dimanche 9 avril 2017

Dossier - 50 nuances de Fake news

Qui a l'autorité de déterminer ce qui est ou pas une fausse nouvelle (couramment marquée par le code #FAKENEWS)? Une opinion ou même une nouvelle avec laquelle un grand média est en désaccord en fait-elle une fausse nouvelle? Une information erronée reprise par erreur sur un blogue, en fait-elle un vecteur de communication et d'opinion malhonnête? Si oui, applique-t-on la même règle du milieu médiatique pour un grand média traditionnel?

(dernières modifications : 12 avril 2017, 14 mai 2017, 15 mai 2017, 31 mai 2017, 17 juin 2017, 29 juin 2017, 13 octobre 2017, 5 nov. 2017)


L'Exemple d'une rencontre suspecte en pleine enquête du FBI visant Hillary Clinton en 2016, visant les serveurs illégaux

En pleine année électorale 2016,

  • quelques jours avant la conclusion d'une enquête criminelle impliquant la candidate Démocrate, Hillary Clinton concernant l'usage de serveurs illégaux
  • et à quelques heures de la sortie du rapport d'enquête sur l'attaque de Benghazi impliquant Madame Clinton en tant que Secrétaire d'État en poste jusqu'en 2013 et l'administration Obama,
la ministre de la Justice (General Attorney) Loretta Lynch rencontre l'ex-président Bill Clinton (époux d'Hillary) sur le tarmac d'un aéroport (Phoenix Sky Harbor International Airport). Ils ont un échange privé de 40 minutes, le 27 juin 2016. Évidemment, tout indiquerait que c'était une audition obtenue auprès de la représentante de la Justice aux États-Unis qui aurait dû rester secrète. Une fois l'information sortie publiquement, les médias pour la plupart acceptaient les explications de Madame Lynch; à savoir qu'il s'agissait d'une rencontre fortuite de quelques minutes durant laquelle ils auraient eu une simple conversation sur la famille et la vie en général. Je sais, il faut être naïfs ou complices... Mais plus au centre et à droite dans l'opinion publique, on n'entendait pas à rire, tellement l'affaire était grosse, y voyant une presque certaine interférence (tentative d'influencer) dans le processus judiciaire avancé, à quelques jours du rapport. J'ai trouvé une caricature illustrant le sujet, que j'ai traduite (voir sa source dans le tweet plus bas).





Traduction:
Image trouvée dans un tweet du 3 mai 2017 sur le compte : twitter.com/MFS001
https://twitter.com/MFS001/status/859956256559247362


Le problème n'est pas d'avoir des opinions et des convictions. C'est de faire croire que l'on n'en a pas. Dans les faits, les grands médias aussi, ou du moins leurs journalistes, composent et recomposent l'information.

Dans le concept du terrorisme, en dehors de la maladie mentale évidemment, il n'existe pas ce que l'on désigne par la métaphore du «loup solitaire» selon des sources chez les agents de la Sécurité intérieure aux États-Unis (Homeland). C'est ce qu'a fait ressortir un débat en sous-comité sénatorial aux États-Unis en juin 2016. Malgré cela, les médias nord-américains, le Québec insoumis inclus, reprennent constamment en chœur la thèse de terroristes isolés lors d'attaques réalisées ou contrecarrées par les enquêtes.

Crédits photo : capture image, éditée et modifiée, tirée de Youtube https://youtu.be/Ivj8qVOq9ug


FAKE NEWS (intox), éthique et médias


Une question s'impose, si l'on ferme une page web très fréquentée qui a diffusé des fausses nouvelles sur certains sujets particuliers, fermera-t-on aussi un grand média, lorsque lui aussi diffuse des fausses nouvelles sur certains sujets particuliers ou s'il ne couvre pas des aspects importants de l'information parce que celles-ci vont à l'encontre des préférences (accointances idéologiques) des journalistes? C'est arrivé même à Radio-Canada sur la vente des armes à feu pour les chasseurs, en avril 2016 sur le plateau de Tout le monde en parle à Montréal, dont l'animateur ne s'est pas rétracté, parce que les propos de son invitée et la citation erronée de Guy A. Lepage servaient la cause. Il avait été affirmé et confirmé qu'il était facile de se rendre chez un vendeur et d'acheter légalement une arme à feu sans permis au Québec. Durant les jours qui ont suivi, les revendeurs ont dû refouler plusieurs clients qui se présentaient pour acheter une arme sans attestation attribuée par les autorités.


