jeudi 22 octobre 2015

Dépénalisation des drogues dites «récréatives»? Où sont les études scientifiques vérifiables?

Où sont les études de l'élite qui se décrit elle-même scintifique et «progressiste», en faveur de la dépénalisation de la consommation des drogues dites «récréatives», laquelle a reproché au gouvernement sortant une censure des chercheurs scientifiques. Alors où sont vos études scientifiques vérifiables sur les effets des drogues dites «récréatives» sur la santé physique et mentale, sur la sécurité routière et sur les coûts sociaux divers collatéraux (programmes sociaux inclus)?

Où est le portrait social complet de la drogue et ses coûts sociaux totaux?

Un sondage n'est pas nécessairement «scientifique» (1), pour diverses raisons (méthodologie, qualité des réponses souvent une perception de soi plutôt que la vérité, etc.). Mais c'est parfois tout ce que nous avons.

En France, déjà en 2004, le cannabis était présent dans 1 accident mortel de la route sur 5 ; davantage encore en y additionnant les accidents avec blessés (2). Ceci est un fait mesurable; plus précis qu'un sondage. L'âge de la première consommation de cannabis y était en moyenne de 13 ans.

Au Québec, l'âge moyen de la première consommation d'une drogue autre que l'alcool était de 13,2 ans en 2006 (Institut national de la santé publique du Québec). Ceci est un sondage, donc sujet au biais du désir ou non de donner les vrais faits.

Considérant que les jeunes Québécois commencent en moyenne à 13,2 ans à consommer une drogue autre que l'alcool, dîtes-nous de quelles manière la dépénalisation du cannabis va empêcher les jeunes de commencer si tôt la consommation du cannabis et pire, d'autres drogues, sachant que si 13,2 ans est la moyenne, cela signifie qu'un grand nombre de jeunes Québécois vivent leur première expérience avec les drogues plus jeunes qu'à 13 ans.

L'argument «Ils le font de toute manière; aussi bien une vente contrôlée»


Il faut de la même manière savoir que présentement, au Québec, les comprimés de méthamphétamines, amphétamines et autres, souvent peu dispendieuses mais non moins dangereuses, ont la cote auprès des jeunes. L'État devrait-il alors, suivant cette logique de l'accessibilité aux produits, dépénaliser cette merde en comprimés, vendue aux enfants et aux adolescents? Face à ces arguments dignes d'une radio étudiante d'école secondaire, avouons que notre jeunesse est en DANGER PÉRIL.

Les données scientifiques difficiles à trouver devraient quand même nous alerter


Ce n'est pas joli, ce qu'on voit là-dedans. Par exemple, selon les chiffres de 2006 au Québec, env. un étudiant de 5e secondaire pour chaque 18 étudiants (5,5 %), avait consommé de la cocaïne au cours de l'année précédant l'étude. Et comme l'étude était réalisée avec les étudiants actifs, elle ne tenait pas compte des décrocheurs du secondaire (3). Autrement dit, quand un enseignant marchait dans une école secondaire au Québec en 2006, sur 100 étudiants de 5e secondaire qu'il rencontrait, près de 6 avaient déjà consommé de la cocaïne. Mais on ne sait pas pour ceux du même groupe d'âge qui avait décroché avant ce jour.

C'est quoi votre «plant» (plan) génial pour eux? La dépénalisation du cannabis ne réglera pas ce problème lié à une drogue dure.

Tableau 2007, publication 2009, données de 2006 ne tenant pas compte des décrocheurs scolaires exclus de fait



QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens vérifiables, des habitudes de consommation des drogues chez les jeunes en 2015, chers amis de la science?

Conducteurs décédés et drogues «récréatives» autres que l'alcool


Une étude sur le prélèvement d'échantillons de sang de conducteurs de véhicule de promenade décédés lors d'un accident de la route révélait ceci (1999-2000) au Québec:
«On a décelé la présence d’autres drogues [autre que l'alcool] dans 32,4 % (166/512) des échantillons d’urine» [des conducteurs décédés] (4)

Déjà, en 1999-2000, au moins une drogue autre que l'alcool était présente chez environ un tiers (1 sur 3) des conducteurs décédés


QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens sur la consommation de drogues des conducteurs décédés et autres victimes (accidents avec décès ou blessés), seules et croisées avec l'alcool, en 2015, chers amis de la science?  Quels sont les coûts assumés en dommages matériels et en suivis médicaux ou compensations? En perte de travail? Etc.

On ne peut pas parler des taxes à percevoir d'un côté, sans parler de tous les aspects des dépenses et frais engendrés. Même la perte de productivité doit être calculée.

Drogues de synthèses très populaires chez les jeunes, déjà en 2006


17,1% des élèves de 5e secondaire dans l'année précédant l'étude de 2006 avait consommé des amphétamines, soit entre 1 sur 5 et 1 sur 6; ceci, sans même tenir compte des décrocheurs scolaires du secondaire, exclus de l'étude (5).


QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens de consommation d'amphétamines en 2015, chers amis de la science? Quels sont les effets et dangers de cette famille de drogues?

L'argument du légaliser ce qui ne peut être contrôlé et nécessite un approvisionnement clandestin


Devons-nous comprendre que sur la même base que la légalisation de la consommation du cannabis et dérivés (marijuana, extrait THC en comprimés, huile, résine, haschisch, etc.), alors puisque les jeunes le font de toute façon, alors logiquement vous allez, dans une phase 2 ou 3, légaliser les drogues de synthèse (molécules chimiques)? Afin qu'ils n'aient pas à avoir de contacts avec le monde interlope (criminalisé).


Et la santé mentale des jeunes?


Les jeunes étudiants québécois sont sujets à la dépression. Quelles en sont les causes? Plusieurs y vont d'hypothèses, mais quels sont les faits? L'hiver et la dépression saisonnière? Il y avait un hiver il y a 60 ans et beaucoup moins de suicide. À la lumière des statistiques de consommation précédentes, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication? Un étude longitudinale actualisée et pan-canadienne (suivant un groupe de consommateurs) serait raisonnable. Une étude longitudinale évalue un groupe de personne et compare le présent au passé (les habitudes vs les résultats) pour ces personnes. Mais encore là, il faut des données et méthodes validées; pas du copier-coller d'études pop.


QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la santé mentale des jeunes (adolescents et jeunes adultes) en 2015, chers amis de la science?

Les coûts sociaux collatéraux à la consommation des drogues populaires


Considérant l'importance du décrochage des jeunes au études secondaires et la consommation importante de diverses drogues chez les jeunes des groupes d'âges correspondant, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication?


QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la motivation et la productivité des groupes, en fonction de l'âge des consommateurs? Où sont les études en 2015, chers amis de la science?

