mardi 23 décembre 2014

Corée du Nord : tour de ville de Pyongyang en caméra GoPro

Voici les images d'un tour filmé de la capitale, autorisé par le Gouvernement de la Corée du Nord. Les images sont captées via une caméra GoPro Hero 3 dans le véhicule, le 14 mai 2014, autour de 9 heures le matin. L'Auteur présente la version intégrale avant montage. L'ambiance n'en est que plus réelle.


GoPro City Tour Of Pyongyang


Ce qui frappe, dans le film «GoPro City Tour Of Pyongyang», ce sont les artères routières presque désertes autour de 9 heures le matin dans la capitale et le faible nombre de véhicules personnels. Le parcours débute vers 8h 56 ou 9 h le matin, pour durer environ 22 minutes.

Traduction du descriptif de la vidéo par le producteur des images.


«Tour de la ville de Pyongyang, à l'aide d'une caméra GoPro Hero 3. Une permission spéciale a été accordée par le «DPRK government» pour la production de cette vidéo exclusive. Les prises de vue sont présentées dans leur format original, sans coupures ou censure. Pour davantage d'images exclusives, Suivez-moi sur Facebook: https://www.facebook.com/dprk360»

Leur diffusion sur YaPasdePRESSE ne constitue en rien un appui aux politiques de la Corée du Nord, ni à un éventuel exercice de marketing visant à améliorer l'image du régime nord-coréen dans le monde. En ce sens, des images brutes constituent probablement le choix le plus neutre, malgré une certaine monotonie résultante. Mais imaginons-nous plutôt à bord du véhicule, pour un parcours de 22 minutes sur les grandes artères de Pyongyang. Ce sont alors des images exclusives du point de vue des occidentaux.



Tour de ville de Pyongyang, 14 mai 2014 vers 9 heures le matin. Crédits photo: capture depuis les images prises par caméra GoPro Hero 3, du projet DPRK 360

Magnota reconnu coupable de meurtre prémédité

Cadeau de Noël pour les Québecois : Luka Rocco Magnota reconnu coupable, ne sera pas un nouveau Turcotte.

Voir le fil de Tweet d'un journaliste qui a suivi le procès.

Luka Rocco Magnota, selon la photo qui a été
diffusée par Interpol le 31 mai 2012.

dimanche 21 décembre 2014

2014 : La nouvelle qui m'a le plus choqué

La nouvelle qui m'a le plus choqué en 2014 est certes, l'invitation hallucinante des dirigeants des pays du Proche-Orient adressée aux autres pays, à fermer leurs portes à l'immigration des persécutés, depuis les terres où les membres de la chrétienté au sens large sont expulsés, sinon éradiqués, même quand il y sont établis depuis des siècles, voire deux millénaires. 


Voici un extrait de l'appels des leaders de plusieurs pays du Proche-Orient, diffusé par l'AFP:

"Nous appelons nos concitoyens chrétiens à rester dans leur pays jusqu'à ce que disparaisse la vague de terrorisme dont nous souffrons tous", ont appelé les dignitaires dans une déclaration commune au terme de la conférence. 
Le texte appelle notamment "les pays du monde" à ne pas faciliter cet exil en aidant ces groupes à immigrer sur leur territoire
 (AFP, via France24, 4 décembre 2014).
Plutôt facile à dire, pour les «dignitaires» protégés par des gardes du corps ou appartenant à l'islam, pendant que des familles disloquées et repoussées vivent sous des tentes et ont vu leur maison pillée, volée, ou même détruite. Les familles «éclatées» du Proche-Orient le sont au sens premier du terme, disloquées par des attaques organisées. S'il en reste des membres dans les lieux où elles sont prises à parti par une forme de fascisme religieux, c'est soit parce qu'ils se sont soumis, ou soit qu'ils ont réussi à fuir leur ville ou village où leurs ancêtres étaient installés avant eux.


Est-ce l'appel de dignitaires ou d' «in-dignitaires»?


Il semble que dans plusieurs pays de l'islam, ce soit le second choix; du moins quand on implore le monde non musulman (et musulman) à ne pas recevoir les minorités qui sont sous attaque et qui sont déplacées et expulsées, chassées de chez elles depuis des mois.

Premièrement, on ne parle plus d'une vague passagère de terrorisme, mais d'épuration sur une base idéologique, par un islamisme politique qui s'étend.


