au bulletin de nouvelles des grandes chaînes des médias, comme s'ils étaient des porte-paroles. Ils diront toujours qu'aucun attentat n'a à voir avec l'islam, comme ici, l'oncle des présumés terroristes, dont l'un est mort dans un échange de coups de feu. La ruse ne ne semble pas le cas avec l'oncle, mais son discours a une portée à jauger: l'oncle ne peut PAS parler au nom des états islamiques et de leurs extensions, ni au nom des cellules islamistes ou d'Al-Qaida (entité du djihad ou de «guerre sainte» sans frontières)Que sait-il, si ses neveux n'ont pas eu de lien et de formation au sein d'une cellule islamiste en terre américaine? Où s'ils n'ont pas voyagé à l'étranger? D'autant, qu'il avoue lui-même publiquement devant des centaines de millions de témoins, ne pas les avoir vus durant des années. Il peut crier que ceux-ci ne le représentent pas ou ne représentent pas la communauté qu'il connaît. Point, c'est tout. Mais aller au-delà, c'est comme le chef cuisinier Ricardo qui ferait une chronique TV de «car tuning» le samedi (modification mécanique automobile avancée). Ceci dit, je suis sûr que l'oncle connaît des islamistes radicaux et qu'il sait ce qui est enseigné au sujet de la taqqiya. Ne soyons pas naïfs.

Du point de vue d'un certain islam assez répandu, nous sommes, nous occidentaux et tous les non-musulmans, les «mécréants» ou infidèles dont les terres et biens sont accessibles, si l'on prend quelques décennies pour les conquérir (ex. 50 à 100 ans). De son vivant, ben Laden a demandé à ses troupes de prévoir lutter pour les prochains 100 ans. Mais plus subtilement, la taqqiya (le mensonge et la ruse ou tromperie permis contre les non-musulmans) permet entre autres, de dire ou crier devant les caméras et microphones, sans rire ou de façon théâtrale et habile (souvent une femme ou un parent proche), particulièrement devant des journalistes mal informés, qu'aucune voie de l'islam n'est pour la violence et la guerre. Ce qui est faux évidemment. Pensez aux Ayatollah qui représentent des millions de personnes, par exemple.

NOTE AJOUTÉE LE 21 avril 2012 :
En complément du précédente paragraphe, on apprend que l'aîné, prénommé Tamerlan, avait déjà attiré l'attention des services secrets russes par le passé. Les autorités russes avaient donc demandé la collaboration du FBI pour tenter de clarifier les activités et séjours à l'étranger de ce dernier. Mais rien de concluant ne fût trouvé (6). Est-ce que vous attirez l'attention du FBI, vous?

Lire aussi...
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1.  Propos de Justin TRUDEAU, nouveau chef du Parti Libéral du Canada, cité par le chroniqueur Richard MARTINEAU. Pauvres, pauvres terroristes... Journal de Québec, samedi 20 avril 2013, p. 6

2.  Traduction reprise de DroiteLigne, trouvée sur Youtube. Page publiée le 16 avril 2013, consultée le 20 avril 2013.
http://youtu.be/CgxvyLQIygE

3.  «Ils ont été piégés». Journal de Québec, samedi 20 avril 2013, p. 5

4.  Même référence. La taqqiya permet de référer à la thèse du complot et des agents infiltrateurs. Même quand vous n'êtes pas en guerre contre eux, les radicaux sont en guerre contre vous, mais comme pays ou nation, vous ne le saurez peut-être ouvertement que dans 20 ou 50 ans.

5.  On utilise par exemple l'argument selon lequel les tours se sont écroulées sur elles-mêmes. C'est gommer volontairement le fait que ben Laden a lui-même revendiqué les attaques à maintes reprises et qu'il a fait des appels répété à poursuivre le djihad, avant de se terrer au Pakistan. Certains ont poussé l'audace jusqu'à créer une page web de confession fictive, où de prétendus israéliens ou juifs demandaient pardon aux États-Unis (fausse confession) pour les attentats du 11 septembre. Je l'ai lu de mes yeux il y a quelques années.

6.  Boston veut comprendre. Le FBI connaissait le frère aîné. Journal de Québec, dimanche 21 avril 2013, p. 7

lundi 15 avril 2013

Boston attentat à la bombe près du fil d'arrivée du marathon, 15 avril 2013

Images, vidéos

Deux explosions à environ 15 secondes d'intervalle ont eu lieu à 14h50, Heure de l'Est, faisant au moins deux morts et des dizaines de blessés. Selon les informations disponibles à 18h, une troisième déflagration ayant touché le musée (bibliothèque?) John F. Kennedy serait plutôt causée par un incendie. 

IMAGES Du Boston Globe, 15 avril 2013. Explosion de l'attentat au fil d'arrivée du Marathon de Boston.