On prétend dans certains médias, qu'avec les «milliards» $ en taxes perçues, on va régler les problèmes sociaux. Je rirais si c'était drôle, mais ce n'est vraiment pas drôle.

QUESTION: Dîtes-nous quels sont les coûts sociaux de la consommation des drogues, 
  • pour les accidentés de la route, ou dans le réseau de santé, ou pour les vols pour payer la drogue qui sera dépénalisée, pour les causes devant les tribunaux à cause de problèmes liés aux drogues récréatives?
  • Quels sont les coûts des crimes liés aux drogues qui seraient dépénalisées (ex. violence domestique, agressions, coûts en services de police, sécurité et contrôles routiers, perte de productivité -ex. présentéisme au travail ou à l'école et décrochage-, reprises de cours en mode subventionné, problèmes de santé mentaux liés à la mémoire, problèmes, liés aux effets désinhibiteurs des drogues (MST, témérité vs risques divers, violence soudaine, suicides), etc. ?
Sortez ces belles études scientifiques pan-canadiennes contrôlées; pas des chiffres copiés d'un magazine à un autre. Pas des anecdotes, ni des sondages et perception (Colorado). De vrais études scientifiques!

On m'a appris à douter; alors je doute, selon la méthode scientifique


Vous voyez, moi je ne crois pas vraiment qu'on veuille réellement et collectivement le savoir (véritables impacts des drogues). C'est déjà décidé. Les lobbys sont là. C'est un très gros marché économique et pour les taxes. Peu importe les effets, on aura les programmes pour ramasser les victimes. Aussi logique que «Peu importe si le véhicule est accidenté, on l'enverra se faire reconstruire chez le carrossier». C'est fort. Vous m'avez eu.

Plusieurs de l'élite prétendent être de grands défenseurs de la science, mais les faits actuels ne vont pas dans ce sens. On ferme les yeux. Comme trop souvent le débat est clos avant d'avoir été approfondi. On veut procéder par essai et erreur ou par faits anecdotiques et copier-coller, ou clichés tronqués en citant d'autres pays sans valider la méthodologie et reproduire des enquêtes semblables.

Besoin d'un portrait réel qui tienne compte de tous les coûts et impacts (santé, délits et accidents routiers liés à la consommation) et non seulement des entrées prévues en taxes


Moi je dirais que s'il y a une belle étude à faire au Canada et au Québec, c'est bien de dresser un portrait réel et actualisé de la consommation des drogues et leurs impacts et coûts sociaux, de santé, d'accidentés, de programmes sociaux publics et privés, de pertes économiques, etc. Par exemple, un jeune qui vole un vélo pour payer sa drogue, c'est un coût caché. Mais cela doit être évalué. Car même avec la dépénalisation pour certaines drogues, il y aura des coûts que quelqu'un assumera quelque part. Une année récente j'ai vendu mon vélo à un travailleur qui s'était fait voler le sien. L'année suivante, on a volé un vélo dans notre remise (cabanon). Il y a fort à parier que le produit de ces vols va pour de la consommation en bonne partie. Ce sera la même situation avec une loi sympathique à certaines drogues autres que l'alcool. C'est un coût énorme pour les travailleurs honnêtes, pendant que le Gouvernement lui, amassera des taxes.

Dépénaliser pour se débarrasser des dossiers criminels


Si la cause véritable de la dépénalisation était la véritable question des dossiers criminels, on aurait très bien pu réduire la peine et la durée du dossier pour le cannabis (marijuana); exemple, un dossier qui expire après 3 ans de bonne conduite. Un meilleur "deal", tout en conservant le message de la non-acceptation sociale des drogues. Car dans les faits, en plus, les jeunes consomment différemment. Ils ont tendance à croiser leur consommation (ex. drogue récréative + alcool) et plusieurs jeunes consomment déjà des drogues légales pour lutter contre un trouble de l'apprentissage.

Vous m'avez appris à douter. Je suis un bon élève, je doute de l'élite et des politiques. Je crois que les raisons mises de l'avant ne sont pas les vraies.

QUESTION: Amis des scientifiques, où sont vos études validées et vérifiables?

1.  Quand on parle de données scientifiques, on ne parle pas nécessairement de simples sondages. Il faut une approche méthodique, validée et qui peut être reproduite par une autre équipe avec des résultats semblables. Récemment, nous apprenions que des chercheurs universitaires avaient tenté de reproduire des études dites «scientifiques» et constataient qu'il était impossible, en les répétant, d'arriver aux mêmes résultats pour une grande part d'entre elles... Le mot «étude» sert donc souvent à faire avaler une pilule...

2.   Bernard PLASAIT. Cannabis, scandaleuses complaisances. 2004.
L'Auteur a travaillé  sur le dossier de la drogue, en tant que sénateur.
http://www.renaud-bray.com/livres_produit.aspx?id=593895&def=cannabis%2C+scandaleuses+complaisances%2Cplaisait%2C+bernard%2C2868399541

3.   Hélène GAGNON et autres. L’usage de substances psychoactives chez les jeunes québécois. PORTRAIT ÉPIDÉMIOLOGIQUE. Institut national de la santé publique - Direction du développement des individus et des communautés, Juin 2009, 53p. (les données sont de 2006)

4.   M. BRAULT et autres. Le rôle de l'alcool et des autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : Résultats finaux. Québec, Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), 2004 (données du bureau du coroner, 1999-2000)

5.   Hélène GAGNON et autres, 2009 (données de 2006),

mardi 20 octobre 2015

Félicitations au nouveau Premier Ministre du Canada ET que va-t-il arriver?

Il faut reconnaître que le peuple a parlé. Comme électeur et blogueur indépendant non rémunéré, j'offre mes sincères félicitations au nouveau Premier Ministre du Canada.


Et je suis aussi reconnaissant au Premier Ministre sortant, Stephen Harper qui a su conduire le Canada en période de crash économique et éliminer les déficits annuels pour libérer de l'argent... Mais le peuple a parlé. Ainsi va la démocratie.




Que va-t-il arriver maintenant? Écrire ou ne pas écrire? Voilà la question



Notre Premier ministre (PM) 
  • va s'aligner le plus souvent possible sur la politique internationale d'Obama avec les mêmes résultats (le mépris croissant en réponse aux concessions et aux divers retraits et réductions). Lors d'un examen à l'école, c'est toujours pratique d'occuper le bureau voisin de quelqu'un sur qui on peut copier 
  • va récompenser ceux qui ont fortement voté Libéral au fédéral (PLC), par exemple les provinces atlantiques, et les jeunes avec un cadeau empoisonné, via la porte d'entrée des drogues, banalisée
  • va se distancer d'Israël, à l'instar du président Barack Obama, laissant encore plus vulnérable la seule vraie démocratie de cette partie du monde et avec cela, une plus grande menace des pays ennemis; donc une plus grande instabilité au Proche-Orient. 