C'est une véritable guerre du troisième millénaire. C'est beaucoup plus qu'une «vague de terrorisme
Symbole servant à marquer un portail d'une 
résidence de chrétiens. Le «noun» (équivalent
de la consonne n en arabe), entouré d'un cercle,
est la première lettre du mot chrétien. 
aveugle». C'est un monde géopolitique en train d'être redessiné, avec un éveil de l'islam politique radical et organisé. Que l'on ne s'y trompe pas, aucun pays où est en vigueur une version de la charia et les lois islamistes ne viendra au secours des chrétiens du Proche-Orient. S'ils venaient à intervenir, ce serait pour d'autres intérêts, comme l'intégrité des frontières actuelles et les guerres de clans entre grandes traditions islamiques différentes (sunnites vs chiites). Sinon, les persécutés fugitifs seront de l'engrais pour la terre OU, laissés sans secours, seront mentalement marqués pour toujours. Cette folie pourrait durer des années, voire des décennies et ne devrait pas cesser en quelques mois. Il ne s'agit pas d'une bataille rangée entre deux clans qui pourrait se régler en quelques semaines de bombardements. Les recrues affluent en remplacement de ceux qui tombent, pour combattre «le mal» occidental. Un résident de votre rue, si vous êtes un chrétien du Proche-Orient, peut être celui-là même qui a donné l'adresse de votre maison à l'envahisseur et qui a permis que votre maison soit marquée du signe indiquant que des chrétiens y habitent. Le «noun», équivalent de la consonne 'n', première lettre du mot chrétien en langue arabe, est utilisé par exemple, comme marque, pour identifier les familles et commerces de chrétiens, comme le furent aussi les propriétés des juifs durant la Shoah sous le nazisme en prévision des déportations et du génocide.


Deuxièmement, POURQUOI faudrait-il fermer nos frontières généralement ouvertes à l'immigration humanitaire, pour ce groupe pacifique en particulier (les christianisés du Proche-Orient)?


La lettre arabe «noun» est devenu un symbole
de solidarité envers les chrétiens persécutés
d'Irak, puis par extension, du Proche-Orient
(Syrie, etc,)
Où se trouve la logique de fermer nos frontières à un groupe pacifique pour satisfaire des préoccupations imprécises invitant à leur fermer nos entrailles? Il n'y a pas d'argument raisonnable, quand on sait que les réfugiés ne reverront pour la plupart pas leurs maisons ou sinon entreront dans des édifices en partie démolie avec une économie locale détruite.

Exhortation du pape François et réponse des chefs du Proche-Orient


Selon AFP,

Vatican et rapprochement États-Unis - Cuba: le risque des secrets politiques

Le journal La Presse / Le Soleil titrait ce weekend: Rapprochement États-Unis/Cuba: le Vatican au cœur du jeu diplomatique.


À chaque fois que le Vatican fait ce genre de pactes diplomatiques secrets, je me pose la même question: est-ce que ce sera au détriment des libertés des autres groupes religieux de la voie chrétienne (ex. protestants)? 


Cela est arrivé dans d'autres périodes de l'Histoire (avantages négociés au détriment des autres groupes). Est-ce que la «nouvelle» évangélisation consistera entre autres choses en ceci : se négocier une place privilégiée au sein du Cuba du début du troisième millénaire, dans un jeu diplomatique secret? Est-ce que dans de telles tractations, la voie catholique officielle s'engage à des compromis en faveur de l'État, en échange d'avantages et «exclusivités» qui la rendront plus forte au pays des révolutionnaires castristes? Il y aurait une différence majeure, n'est-ce pas, entre se faire une place au soleil, et prendre les places et avantages au soleil au détriment des autres groupements religieux.