VIDÉOS du Boston Globe  ET sur le Monde.fr VOIR LA SUITE:

dimanche 7 avril 2013

Suicide de Nelly Arcan: Quand la "persona" n'est pas la personne

L'écrivaine francophone Nelly Arcan (Isabelle Fortier de son vrai nom) a choisi de s'enlever la vie à l'âge de 35 ans, alors qu'elle venait de terminer son dernier roman.

EN REPRISE, d'un billet initialement publié sur mon ancien blog, le 26 septembre 2009. Les variantes par rapport au texte original sont notées entre crochets [texte ajouté], et texte coupé = [...] .

LIRE AUSSI: 

Nelly Arcan revient hanter Guy A. Lepage

http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/09/nelly-arcan-vient-hanter-guy-lepage.html

Personnellement je ne lis pratiquement plus de romans. Bien que je ne la connaissais pas à cause de cela, c'est toujours attristant d'apprendre qu'une personne s'est suicidée. Une autre jeune personne n'en pouvait plus de vivre, malgré son succès en tant qu'auteure; succès du moins selon la mesure en usage actuellement dans notre culture.

Les personnes d'arts et de lettres sont-elles plus sensibles? Les suicides ont rarement une cause simple et unique. Ils touchent tous les groupes d'âge et toutes les classes sociales. L'éditeur et mentor de Nelly Arcan aux éditions du Seuil, l'écrivain Bertrand Vantage, interviewé par le journal Le Soleil, soulignait la fragilité de l'auteure dans l'édition de samedi le 26 septembre 2009. Il décrit comme suit, celle qu'il a accompagnée dans sa démarche d'écriture:
«Nelly Arcan, c'était l'angoisse incarnée!»( 1 )

Il ajoute :
«C'était aussi une femme [...] différente de ce qu'on voyait d'elle dans ses apparitions à la télé. Elle s'interrogeait perpétuellement sur le sens de la vie, sur l'évolution de nos sociétés industrielles et sur la place de l'individu dans nos sociétés» (même source).
J'ajouterais personnellement deux ou trois remarques à celles de Bertrand Vantage:

  1. Les industries érotiques et le matérialisme de nos sociétés ne sont pas toujours ce qui nous vient à la pensée au premier abord. Avec la femme réintroduite malgré elle dans le rôle principal d'objet de satisfaction sexuelle, les maux de la pornographie et [de] la prostitution [...] font aussi partie d'une industrie, festive pour les uns, ceux qui en profitent, mais industrie de mort, d'extinction intérieure lente pour les autres qui en sont victimes. Les jeunes hommes en devenir veulent ce que l'industrie [du glamour et de la porno] leur présente comme une réalité. Est-ce un hasard si le premier livre à succès, ou regard d'auteur publié par Nelly Arcan s'intitulait du titre cru [et accrocheur de] Putain ? Un certain voyeurisme [associé au corps de la romancière et ex-prostituée] a-t-il contribué à ce succès ? Le bonheur construit sur la performance et l'esthétique ne peut durer qu'un temps. La vie nous rattrape tous avec ses rêves et attentes déçues, qu'elle nous jette en pleine face. Malheur à celui qui est seul [avec ses problèmes] au milieu de la foule en foire [désintéressée par les sujets trop sérieux].
  2. Sur la place de l'individu dans nos sociétés je préciserais que l'individu n'a jamais eu tant de place dans notre culture qu'actuellement et depuis la décennie 1960. C'est peut-être une autre partie du problème. Beaucoup d'individus [...] avec leurs droits, mais seuls quand même au milieu de la foule et des bruits artificiels et virtuels. Étudiant de cégep, vers l'âge de 18 ans, [...] je trouvais tellement que les conversations n'avaient pas de profondeur. Je cherchais, sans connaître l'objet de ma quête. Serait-ce en partie, que dans nos sociétés postmodernes, il y a beaucoup de "cul" mais pas beaucoup d'amour vrai ? Nous vivons dans la CULture occidentale. J'ai parfois dans ma jeunesse, blessé égoïstement de jeunes femmes en quête d'amour vrai. Je ne pouvais pas donner ce que je ne connaissais pas en fait.
  3. Enfin, je voudrais dire qu'il y a l'allégorie de la persona dans l'histoire de Nelly ... ou plus exactement d'Isabelle. Ainsi, Nelly Arcan, c'est l'image présentée par la télé. C'est celle que les jeunes voudraient prendre pour modèle d'accomplissement de soi; dans son cas belle d'apparence et publiée avec succès. Mais la persona est toujours décalée de la réalité. Isabelle Fortier, c'est la vraie personne, qui recherche un amour vrai OU en quête de quelque chose pour donner du sens à sa vie.  [Au contraire de l'image projetée, elle est consciente de ses imperfections. Elle n'a pas toujours envie de sourire. Elle peut haïr ce qui l'a rendue prospère et dont elle ne peut se débarrasser]. C'est la statue de marbre aux pieds d'argile, que son mentor décrit être «différente de ce qu'on voyait d'elle dans ses apparitions à la télé».
Malheureusement, les jeunes en quête de modèles voient la persona, le personnage fictif et veulent être comme lui ou elle. Les arts médiatisés produisent les Nelly par centaines, aux larges sourires, aux vêtements éclatants et colorés et aux forces apparentes qui cachent une souffrance OU même une solitude ou un vide, ignorés des fans ou du public (2). Nelly, dans cette allégorie élargie aux autres personnes, c'est peut-être aussi un jeune entouré de plusieurs "amis" et qui est inondé d'informations sur son cellulaire (téléphone portable), sa page Facebook (page internet de socialisation), etc. [... mais sans lien significatif satisfaisant ...]. 