La photo ci-dessous d'un étalage de vente de munitions au Québec confirme que Tout le monde en parle a fait de la fausse nouvelle (intox) en avril 2016 pour favoriser un point de vue dans le débat sur le registre des armes à feu récréatives (excluant les armes de poing où c'est encore plus encadré). Et nous sommes à rien de moins qu'à ICI Radio-Canada (radio, TV, web) une société d'État fédérale subventionnée à haut niveau.

Crédits photo : YaPasDePRESSE, avril 2016.


Ci-dessous, deux prises de vues d'angles différents de la construction de l'image de couple de Emmanuel Macron durant la course présidentielle Française. De la pure mise en scène journalistique digne d'une info-publicité. Alors, on ferme, ou on ne ferme pas les médias?




Traitement politiquement filtré ou censuré de l'actualité : si le web comme nous le connaissons en 2017 avait existé au temps de l'assassinat de JFK

 

John F. Kennedy, dans la voiture du défilé, à Dallas quelques instants avant la fusillade, derrière le Gouverneur Connally.


Si le web actuel avait existé dans les années '60, les géants du web comme Youtube, Blogspot (Google), Facebook et Twitter auraient sanctionné (pénalisé au classement) les blogues soutenant la thèse du complot dans le cas du meurtre du président John F. Kennedy et les articles la reprenant  sur la base du film de Zapruder auraient été étiquetés dans la catégories de «fake news» (intox). La thèse de l'existence d'un complot en vue de l'assassinat aurait été attaquée par les «facts checkers» des grands médias se basant sur la sélection effectuée par la Commission Warren et non sur ce qu'elle a pu laisser de côté. La commission Warren (1964) est pourtant contredite par le procureur Jim Garrisson (1967), district attorney et par les conclusions du Comité de la Chambre des représentants sur les assassinats (House Select Committee on Assassinations ), concluant à un deuxième tireur non identifié (1979) et à une probable conspiration

Une histoire un peu semblable de raccourcis ou de choix des angles fondés sur des présupposés semble se répéter en regardant comment est traitée l'information entourant l'assassinat de Seth Rich, lien probable de Wikileaks durant la campagne présidentielle U.S. de 2016.



JFK Assassination Records / House Select Committee on Assassinations Report p.97 https://www.archives.gov/research/jfk/select-committee-report/part-1c.html






Au Québec et ailleurs, Les médias et la mémoire populaire ont peu retenu cette révision pourtant majeure du dossier d'enquête. 


1.B. Scientific Acoustical Evidence Establishes a High Probability That Two Gunmen Fired at President John F. Kennedy; Other Scientific Evidence does not Preclude the Possibility of Two Gunmen Firing at the President; Scientific Evidence Negates Some Specific Conspiracy Allegations (JFK Assassination Records, National Archives

1.C. The committee believes, on the basis of the evidence available to it, that President John F. Kennedy was probably assassinated as a result of a conspiracy. The committee was unable to identify the other gunmen or the extent of the conspiracy (JFK Assassination Records, National Archives


Couvrir l'ingérence politique dans les enquêtes contre le terrorisme : proximité inquiétante entre les politiques et le silence média: les manipulations mises au jour mais non reprises par les médias mainstream 


Philip B. Haney - agent retraité de la Customs and Border Protection, Department of Homeland Security. Le sonneur d'alerte (whistleblower) du Département de la Sécurité intérieure montre le logo de l' Assembly of Muslim Jurists of America qui fait activement la promotion de la charia en vue de son application et implantation aux États-Unis.