Un chose est sûre, notre nouveau PM va apprendre au cours des prochains mois qu'il y a une grande différence entre 
  • le (relatif) confort des retranchements de l'opposition et le feu de l'action;
  • le concept et la dure réalité. Parlez-en au chef élu, démissionnaire et réélu de la Grèce.
J'imagine aisément que les Clinton ont dû remercier le Ciel de n'être plus au pouvoir lors des événements du 11 septembre 2001 et Al Gore, de ne pas avoir été élu à la place de Bush fils. D'ailleurs, M. Gore ne s'est pas re-présenté contre George W. Bush briguant un second mandat, malgré l'appui solide dont il bénéficiait.

La direction d'un pays est une chose sérieuse et exigente. Ce n'est pas une séance de brain storming entre des copains militants intellectuels un samedi soir.

Bien sûr, il sera au départ guidé et entouré par sa garde de conseillers et stratèges, pour un temps, comme un jeune roi qui monte sur le trône. Mais il va expérimenter la division interne sur des sujets difficiles. Plus vite qu'il ne croit il goûtera la froideur du pouvoir et aura ses adversaires dans son propre clan, peut-être plus que dans l'opposition. 

Nous, le Canada 


  • Allons renouer avec les déficits annuels.
  • Nous verrons se renforcer le Media Party (pouvoir politique des médias) dont Radio-Canada en tête, se verra monnayer son silence ou différer ses nouvelles pour donner une chance au coureur en réponse à une réinjection d'argent promise pour compenser les coupures faites sous le Gouvernement Harper. Probablement une ou deux année de grâce pour Trudeau fils, de la part de ICI Radio-Canada.
  • Alors qu'en campagne, il parlait d'une «classe moyenne» avec un revenu familial inférieur à 150000 dollars canadiens par année, nous apprendrons bientôt le vrai chiffre pris en compte, lequel sera selon moi inférieur, lorsqu'il manquera de riches.

Probablement une année (ou deux) de grâce pour Trudeau fils, de la part de ICI Radio-Canada


C'est assez pour le moment. Plusieurs fois j'ai désiré cesser d'écrire sur des sujets directement politiques, préférant la critique socio-politique en général, mais il arrivait toujours quelque chose (un fait, une déclaration, des non-dits par le «Parti des médias») exigeant une réflexion, un article, un dossier, ou un court essai moins généraliste (...)
Pour le moment, de leur côté, les Conservateurs du Canada prévoient le changement de leur chef qui a assumé le 19 octobre 2015 en soirée, à l'occasion de son dernier discours en tant que PM sortant, son entière responsabilité de la défaite conservatrice et a demandé à être remplacé à la plus haute fonction du parti. C'est le président du parti qui a fait connaître, par un communiqué, la nouvelle et les étapes pour la succession à la chefferie, incluant un examen de la campagne ayant mené à la défaite démocratique du 19 octobre 2015 (1). Dans ce processus, Stephen HARPER resterait député de sa circonscription.

_______________

1.  John WALSH. Communiqué officiel du parti Conservateur du Canada. PCC, 20 octobre 2015


Bonjour,

Je viens de parler au Premier ministre Stephen Harper, qui m’a demandé d’entreprendre une série de mesures en vertu de mes responsabilités en vertu de la Constitution du Parti conservateur du Canada.

J’ai remercié le Premier ministre pour son leadership au nom de notre Parti.  Stephen Harper a changé le Canada pour le mieux, ayant bâti un mouvement conservateur national durable, axé sur un Canada juste, plus prospère et occupant une place prépondérante sur la scène mondiale.

Le Premier ministre a indiqué qu’il va continuer à siéger comme député, et demande qu’un processus pour choisir un chef intérimaire et entreprendre le processus de sélection du chef du Parti commence immédiatement.

D’abord, je demande au nouveau caucus élu à la Chambre des communes d’assumer la responsabilité d’élire un chef intérimaire dès que possible.

Deuxièmement, je vais convoquer une réunion de l’Exécutif national afin de créer un Comité organisateur de l’élection du chef (COEC) pour établir les règles, un mécanisme de résolution des conflits et les aspects logistiques liés à la sélection d’un nouveau chef.

Troisièmement, je mandate, comme après chaque élection, Dustin van Vugt, le directeur exécutif du Parti conservateur du Canada, d’entreprendre un processus transparent d’examen de la campagne de 2015.

Le résultat de cette élection n’était pas ce à quoi les Conservateurs, partout au pays, s’attendaient et pourquoi ils ont travaillé si fort, mais nous respectons le résultat de notre processus démocratique. Je veux profiter de cette occasion pour remercier les centaines de milliers de militants conservateurs, partout au pays, qui ont donné leur temps, leur argent et leurs idées, permettant à notre Parti de servir notre pays en tant que gouvernement depuis 2006.

John Walsh
Président
Parti conservateur du Canada

lundi 19 octobre 2015

Coûts des promesses électorales 2016-2020 selon la Fédération canadienne des contribuables

Bonheur à crédit: Payez dans 10 ans!


Il est important de distinguer entre les dépenses déjà budgétées et les dépenses additionnelles projetées (les trois partis en avance). Les données sur le coût additionnel des promesses électorales pour les trois partis en avance en vue des élections fédérales canadiennes, reprises dans une chronique de Richard Martineau, proviennent de la Fédération canadienne des contribuables (Canadian Taxpayers Federation).

«Pour l’année fiscale 2016-2017, le coût des promesses faites par les libéraux est de 10,1 milliards de dollars, celui des promesses faites par le NPD est de 5,7 milliards, et celui des promesses faites par les conservateurs est de... 256 millions. 
Selon la Fédération, le coût total des dépenses pour chacun des trois partis d’ici l’année fiscale 2019-2020 sera de 21,7 milliards pour le NPD, 20,9 milliards pour les libéraux et 1,2 milliard pour les conservateurs.» (Journal de Montréal, 17 oct. 2015)

Ceci pour une population canadienne d'environ 35,9 millions de personnes (35,852,800 pers., 1er juillet 2015, Source: Statistique Canada).
Crédit image: Debtclock.ca


Est-ce beaucoup, est-ce peu, est-ce justifié? Par exemple, faut-il emprunter pour les programmes sociaux et refiler la facture aux prochaines générations? Qui sont les vrais pauvres? Par exemple, une personne qui refuse de se former ou de travailler ou d'avoir un emploi déclaré, fait-elle partie des pauvres? Peut-on aider les enfants (victimes) sans s'ingérer dans la famille? Il y a un ménage à faire dans les programmes sociaux (priorisation à faire), mais cela est pratiquement intouchable.

jeudi 15 octobre 2015

Le maire Coderre ne manque pas d'air mais Montréal a une part de responsabilité dans le «flushgate»

Un changement de culture environnementale s'annonçait depuis quelques décennies déjà


On le voyait dans les changements de normes aussi. Pensez à tous les dossiers environnementaux depuis les années 1970-1980  (1)

Le vrai problème = la médiatisation du déversement et le volume dont la grande majorité des citoyens n'avaient pas idée


Si je vous dis 8 milliards de litres; qu'est-ce que cela vous dit? Probablement que vous n'avez pas une image mentale de ce que cela peut représenter. Si je vous dis que c'est l'équivalent de rejet sans traitement de 220000 (deux cent vingt mille) camions citernes de 36369 litres chacun ou 8,000 gallons impériaux chacun, alors cela frappe l'imaginaire.