Avantage pour


Le puissant Vatican (un gouvernement autonome avec des terres qui lui appartiennent dans divers pays) a joué un rôle diplomatique dans le rapprochement des États-Unis avec Cuba. Or nous savons que l'immigration des pays «latins» vers les États-Unis est majoritairement catholique. De ce fait, il y a quelques années, le nombre de catholiques a surpassé le nombre des protestants aux États-Unis. On se souviendra aussi, que le Vatican avait joué un rôle dans le soutien du renversement du régime Duvalier, en Haïti. Si ceci a permis à un prêtre d'accéder au pouvoir (le père Aristide) avec l'image de la justice que cela pouvait inspirer, par contre, Haïti n'a pas connu une monté de sa prospérité, ni une plus grande stabilité politique par la suite. Le pays s'est même refermé un peu plus sur lui-même avec le temps (en continuation ou en réaction, peu importe), en rendant le créole haïtien langue officielle, ainsi que pour la formation académique, à la place du français, avec tous les impacts que cela implique (notamment accès aux écrits spécialisés). Et la corruption a survécu aux changements politiques. Avec la démission d'un premier ministre en 2014, Haïti pourrait à tout moment, sombrer de nouveau, dans un chaos déjà connu à plusieurs reprises dans son histoire depuis la révolution de Toussaint Louverture. Il a fallu peu de temps pour qu'Haïti sombre, à partir de la politique du Français, Bonaparte, dans un rythme effréné des changements de gouvernements et cela fait partie de ce que l'on croirait presque, un mauvais sort pour la belle république (la «Perle des Antilles») depuis plus de deux siècles.

Pour en revenir au sujet principal, le Vatican a eu tendance historiquement, à chercher une certaine exclusivité ou une place privilégiée et non pas la liberté de tous les groupes. C'est un jeu politique.

Une histoire à suivre, certainement.

jeudi 18 décembre 2014

90 jours de prison pour «la sauveuse des canards» de l'Autoroute 30

Emma CZORNOBAJ, «la sauveuse des canards» qui avait causé la mort de 2 personnes en voulant dévier la circulation sur l'Autoroute 30 au Québec, le 27 juin 2010, a finalement écopé de 90 jours de prison


Si la peine à purger de façon discontinue les fins de semaines est plus symbolique que réelle, elle envoie néanmoins le message, que même sans intention de causer la mort, la négligence évidente doit être sanctionnée.

De plus, la peine tient compte de l'inaptitude de la conductrice à juger de la gravité de son geste, car

dimanche 7 décembre 2014

Mohamed Gamil Gharbi (Marc Lépine): la fusillade de la Polytechnique, quelles influences?

Et si Marc LÉPINE, né Mohamed Gamil Gharbi, n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée? (...) Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, né d'une mère québécoise et d'un père algérien décrit par la mère comme violent et misogyne (1), tuait sélectivement à l'arme à feu 14 femmes (1 employée et 13 étudiantes en génie) à l'école polytechnique de Montréal. 

(Dernière modification : 7 décembre 2015)

Selon les témoins direct du drame, le jeune homme âgé de 25 ans était organisé dans son attaque. Il faisait le tri des femmes et abattaient ses victimes surtout parmi ces dernières lors de la fusillade.

La raison du drame de la Polytechnique en 1989


La solution retenue par Marc LÉPINE pour répondre à sa frustration présumée témoigne de la haine des femmes évidemment, mais sous quelles influences? Trouble psychiatrique ou trouble de personnalité OU réaction haineuse OU crime sous influence radicale OU combinaison d'un trouble de personnalité aggravé par une influence radicale? Dans la version politiquement correcte, on a retenu dans le contexte, qu'en chaque homme du Québec, sommeille la violence et la misogynie. Mais la haine motivatrice a peut-être eu des causes plus structurées. Dormons toutefois tranquilles; il ne faudrait pas s'attendre à nos médias québécois pour creuser l'affaire. En tout mâle québécois hétérosexuel sommeillerait un salaud potentiel; cela est beaucoup plus simple. Point! Mais si...

Et si LÉPINE n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée?


Mais si, d'un autre côté, la question peut se poser: et si Lépine n'était qu'un des précurseurs (2) de jeunes radicalisés contemporains comme Michael ZEHAF-BIBEAU et Martin ROULEAU, ou encore, comme les frères TSARNAEV suspects des attentats de Boston (3)? Nous ne le saurons pas par la voie officielle. Néanmoins si certains radicalisés le sont par un groupe religieux radical, une forme de recrutement, certaines valeurs extrémistes (ex. mépris des femmes) se transmettent aussi via un membre de la cellule familiale (ou le clan). Nos gens de médias  du Québec croient qu'il faut un acte écrit officiel pour pratiquer une version de la charia (ou une valeur de celle-ci) en sol canadien ou en France. Or, il n'en est rien. Il est tout à fait possible d'appliquer un radicalisme non officiel, religieux ou non, sous le radar (sans l'appui du pays d'accueil, de ses codes et lois). Il est tout à fait possible qu'un père méprisant pour les femmes transmettent cette haine à l'un de ses enfants, ou du moins, sa violence.