Aux États-Unis, en pleine année de présidentielle, une audition (la même année, le 28 juin 2016) devant un sous-comité sénatorial, impliquant les années Démocrates sous l'Administration Obama aurait dû faire la une des grands médias. De 2008 à 2016, il n'était plus permis dans les rapports et notes d'enquêtes, d'établir un lien entre terrorisme et islam politique. On y entendait aussi des informations importantes sur le lien entre certains organismes dont la mission est de promouvoir l'implantation de la charia dans le monde. Mais le plus marquant demeure que sous l'Administration Obama:

  • des individus sous surveillance et sous enquête on participé à la mise à jour de la politique sur la lutte au terrorisme

  • des documents (ex. rapports et notes d'enquête) étaient littéralement édités pour être purgés des références à l'islamisme y étant faites expressément.
Silence média étonnant, alors que fort heureusement les échanges au sein du sous-comité sénatorial du 28 juin 2016 (ou certains témoignages) étaient diffusés en direct par un média de droite. La gauche médiatique est-elle si pure qu'elle le prétend?


À LIRE sur ce sujet de l'interférence politique: Services secrets, contre-terrorisme et interférence politique aux États-Unis de 2008 à 2016
Contre-terrorisme, sécurité intérieure et censure politique sous l'administration Obama. Informations tirées de la sous-commission sénatoriale Debate On Radical Islam And Terrorism, 28 juin 2016 (1). Parce qu'il faut que ce soit dit, quand les services secrets et le contre-terrorisme sont muselés par le pouvoir politique.

Côté lumineux et côté sombre des algorithmes de recherche des géants du web...


L'image ci-dessous montre un extrait de statistiques de pages vues sur le blogue YaPasDePRESSE suite à ce qui semble un changement des algorithmes de recherche survenu entre le 3 et le 4 avril 2017. Je suis un habitué des corrections négatives, dès que mon blogue connaît une nouvelle poussée de croissance significative (ex. quand il triple ou quadruple les visites sur plusieurs jours). 

Extrait de statistiques de pages vues sur le blogue YaPasDePRESSE avant et après ce qui semble un changement des algorithmes de recherche durant la transition du 3 au 4 avril 2017 (source : YaPasDePresse.blogspot.ca).

Les algorithmes de recherche peuvent être utiles en ce qu'ils affinent une recherche, par exemple ils peuvent:
  • privilégier en premier les sites de la région d'un client qui cherche une entreprise
  • privilégier les sites qui achètent du positionnement (ce qui a aussi un aspect négatif vs la philosophie de base du web à l'origine = laisser le public décider).
  • faire sortir les plus récentes publications sur une recherche par mots clés
  • favoriser le contenu original, autrement dit qui n'est pas qu'une reprise des articles des médias ou autres  sites 
  • donner avantage aux publications ne contenant pas de très longs textes
  • etc.
Cependant, qu'on confine un blogue canadien à un auditoire du Canada va contre l'esprit même de l'Internet. C'est une censure de manière détournée. Faut-il rappeler que www signifie World Wide Web? (toile mondiale). C'est le plus grand symbole de l'ouverture sur les idées du Monde entier. Nous devons nous opposer totalement à être, à répétition, confiné à une région. Par exemple, chaque fois que les visites depuis l'étranger explosent sur mon blogue, je ne peux éviter la pénalisation; chaque fois que mes publications rayonnent comme celle-ci sur l'ingérence politique (censure des mots) dans la lutte au terrorisme, publié le 2 avril 2017.


