vendredi 8 mai 2015

Où vont les milliers de milliards ($) du carbone (GES)? 12 questions pour journalistes

Où vont les milliards de dollars en taxes et autres pénalités pour contrer le changements climatiques? les environnementalistes, les vrais, seraient-ils des idéalistes instrumentalisés?

(dernière modification: 12 décembre 2015, 12 novembre 2017)

Dessin improvisé au surligneur feutré, sur papier-mouchoir. L.B., 11 ans, janvier 2015

Quand les grands médias disent de regarder dans une seule direction, c'est souvent qu'il faut regarder ailleurs; non pas l'événement, mais ce qui le provoque. Ici, les pays les plus productifs de «travail» (exploitation, production) seront les plus pénalisés, lorsqu'ils adhèrent à un tel système de pénalités. Bref, c'est comme si le régime avait été pensé par les ennemis de ces pays, en jouant sur la culpabilité pour arriver à leurs fins. 



Récemment, en début d'année 2015, le Québec apprenait que les taxes sur l'essence pour son engagement de participation aux bourses du carbone serait d'un certain montant. La même année, nous apprenions que ce serait en fait le double. Or, tout ce que nous consommons, des vêtements aux meubles en passant par les aliments, tout est transporté, d'autant plus que nous évacuons le travail de fabrication et de transformation à l'extérieur d'une prétendue économie du savoir. Par exemple , une foule de produits nous viennent de l'extérieur du Canada: textiles, fabrication de matériel électronique, production alimentaire, etc.



Dessin au crayon | enfant de 7 ans



Il est clair

  • que les pays touchés par l'inflation ainsi générée, sont ceux qui précisément contribuent à ce système mystérieux et sont donc financièrement pénalisés. 
  • que les pays exploitant les ressources sont les plus pénalisés, tant chez eux (exploitation, transformation) que leurs entreprises implantées à l'étranger

Il semble écrit dans le ciel, que ces bourses et pénalités constituent une solution perdant / perdant pour ceux qui produisent des biens de consommation, mais inévitablement pour les consommateurs. Nous augmentons notre empreinte écologique en émissions de GES en produisant. Les surtaxes aux entreprises seront refilées aux consommateurs, comme le sont les taxes directes (ex. sur l'essence, taxes écologiques sur les autres produits, inflation via la hausse des coûts de l'énergie). Mais difficile de suivre le chemin de ces milliards de dollars, potentiellement une des futures plus grandes fraudes mondiales.

Voici 12 questions pour journalistes sérieux: 


  1. Combien de milliards de dollars sont générés mensuellement par les taxes du carbone (ex. par les particuliers et entreprises sur l'essence et autres taxes et pénalités, payées par des entreprises) pour le mois de mai 2015, au Canada, aux États-Unis, mondialement?
  2. Qui ou quoi est propriétaire de ces milliards de dollars ou d'euros?
  3. Comment sont gérés ces argents pour ne pas dévaluer?
  4. Qui en fait rapport et à qui?
  5. Qui examine les «livres» et rapports comptables?
  6. Qui pourra en profiter en cas de catastrophe climatique?
  7. Sur la décision de qui?
  8. Comment ces milliards de dollars générés par diverses taxes et pénalités qui sont en fait de l'argent public (facture refilée au public), seront-ils protégés de la fraude et de la criminalité? Car nous savons que là où il y a des milliards des États (nos taxes et impôts!), il y a aussi de gros profiteurs professionnels.
  9. Supposons qu'un pays subit une catastrophe climatique, comment fera-t-il la preuve que celle-ci est causée par une hausse des GES de cause humaine?
  10. Les pays qui alimentent volontairement une économie parallèle générée par les taxes du carbone (et pénalités pour production de travail) auront-ils droit de profiter de ce régime? Par exemple, si le cas des inondations de la Louisiane (USA) arrivait non pas en 2005, mais en 2015, l'État toucherait-il l'aide de cette bourse? Combien de milliards ($) et comment transiterait le paiement?
  11. Si un pays est dirigé par une dictature ou un régime autoritaire comme on en compte plusieurs dizaines dans le monde, ou s'il est politiquement instable et que survient une catastrophe liée aux variations climatiques, comment l'argent sera-t-il dirigé vers les besoins et non pour alimenter le régime (un compte en banque) ou des groupes politiques ou autres? Ou dans un pays en guerre ou guerre civile, qu'arrivera-t-il? Comment cet argent n'ira pas dans les comptes et abris fiscaux d'un président ou en armements, ou comment l'aide matérielle ne seront-ils pas interceptés pour l'effort de guerre ou par des juntes militaires en pleine guerre civile?
  12. Si un pays gros producteur de pétrole mondial est touché par un cataclysme climatique naturel, a-t-il droit à l'aide (ex. Russie, ou un pays du Proche-Orient)?

Bon travail sur cette potentielle mégafraude, chers journalistes!


Bref, vous aurez compris mon grand scepticisme face à cette économie mystérieuse (ces bourses) dont les journalistes ne pouvaient pas suivre les méandres déjà il y a quelques années (le chemin emprunté par les milliards de dollars du carbone et GES). En fait ce ne sera pas gérable dans la pratique dans beaucoup de cas.

  • Des clans s'enrichiront avec un tel système, alors que des contributeurs ou des ayant-droits ne toucheront pas de juste part. 
  • Sont à prévoir des contestations durant des années, pour savoir qui a droit à quoi, et en quelles circonstances; pourquoi un pays a eu ou a reçu plus que l'autre. Nul besoin d'être économiste pour savoir que ce système connaîtra des ratés et illogismes fantastiques.
  • Les pays les plus productifs de par un «travail» produit seront les plus pénalisés, s'ils adhèrent à un tel système. 

Bref, c'est comme si le régime avait été pensé par les ennemis (entreprises, économies et idéologies politiques compétitrices) de ces pays, en jouant sur la culpabilité pour arriver à leurs fins. Entre les deux, les environnementalistes, les vrais, seraient-ils des idéalistes instrumentalisés pour promouvoir ces banques phénoménales qui pourraient bien, au bout du compte servir à toute autre chose que ce à quoi déjà, on ne sait pas précisément?


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