Marc Lépine, né Mohamed Gamil Gharbi, auteur de la fusillade misogyne de l'école Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Oui il en avait contre les femmes, mais ne se retrouve-t-on pas possiblement devant une haine structurée par une idéologie; le mépris de son père pour les femmes? Et si LÉPINE n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée?










Par exemple, 

  • il a déjà été établi que la polygamie est pratiquée en occident (ex. en France), bien que ce soit illégal, 
  • ou que des familles ont appliqué ces dernières années, le châtiment contre un crime d'honneur au Canada comme dans l'affaire Shafia et d'autres ou en Grande-Bretagne, par exemple. Pour d'autres, la chose peut être passée comme un «accident» ou une agression quelconque, car les clans se tiennent et ne témoigneront pas contre un proche.
  • Qu'on le veuille ou non, l'excision est pratiquée même dans nos démocraties.


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1.  Dans une entrevue accordée à TVA en septembre 2006, la mère du jeune tueur, Monique Lépine, décrivait le père de ce dernier, comme violent et non respectueux des femmes.
L'information fut reprise sur le site du réseau anglophone CTV,  le 25 septembre 2006.
[Monique] Lépine, who said she loved her son but condemned his "insane act," described him as a shy and secretive boy who didn't discuss his problems.
But she also revealed that her husband, who she separated from when her son was five years old, was a violent man.
"He was verbally and physically violent with me. And when he hit my son in the face, the marks lasted for a week. So he hit him very hard, and for something that didn't deserve it."
His father also barred the child from receiving any tenderness from his mother.
"From the time the kids were very young, he had this mentality that you shouldn't spoil the children," she told TVA.
"So when I held my children to console them, he perceived it as spoiling them."



2.  Et plus récemment, Omar Khadr chez les ressortissants canadiens, qui avait presque 16 ans lors de son arrestation (en Afghanistan en juillet 2002). Il est le fils d'Ahmed Saïd Khadr, un Égyptien qui fût fortement impliqué avec Al Qaïda. La photo a été prise 1 an avant son arrestation. Il ne s'est pas trouvé de journaliste québécois pour trouver une photo plus actuelle du jeune lors des jours suivant son arrestation.
Omar Khadr, photo datant d'un an avant son arrestation. Était-il volontairement impliqué ou «enfant soldat» malgré lui au sens où l'entendent habituellement les droits de l'homme? Sa situation ressemblerait logiquement (on peut le supposer) davantage au fils d'un mafieu qui oeuvre avec son père, plutôt qu'à un enfant impliqué sans son consentement personnel. D'ailleurs, même à 15 ans, il avait l'âge dit «de raison» et n'a pas pris l'avion menotté pour aller combattre à l'étranger. A-t-il quitté malgré lui le Canada pour joindre la cause du paternel? On peut en douter.

3.  Djokhar Tsarnaev, qui en était à 3 mois avant de fêter son vingtième anniversaire lors du drame d'avril 2013.
Dzhokhar TSARNAEV (variante TSARNAÏEV), 19 ans, photo de foule prise le 15 avril 2013, jour des attentas du marathon international de la ville de Boston aux États-Unis. Il est le plus jeune des deux frères, principaux suspects des poseurs de bombe,  son aîné, prénommé Tamerlan, ayant été abattu lors de la chasse à l'homme qui a suivi l'enquête. Photo prise le jour des attentats. Vous remarquerez que les photos retenus par les médias québécois le montrent plus jeune (2 photos habituellement reprises au Québec le montrant avec une apparence d'âge entre 15 et 17 ans; idéal pour la victimisation des suspects). Le magazine RollingStone a été plus professionnel à ce niveau


Page couverture du magazine RollingStone. Vous remarquerez que le choix de la photo respecte à peu près l'âge du suspect au moment des attentats de Boston, contrairement au choix graphique des médias québécois, sous la une du RollingStone.

Voici les deux photos largement utilisées (de façon récurrente lorsqu'on parle et écrit sur Dzhokhar TSARNAEV) par nos médias québécois pratiquant la victimisation:

Djokhar Tsarnaev, apparence d'âge : 15 à 16 ans

Djokhar Tsarnaev apparence d'âge: 16 à 18 ans