Le projet de rejet en eaux usées pour les travaux de Montréal équivaudraient à env. 220000 camions-citernes de transport de d'une capacité de 8000 gallons impériaux comme ceux sur la photo (servant au transport de lisier agricole) rejetés par une conduite de très grand diamètre. Crédits photo: Service Trans-Agri (ServiceTransAgri.com/epandage-lisier.php), page consultée le 10 octobre 2015

Je ne pensais même pas que pareil déversement volontaire d'eaux usées pouvait encore être envisagé au Canada, ni à Montréal, ni à Toronto. J'ai lu une opinion sur le nombre de jour limité du déversement, donc peu significatif selon un citoyen. Cela n'a rien à voir avec la durée. C'est une question de volume. Ailleurs, un déversement pourrait durer 1 an et être 100 fois moins important. 

Éviter la paranoïa «la faute au fédéral et à HARRR-PEUR»; le complot du capital politique


Ce n'est pas Harper qui a choisi la date du déversement. Le maire Denis Coderre est victime d'une médiatisation de quelque chose qui se faisait là et ailleurs, sans que la population québécoise en ait conscience. Le problème relève de la convergence de deux choses: 

  • médiatisation 
  • et prise de conscience populaire de quelque chose que l'on croyait presqu' inexistant (appartenant au passé).
Il ne s'agit pas ici d'une surverse, lorsque le réseau d'eaux usées est saturé par les eaux de pluies qui y sont souvent combinées dans les plus anciennes conduites, mais d'un rejet VOLONTAIRE après plusieurs mois d'analyse... (septique et sceptique s'appliquent dans le contexte).

Un triple lapsus du ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, n'a pas aidé à prouver le sérieux des analyses (OU: marquer dans son but)


Imaginez que le ministre de l'environnement du Québec qui avait déjà autorisé le déversement monstre du «flushgate» avant le refus de son homologue du Gouvernement fédéral, a commis un multiple lapsus en tentant de le justifier, en indiquant que sans cette autorisation, Montréal aurait un problème majeur d'approvisionnement en eau potable

«Si on ne va pas de l'avant avec cette solution là, dans les temps prescrits par les experts, c'est l'alimentation en eau potable de Montréal qui sera en péril, a-t-il dit, talonné par l'opposition péquiste. Ce n'est pas quelque chose qu'on veut faire, mais on n'a pas le choix pour préserver l'alimentation en eau potable des Montréalais!» 

«Si on ne les fait pas, si ces travaux ne sont pas faits de la façon que les experts de la Ville de Montréal le disent, que les experts du ministère de l'Environnement le disent, les experts du ministère de la Faune le disent (...) c'est l'approvisionnement en eau potable de l'île de Montréal qui est péril» (Journal de Montréal, 7 octobre 2015).

Ouille! Non pas une, mais trois fois. Silence, angoisses, c'est finalement sorti dans le grand public. Les journalistes, fiers de corriger le tout ont dit qu'il ne s'agit pas de l'alimentation en eau potable mais d'une problématique de l' «alimentation» en eaux usées... Subtiles? Passons...

Cette saga a fait dire aux humoristes de l'émission radiophonique et web À la semaine prochaine (samedi 10 oct. 2015; 11h43 «Capsule linguistique...» sur les déclarations politiques de la semaine):
«Le Gouvernement a fait ses devoirs, mais le chien les a mangés» (une excuse sur-utilisée par les étudiants ou élèves qui n'ont pas fait leurs devoirs scolaires).

On peut avoir de l'empathie pour le revers que vit le maire de Montréal, dans le méga-déversement des eaux usées. Mais, plutôt que d'y voir un côté arbitraire de la politique fédérale, on doit y voir plutôt un éveil environnemental constant et en progression depuis quelques décennies. J'étais pour la protection de l'environnement avant que ce soit une mode sociale quasi-religieuse. Je décroche avec les volets des banques du carbone (Sur ce blogue, 8 mai 2015) et nos lobbies «environnementaux» canadiens subventionnés par les fondations créées par des entreprises étrangères en compétition avec les entreprises canadiennes (saumon, pétrole, ... sur ce blogue, 13 mars 2012).

Qu'on se le dise: il ne sera plus possible pour les villes de faire des rejets volontaires aussi importants sans attirer l'attention.

Alternatives?


D'une part, on peut et doit faire la différence entre

  1. les déversements involontaires, dus à l'insuffisance de capacité et due à la conception devenue désuète, des anciens réseaux, lesquels trop souvent combinent les eaux pluviales (de pluie et neige en fonte), soit les égouts dits unitaires ou combinés,
  2. et les déversements volontaires pour lesquels la population a le sentiment que la réflexion «scientifique» semble avoir été limitée. Sans être membre du Parti Vert du Canada, on trouve quand même une amorce de réflexion dans un communiqué de ce parti (6 octobre 2015) dans lequel quatre raisons pointeraient vers un déversement en février, qui aurait donc pu arriver en février 2015, la solution du déversement étant déjà retenue par la ville de Montréal
    1. «...Autoriser un déversement très restreint en février prochain et limité à la partie de l'intercepteur sud-est (entre les ouvrages de surverse  Alepin (LaSalle) et Riverside (Vieux-Montréal) situé directement en amont de la zone des travaux dans le Vieux-Montréal  (chute à neige et structures vétustes dans cette partie de l’intercepteur)»
    2. «À cette date, les bactéries dans le rejet seront éliminées par le froid»
    3. «le volume d’eaux usées à déverser de l'intercepteur sera très réduit (moins de 4 millards de litre (sic) versus les 8 millards prévus) -   il n'y a pas de surverse en hiver puisqu'il n'y a pas de pluie - 
    4. «et il n'y aura pas de présence humaine près du fleuve».
Au moins, cela ressemble à une réflexion.