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1.  BUSSIÈRES, Ian. Décès de Nelly Arcand. «Le suicide a toujours été son obsession». journal Le Soleil. 26 septembre 2009. p. 2-3

2.  Dans mon article original publié sur mon ancien blog, certains lecteurs on pensé que je disais qu'il y avait davantage de suicidés chez les artistes que chez les autres groupes. Ce n'est pas ce que je dis. Je reprends un terme connu lorsqu'on parle de la complexité de la personnalité et des émotions (ex. en psychologie). C'est que le milieu public (ex. télévision, cinéma, spectacle) produit davantage de cas du type persona, l'illusion décalée de la personne réelle, que malheureusement un plus grand nombre prennent comme modèles sans être conscients de ce décalage.  La persona est beaucoup plus décalée chez ceux qui ont une vie très publique, comme au cinéma, à la télévision, dans le domaine du spectacle, etc. Les gens ne s'imaginent pas de la même façon Rihanna en chanteuse pop (un modèle pour des milliers d'individus,  et la même Rihanna qui travaillerait comme gérante dans un Target. Même observation pour un Brad Pitt en acteur et le même Brad Pitt qui serait un informaticien travaillant dans les coulisses d'un film d'animation 3D.

mardi 2 avril 2013

FTQ-Construction: syndicalisme et intimidation au Québec

Après examen de la preuve qui lui était présentée, la Commission des relations du travail (CRT) a jugé qu'il existe véritablement une approche d'intimidation syndicale sur les chantiers de construction importants de la Côte-Nord au Québec.

«Pour la commissaire Kim Legault, il est clair que la concurrence syndicale a donné lieu ici à des abus qui contreviennent au pluralisme syndical reconnu par la loi R-20» (1).

La CRT conclut aussi que le représentant syndical régional, Bernard «Rambo» Gauthier serait au coeur du problème, s'appuyant sur la «preuve accablante» soumise à la Commission, selon les termes du rapport de la CRT. La FTQ-Construction n'a réussi qu'à tenter de discréditer les témoins OU prétendre à ne pas être liée par les actions de ses syndicats affiliés et leurs représentants.

Mon commentaire

Les syndicats n'ont pas le monopole de la vertu en matière de droits des travailleurs. C'est que voyez-vous, au Québec, c'est un droit de choisir son allégeance syndicales pour les travailleurs de la Construction. Au fil des décennies, les syndicats se sont éloignés de leur mission première: représenter les travailleurs. 
  • En faisant des pressions illégales et empêchant les travailleurs qui changent leur allégeance syndicale de travailler sur les grands chantiers, les syndicats qui ont cette pratique briment ainsi un droit du travail reconnu dans l'industrie de la Construction. Le droit de prélever des cotisations à la source est assujetti à des obligations.
  • En faisant la loi sur les chantiers d'importance (ou tolérant que leurs représentants le fasse), ils se représentent eux-mêmes en envoyant le message aux travailleurs qui oseraient penser opter pour un autre syndicat. Autrement dit, ils protègent la structure administrative syndicale et leurs cadres.
  • Ceci est sans compter une autre de leur dérive:  leur allégeance politique (ex. prise de position souverainiste = retour de l'ascenseur au PQ), alors que les travailleurs sont de tous horizons politiques et que ce sont eux qui cotisent selon la formule Rand (prélèvement à la source sur salaire des fédéralistes aussi). Le parti Québécois, leur allié naturel, a retardé l'application de la loi 33 adopté par le gouvernement précédent et qui doit éliminer le placement syndical ayant conduit aux dérives actuelles. Mais la Commission de la Construction du Québec (CCQ) qui doit prendre le relais en septembre en référence de travailleurs, a-t-elle montré pattes blanches, ou est-elle plutôt consanguine avec les branches syndicales qui ont des pratiques inacceptables en démocratie?
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1.  Kathleen LÉVESQUE. COMMISSION DES RELATIONS DU TRAVAIL «La FTQ-Construction a usé d'intimidation». Journal Le Soleil, 2 avril 2013, p.7
     Voir l'article sur La Presse.ca: La FTQ-Construction règne sur la Côte-Nord