Investissement gouvernemental fédéral dans les infrastructures et saine gestion municipale?


D'Autre part, suite au crash économique de 2008, on se souviendra que plutôt que d'annoncer une pluie de programmes sociaux, le PCC (avec le PM Harper, prononcé «HARRR-PEUR» par les journalistes et ses adversaires) a plutôt annoncé des investissements dans les infrastructures et favoriser l'emploi et l'économie. Les villes devaient présenter et justifier des demandes. Québec est allée chercher le maximum possible, mais pas toutes les villes... 

En plus, la vétusté des réseaux n'est pas imputable premièrement au gouvernement fédéral. Le volet gestion municipale (PRISE DE DÉCISIONS) est primordial et remonte bien avant l'arrivée du maire Coderre, pour Montréal. Là comme partout ailleurs, les villes et le système électoral favorisent les investissements visibles et «cools» (nouveaux développements, asphalte en surface, spectacles gratuits ou hautement subventionnés -«du pain et des jeux»-, beaux édifices neufs avec coupes de ruban qui font la une, etc.). C'est rare qu'on coupe un ruban pour une réfection de rue (on devrait!); rare aussi que les résidents et propriétaires ou locataires de commerces et services riverains (en bordure de la chaussée concernée) sautent de joie quand une rue ou une artère est éventrée durant plusieurs semaines. On préfère humainement les projets  qui évitent les grands dérangements. C'est pour cela que les bons gestionnaires doivent gérer avec une certaine transcendance.

Pour préserver la pérennité (durée dans le temps) des réseaux municipaux et réseaux routiers. il faut une discipline de fer et un suivi serré. Autrement, tout est à faire en même temps (festival des cônes oranges, conflits ou même illogismes entre les priorités des travaux). À cet égard (combattre le vieillissement des infrastructures municipales souterraines), la ville de Québec (région où j'habite) fait beaucoup d'efforts du point de vue gestion, depuis des années déjà. Je leur lève mon chapeau.

_______________
1.
  • la protection accrue des cours d'eau
  • le lisier de porc (surproduction de déchets) et méga-porcheries qui visaient surtout le marché asiatique
  • l'éolien politiquement payant même si cette forme d'énergie est moins efficace que prévu
  • les normes d'enfouissement, de cueillettes des déchets plus serrées, le compostage, la récupération de l'eau de pluie pour arroser les jardins et potagers privés
  • l'interception et le traitement minimal (mécanique et biologique) des eaux usées municipales et les nombreux projets qu'on a connus particulièrement depuis la décennie 1980
  • impopularité croissante des énergies fossiles (dont les lobbies veulent empêcher jusqu'au transport)
  • le scandale autour de la mort du lion Cecil lors d'un safari en Afrique (sur ce blogue, 2 août 2015 et 15 août 2015)
  • la hausse de popularité du transport en commun (largement subventionné par les utilisateurs des automobiles qui s'ils disparaissent ne maintiendront plus les subventions...)
  • etc; idéologies dont certaines semblent sorties tout droit de groupes stratégiques étrangers qui tentent d'empêcher le Canada de réussir, mais dont certaines (débats et changements) sont nécessaires.

samedi 10 octobre 2015

Montréal veut rejeter en eaux usées l'équivalent de 220000 camions-citernes de 8000 gallons impériaux au Fleuve

Montréal ville verte ???


Le volume des eaux usées que Montréal s'apprête à rejeter volontairement dans le Fleuve Saint-Laurent pour des travaux, équivaudrait au déversement de 220000 camions-citernes de très grande capacité de 8000 gallons chacun (36369 litres chacun).

220 000 camions-citernes de 8 000 gallons impériaux (36 369 litres) comme le type de camion que l'on peut voir sur la photo ci-dessous.

Le projet de rejet en eaux usées pour les travaux de Montréal équivaudraient à env. 220000 camions-citernes de transport de d'une capacité de 8000 gallons impériaux comme ceux sur la photo (servant au transport de lisier agricole). Crédits photo: Service Trans-Agri (ServiceTransAgri.com/epandage-lisier.php), page consultée le 10 octobre 2015

La ville des vélos BIXI


Le projet de la ville de Montréal soulève un tollé de protestations au Québec. Nous avons le sentiment que la réflexion n'est pas la plus complète qui soit. Ou que nous récoltons la négligence de plusieurs décennies des infrastructures municipales.

Vélos en libre-service de la compagnie BIXI qui offre le service subventionné, en accord avec la ville de Montréal. Quel contraste entre l'image écolo et le méga-déversement digne des méthodes de la décennie 1960.

Calcul de l'équivalence du déversement des eaux usées de Montréal:

8 000 000 000 litres
DIVISÉ PAR  /  36 369 litres (ou 8 000 gal impériaux)

= 219 968 camions-citernes
--> environ 220 000 camions.


LIRE AUSSI: 

CARICATURE - Eaux usées de Montréal: «Flush» royale évitée vers les villes en aval

(7 octobre 2015)

jeudi 8 octobre 2015

Élections Canada: un homme journaliste vote en se faisant passer pour une femme avec niqab (en anglais)

Le journaliste a pu prêter serment et voter pour le choix du chef du pays sans montrer son visage, simplement en signant un document attestant qu'il était bien la personne qu'il prétendait être


«Jurez-vous ou affirmez-vous solennellement que vous êtes (...) et je dois ensuite voir...»
Source: Twitter, compte @TheRebelTV
Pour voir directement sur Youtube:

EXCLUSIVE: Man in niqab votes in Canadian election!

https://youtu.be/uoTE59bxb6g?t=1m52s


Extrait Twitter ci-dessous

mercredi 7 octobre 2015

CARICATURE - Eaux usées de Montréal: «Flush» royale évitée vers les villes en aval

07 octobre 2015 - La Ville de Montréal et son maire, Denis CODERRE, projetaient de lâcher un gros «cadeau» dans le Fleuve pour les villes en aval de Montréal: 8 milliards de litres d'eaux usées (souillées). (1)




8 milliards de litres d'eaux usées (souillées) = env. 220000 transports de camions-citernes d'une capacité de 8000 gallons impériaux (ou 36369 litres chacun)!



Mais il parait que c'est pas beaucoup... Je suis septique sceptique.


«Flush» royale recevant le refus du Gouvernement fédéral, après que le Gouvernement de la province de Québec ait donné son accord


Ce que cela nous dit, c'est qu'avant de déléguer trop de pouvoirs élargis aux grandes villes, il faut penser à ce genre d'impact. La ville de Montréal convertie en «Cité-État» avec de vastes pouvoirs se serait logiquement auto-approuvée (...)?  

Le Parti Vert (2) propose une alternative (au lecteur de juger avec les arguments du maire de Montréal pour un travail immédiat analysé depuis le printemps 2014...)

  • Déversement en février 2016 et élimination des bactéries par le froid
  • Volume réduit à moins de 4 milliards de litres, car en hiver au Québec, il n'y a pas de surverse (pas de pluie)
  • Risques de maladies réduits car l'hiver, il y a beaucoup moins de présence humaine près du fleuve.
C'est pas fou... Mais le délai est-il acceptable (report de 4 mois)? Aurait-on pu agir plus tôt en hiver 2015, si l'on considère que les spécialistes plancheraient là-dessus depuis 2014? Il va peut-être y avoir de l'embauche dans le domaine environnemental à Montréal dans les prochaines semaines. Surveillez les offres de services de la Ville :-)

_______________
1.  Valérie GAUDREAU. Le Soleil. Un professeur en océanographie chimique «fâché» contre Montréal. 7 octobre 2015.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201510/06/01-4907360-un-professeur-en-oceanographie-chimique-fache-contre-montreal.php

2.   Robin MARTY. Déversement: La loi enfin appliquée, le fédéral doit maintenant collaborer avec Montréal. COMMUNIQUÉ. 6 oct. 2015.
https://www.greenparty.ca/fr/media-release/2015-10-06/d%C3%A9versement-de-l%C3%A9gout-de-montr%C3%A9al

mardi 6 octobre 2015

Élections 2015: Seulement deux cas liés au niqab ? Il suffit d'un seul !

On a souvent entendu ou lu, au cours de la campagne électorale fédérale canadiennes 2015, que pour le niqab, il n'existe que deux cas de contestation au Canada et que cela ne justifierait par conséquent aucune réelle attention en politique canadienne...


M'ouais... Premièrement, la quantité («deux cas») est douteuse. C'est plus une «clip» des conseillers politiques en faveur du «MUTILE-culturalisme» multiculturalisme extrême, jouée au besoin («seulement deux cas au Canada»), qu'une quantité représentant toutes les administrations publiques au pays. Il y a certainement des cas que nous ignorons, parce qu'il y a eu une entente ou renoncement. Les cas ne sont pas tous exposés par les médias. Au Canada, on a beaucoup parlé du niqab en campagne (jugement de la Cour d'appel fédérale, sept. 2015) parce que le cas est allé en Cour fédérale, puis en Cour d'appel fédérale (jugement sorti en pleine campagne) ET ira en Cour Suprême du Canada.



Deuxièmement et surtout: il suffit d'un seul cas!

Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, au sortir du tribunal de la Cour d'appel fédérale en sept. 2015. Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)


Il suffit d'un seul cas, pour ouvrir la porte. Si on peut porter le voile intégral, laissant seulement voir les yeux, lors de la Cérémonie officielle d'assermentation pour l'obtention de la citoyenneté, alors on pourra réclamer comme un droit, de le faire en d'autres exercices publics. Par exemple, une femme pourrait avoir la même exigence, dans une classe à l'université, et pourquoi pas pour dispenser un service public (ex. poser un acte médical, enseigner une classe dans une commission scolaire, une étudiante passant une épreuve universitaire, etc.). Beaucoup de demandes et exigences seraient à prévoir...

  • Souvenez-vous du port du kirpan  à l'école (poignard sacré des sikhs). Le poignard sacré servait entre autres, à l'origine, à défendre sa foi devant les impies (non-sikhs). Il a suffi d'un seul cas devant les tribunaux pour contourner l'intention laïque dans les lieux et emplois publics de l'État et le milieu parapublic (comme les commissions scolaires publiques au Québec) et pour que les jeunes sikhs mâles puissent porter le kirpan dans une école secondaire (Le Devoir, 3 mars 2006). Personne n'en parle plus mais il est là.
    Kirpan (poignard sacré) artistement travaillé. Crédits photo: khalsakirpans.com
  • Souvenez-vous du port du turban (sikh) avec l'uniforme de la Gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police - RCMP). Il a suffi d'un seul cas (1990?), et maintenant la tradition se poursuit.

Turban au travail, dans une fonction officielle.

Dans le cas de la cause du niqab soumise initialement à la Cour fédérale par Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, la Cour d'appel fédérale a par un second jugement, confirmé le premier et établit qu'à moins de préciser la loi, il serait actuellement permis d'assister à la cérémonie officielle d'assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne, en étant voilée. On nous dit que c'est après avoir été identifiée en privé; donc en toute logique, devant UNE fonctionnaire (double accommodement); ce que personne ne dit. Les médias écrivent et disent: devant UN fonctionnaire, mais on peut presqu' assurément dire que ce sera «UNE».


Accommodement raisonnable ?!


Photo ayant largement circulé entre autres sur Facebook.

Besoin d'un digestif?


Ce que la très grande majorité des Québécois et la majorité des autres Canadiens ne digèrent pas dans la cause en appel du niqab, c'est qu'alors qu'ils se sont soumis au jeu de la laïcité et ont fait leurs devoirs, en séparant la vie religieuse des services publics de l'État, certains nouveaux Canadiens ont fait et font exactement l'inverse: tenter d'imposer leurs symboles religieux à l'école et dans la fonction publique où lors des obligations de citoyens. Par exemple, je trouverais choquant de me faire interpeller par un policier portant le turban. Je trouverais que sa religion m'agresse, tout autant que le serait un athée, par un policier portant un crucifix de 10 cm au cou.

Autrement dit, on restreint les religions tolérantes qui n'obligent pas, ou n'obligent plus, le port de symboles religieux dans les institutions ou fonctions officielles de l'État (ex. des religieux employés de l'État, de la fonction publique ou parapublique comme une école), mais on le ferait pour ceux qui prétendent que la «visibilité» de leur signe est essentielle (un soit-disant incontournable). 


Donc la prochaine fois que vous entendez l'argument: «Il y a seulement deux cas dans tout le Canada!» ou quelque chose du genre, souvenez-vous de ceci: il suffit d'UN seul cas! 

Bonne digestion!

Pensée: Mon Maître enseigne l'accueil: «J'étais étranger et vous m'avez accueilli».  Mais accueillir, ne signifie pas se dissoudre. 

dimanche 4 octobre 2015

Élections canadiennes 2015: syndicalisme partisan ET réactions à la distribution du livre d' Éric DUHAIME

Syndicalisme enragé contre radio engagée

(article révisé le 18 novembre 2015)

Éric DUHAIME, analyste, chroniqueur et ex-conseiller politique a distribué gratuitement 5,000 copies reliées de son livre (essai) «Libérez-nous des syndicats» dans la semaine de la période électorale, du 27 septembre 2015. Ceci en réaction à l'implication anti-conservatrice d'une grande centrale après la date de début de campagne. L'enjeu probable pour les syndicats: la loi fédérale sur la transparence syndicale adoptée par le gouvernement Harper (PCC) en juin 2015, que renverserait le NPD. Mais avec la tendance à la remonté du PLC, les syndicats pourraient favoriser ce parti, avec... l'argent des cotisations des travailleurs votant NPD, PCC, Bloc, etc. (Cogeco nouvelles, 2 oct. 2015).


Télécharger gratuitement ou lire en ligne l'essai d' Éric DUHAIME, Libérez-nous des syndicats

(testé le 3 octobre 2015):


Deux surprises lors de la semaine de distribution en divers points de la région de la capitale québécoise: 

  1. la rapidité des preneurs qui devaient se déplacer pour recevoir leur exemplaire de l'essai. Les 5,000 livres imprimés n'étaient pas postés.
  2. la réaction quasi-sectaire des grandes centrales déjà elles-mêmes pourtant TRÈS actives et engagées encore après le lancement officielle de la campagne électorale fédérale canadienne de 2015 (prêt de personnel -donc salaires- et engagement de ressources autres, telles que frais de déplacement, de repas, etc.). Selon la loi électorale canadienne, les dépenses en période électorale pour avantager ou désavantager un parti ciblé devraient pourtant être toutes compilées...
Selon un document stratégique et contrairement aux prétentions des dirigeants syndicaux dans les médias (prétention au recours à des bénévoles uniquement), le document est plus général et peut impliquer des syndicalistes rémunérés, ou sinon des bénévoles dont certaines dépenses seront couvertes.

À l'étape 1 de la stratégie de campagne anti-conservatrice ou anti-Harper, le document stipule clairement une référence à du personnel rémunéré si on l'entrecoupe à la stratégie dévoilée plus tôt en 2014.


  1. Comment expliquer autrement ce sous-point de l'étape un? (document utilisé après le début de la campagne électorale):


Le document guide obtenu par la radio privée démontre que du personnel rémunéré, sinon des dépenses de bénévoles, seraient obligatoirement engagées mais non comptabilisées selon la loi (crédits photo : FM 93,3 de Québec).


Nous pouvons y lire un objectif visé, dès la première étape: «Comment chacune des personnes présentes peut-elle diminuer le temps alloué au travail syndical courant (écoute, comités, griefs, etc.) de façon à faire de cette campagne la priorité no 1 ? »






Il semble aller de soi qu'une stratégie aussi solide et exigeant des milliers d'heures de travail au Québec, n'engageraient pas au moins des frais de subsistance  même de la part de bénévoles (kilométrage, repas, communications et édition, fournitures de bureau et autres, frais de formation et conseil par des syndicalistes rémunérés, etc.) ! 

Il faut comprendre la démarche politisée dans une stratégie plus grande mise en branle dès 2014 qui a fait l'objet d'un autre article sur ce blogue:

Il est impossible que dans celle-ci , la FTQ engage des dépenses jusqu'au déclenchement officiel des élections et par la suite cesserait ses dépenses implicites (minimales) décrites plus haut (fournitures, personnel permanent libéré, frais de subsistance durant les représentations des bénévoles, frais de salles et autres pour réunions, coordination et formation, frais de communications, etc.).

  1. Les stratèges syndicaux oublient que les Québécois sont plus scolarisés que dans les années 1960-1970. 
  2. Et qu'il y a parmi les cotisants syndiqués des allégeances envers tous les partis représentés aux élections. Il est par conséquent non éthique de détourner les activités syndicales en les politisant et en politisant les membres (dans le langage = rééducation politique proche des pratiques communistes) prévue dans une précédente présentation stratégique de la FTQ produit entre le printemps et l'automne 2014 :





Faut-il rappeler que les syndiqués ont diverses allégeances. Au Canada (pays libre) le vote pour choisir les députés et le parti au pouvoir est personnel, individuel et NON PAS corporatif. On a donc pris de l'argent de syndiqués pour aller contre leur volonté et, comme vous le verrez ici, pour «politiser les membres» (les éduquer politiquement) comme cela se fait dans les pays avec peu ou pas de tradition démocratique bien établie.

(...)


(...)
(...)


(...)

IMPORTANT pour le contexte de l'opposition syndicale rencontrée par Éric DUHAIME dans la distribution gratuite de «Libérez-nous des syndicats»


L'auteur nous rappelle que l'enjeu financier est énorme pour la transparence syndicale (plus de 1 milliard de dollars prélevés en 2009)

Sans la transparence sur les argents prélevés directement sur salaire selon la formule Rand remontant à 1946, cela devient vite un pouvoir arbitraire immense de dépenser. On l'a vu dans les auditions de la Commission sur la collusion en construction (1). Les centrales syndicales font rapport à leurs membres-cotisants. Mais les dépenses ne sont pas suffisamment détaillées (ventilées) selon plusieurs cotisants et selon le PCC, pour réduire les risques élevés d'éventuelles fraudes ou détournement d'intention. Le but de la nouvelle loi fédérale est justement, entre autres choses, d'obliger les syndicats à justifier les dépenses de 5,000$ et plus. Cela est tout à fait justifiable. Il n'abolit pas la formule Rand de prélèvement à la source mais resserre les règles de transparence sur l'utilisation de ces sommes qui surpassent celles des principaux partis politiques du Québec.

Les centrales et associations professionnelles se partageaient donc au minimum (5 fois le montant des crédits d'impôt demandés par les travailleurs): soit plus de 1 milliard de dollars annuellement


Le nerf de la guerre, c'est évidemment l'argent et on le voit aussi dans l'actualité: le POUVOIR! Les grandes centrales agissent, selon DUHAIME, comme des partis politiques non élus adjoints de techniques d'intimidation inspirées des milieux criminalisés. Il faut la transparence sur les revenus et dépenses. Bien des syndiqués seraient étonnés de connaître les salaires, avantages sociaux et comptes de dépenses, de ceux qui représentent les travailleurs.

On apprend des choses fort intéressantes dans la revue des événements lors de son entrevue avec Myriam SÉGAL, à l'émission Que Québec se lève (AUDIO .mp3) du samedi 3 octobre, notamment:

  • Malgré un précédent best-seller (meilleur vendeur) dans la catégorie essai, aucun éditeur bien établi ne voulait endosser «Libérez-nous des syndicats»; même pas l'éditeur de son précédent livre, par crainte de représailles.
  • Certaines entreprises ayant accueilli l'auteur, chroniqueur radiophonique et sa collègue (ex-ministre) Nathalie NORMANDEAU, ont reçu des menaces de représailles. Liberté d'expression vous dîtes? Imaginez maintenant le pays de rêve (plutôt un cauchemar) où les entreprises et les banques seraient nationalisées: «Adios, la liberté d'expression publique des idées!», pourra-t-on dire.
  • Monsieur DUHAIME lui-même a fait l'objet d'une plainte déposée à Élections Canada. On a tenté d'empêcher la distribution gratuite de son essai sur les grandes centrales syndicales.
  • Sa réaction à la plainte déposée à Élections Canada: il ne s'immisce pas de façon partisane en campagne, mais justement contre celle, extrêmement structurée, des centrales syndicales anti-Harper, révélée en septembre 2015 (voir les images et liens). Il réclame un vrai droit de débattre et de faire évoluer le syndicalisme, au minimum via leur bonne volonté de se soumettre à la nouvelle loi sur la transparence des dépenses syndicales (le C-377). Il réclame leur retour à leur mandat premier, non plus de s'immiscer de façon partisane en période électorale. Et comme les opinions politiques des travailleurs ne sont pas liées par leur allégeance syndicale, on devrait s'attendre à ce que les dépenses directes et indirectes (personnel prêté, frais remboursables, publicités, démarchage, etc.) contre l'élection d'un parti n'aillent pas à l'encontre des orientations politiques des travailleurs qui alimentent tous généreusement les caisses syndicales.
  • Pour DUHAIME, l'opposition contre une réélection de Harper est surtout due au désir de faire élire au Canada, une majorité de députés du NPD (très proches des centrales) qui abolirait la loi sur la transparence (C-377) votée en juin dernier par le Gouvernement Harper. Suite à divers événements douteux (ex. détournements de fonds avérés, commandites probables et obscures d'activités et mouvements anarchistes ou proches, comme au printemps 2012, partisanerie politique), tout cela à partir de collectes de fonds selon la formule Rand (directement à la source, sur salaire), donc sans égard aux préférences politiques des pourvoyeurs de la caisse. La loi adoptée est contestée par les syndicats. 

Exemple d'impacts de l'application du projet de loi sur la transparence syndicale adopté en juin 2015 (Canoe.ca - Argent, 8 juillet 2015) :

«Il force les syndicats à rendre publique une série d’informations financières dont :
- Nom de tous les salariés gagnant plus de 100 000$;
- Toute dépense de 5000$ et plus, et son bénéficiaire;
- Temps consacré par les employés à des activités politiques et de lobbying non liées aux relations de travail.»

Quel beau rêve! Même pour les travailleurs qui cotisent des centaines de dollars par année, de leur argent, dont une partie va à l'encontre des préférences politiques individuelles (entre autres choses).

EXIT le sectarisme intimidant des grandes centrales


Éric DUHAIME (tout comme comme le présent blogue privé) ne demande pas l'élimination des syndicats, mais plutôt le retour à leur mandat premier:

  • défendre, conseiller et représenter les travailleurs dans les négociations et problèmes rencontrés. On peut donc mentionner le rapprochement des travailleurs (besoins particuliers des personnes),
  • le respect des choix et convictions politiques de ceux-ci, 
  • le vote secret sur les grands enjeux,
  • sans oublier la TRANSPARENCE financière (ventilation des dépenses en respect de la loi), entre autres, en raison des énormes crédits d'impôts suscités (plus de 1 milliard par année au Canada). 
  • Il y va de de diverses recommandations dans son essai, mais le présent article ne constitue cependant pas un appui à toutes ces demandes, certainement à considérer toutefois. Deux ou trois fois par siècle ne constituerait certainement pas un abus.

Extrait de l'essai «Libérez-nous des syndicats» 


Voici selon DUHAIME, la principale cause de l'opposition actuelle des grandes centrales à la loi adoptée en 2015 (C-377), et du coup, au livre qui en fait la promotion:

Extrait de Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 37

«Le nerf de la guerre, tout le monde le sait, c’est le fric!
«Les sommes reçues par les syndicats sont loin d’être négligeables. On ne connaît malheureusement pas le montant exact que soutirent les syndicats aux travailleurs québécois. Les syndicats agissent comme s’ils étaient les mandataires exclusifs d’une grosse caisse secrète à laquelle eux seuls avaient accès. Devant son obligation de faire preuve d’un peu plus de transparence, le gouvernement nous révèle tous les ans, via le ministère des Finances, dans les Statistiques fiscales des particuliers, les montants déclarés en paiement de cotisations syndicales ou professionnelles aux fins du crédit d’impôt non remboursable de 20 %. 
«Dans la dernière édition disponible, on apprend que ce crédit d’impôt est égal à 210 millions $ en 2009. Si 20 % = 210 millions $, 100 % = 1,05 milliard $.» (Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 37)
Et encore:
Extrait de Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 39

«Juste pour donner un ordre de grandeur, pensez que les trois principaux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale en 2011, le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et la défunte Action démocratique du Québec, ont amassé ensemble 7 394 458 $, soit moins de 1 % de ce que les syndicats récoltaient pendant la même période. On fait grand état de l’argent sale qui a pu souiller les caisses électorales des partis. Ces caisses sont pourtant bien insignifiantes lorsqu’on les compare à celles des syndicats.» (Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 39)

Un étrange sentiment...


Toute cette histoire d'implication directe contre un parti ciblé (PCC) et un parti privilégié (NPD) dans la période électorale actuelle ainsi que la réaction menaçante envers des entreprises qui ont rendu disponibles leurs terrains en vue de la distribution nous laissent un bien étrange sentiment. Une idée que l'on tente de chasser comme un mauvais rêve. Les grandes centrales ont des pratiques semblables à ce qui se fait dans le crime organisé. Les centrales sont-elles sous influence d'amis obscures ou proches de politiques qui ne font pas l'unanimité (socialisme, communisme, anarcho-syndicalisme, ...)?

Bref RAPPEL:  Une grande centrale déjà impliquée par ses ressources en pleine campagne électorale fédérale 2015 (stratèges, conseillers, démarcheurs, autres dépenses)


Une radio privée de Québec (FM 93,3) a révélé à la fin de l'été 2015, après le déclenchement de la période électorale fédérale, que du personnel syndical rémunéré mène une campagne anti-conservatrice en période électorale. Tout en réduisant le service aux membres, selon le guide stratégique, une grande centrale incite, dans certaines circonscriptions à voter NPD, le candidat le plus susceptible de battre les Conservateurs (PCC). Selon la loi électorale canadienne, toutes les dépenses en période électorale doivent être compilées et limitées (plafonnées). Le personnel gratuit et les équipements et fournitures constituent évidemment des dépenses à considérer.



AVANT LE LANCEMENT OFFICIEL DE LA CAMPAGNE 2015, la machine à plein régime

Élections 2015: argent de syndiqués détourné en politique partisane

(21 juillet 2015)

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1.   Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (communément appelée Commission Charbonneau).
https://www.ceic.gouv.qc.ca/