Et du fait que les algorithmes de recherche et de classement peuvent favoriser certaines caractéristiques, ils peuvent aussi induire un biais et une censure indirecte (ou directe et intentionnelle) en pénalisant les sites présentant certains attributs ciblés. On peut penser par exemple aux désavantages ou pénalités pour les sites ou canaux
  • qui n'ont pas une base de centaines de milliers d'abonnés
  • non commerciaux ou n'achetant pas de positionnement sur Google, par exemple
  • offrant des opinions ou publications plus conservatrices politiques, économiques (ex. sceptiques face aux politiques globalistes) ou sociales (ex. luttant contre l'islam radical)
  • présentant une attitude critique envers l'islam radical et la charia politique
  • présentant des essais ou des articles ou réflexions de fond, donc volontairement plus longs (ex. courts essais sociopolitiques)
  • non retenus par l'algorithme pour une recherche en français originant d'un serveur d'une autre région du monde (par exemple, recherche depuis un serveur en France)
  • manifestant une opposition au globalisme qui vise à retirer l'autonomie et l'autorité morale aux gouvernements nationaux et par la bande, à leurs électeurs
  • etc.

Autrement dit, entre algorithmes et manipulation, il n'y a pas de limite définie


Chaque limite pourrait être sujette a un débat quasi-infini où la solution peut être très temporelle car sujette à la saveur du mois.  Surtout avec des valeurs cotées en bourse dans le contexte de nos sociétés occidentales postmodernes relativistes.

Se servir des contributeurs gratuits du web


Une grande plateforme, comme les grands réseaux sociaux, a besoin de la contribution des producteurs ou auteurs volontaires (non rémunérés) pour se bâtir un important membership se comptant en plusieurs millions de membres. Les sites corporatifs et commerciaux ne suffiraient pas. Ceci leur confère une valeur de revente ou une valeur en bourse. Mais en même temps, le réseau social peut vouloir restreindre les contenus à l'encontre des positions idéologiques les plus en demande ou en croissance, particulièrement en matière de sociopolitique. Les manipulations quasi-illimitées des algorithmes de recherche peuvent donc les plomber pour limiter leur influence, sans les annihiler (membership oblige!). Si Trump avait choisi d'utiliser Facebook plutôt que Twitter des mois avant 2016, il aurait été pénalisé à répétition pour ses idées, à moins d'acheter du positionnement. De la même manière, sont aussi pénalisés pour des raisons différentes, les contributeurs de contenus gratuits de tendance plus conservatrice dans les démocraties occidentales, où de plus en plus souvent, les juges réécrivent les lois, plutôt que de les appliquer.


Se servir de la Science 


Si l'habit ne fait pas le moine, le sarrau de laboratoire et l'utilisation du vocabulaire type ne font pas le scientifique. Alors que la science peut servir d'argument pour censurer certains blogueurs ou publications alternatives (articles, vidéo, multimédia), cette même science est aussi malmenée dans le processus comme on le voit depuis quelques années. Que faire face à la dénaturation de la méthode scientifique?

Rétrovirus du VIH

Sciences avec un «s» et politiques : les points de vue scientifiques minoritaires


On doit inévitablement envisager de ne plus aborder l'approche de la Science comme une entité uniforme et bien définie avec une éthique précise. Il faut y discerner des sciences variables, tant la première est malmenée pour structurer la pensée, par exemple, pour changer un comportement alimentaire en fonction d'une philosophie. Un cofondateur de Greenpeace explique pourquoi il a quitté le mouvement devenu trop politisé et sous-pourvu en vrais scientifiques, après y avoir été activiste convaincu (vidéo en anglais ici).

On a aussi découvert que des mouvements environnementalistes sont subventionnés par des grandes corporations en compétition avec le Canada, par exemple, pour financer indirectement la promotion du saumon américain de l'Alaska, ou du pétrole américain, et bloquer les produits canadiens. C'est ce qu'on appelle le «démarketing» (mon article de 2012 résume).

En 2014, dans la foulée du débat sur le réchauffement planétaire d'origine anthropique (déclenchement par l'activité humaines alors que le climat a toujours varié dans le temps), la BBC annonçait fièrement qu'elle ne diffusera plus les points de vue scientifiques minoritaires. J'ai écrit tout un dossier à ce sujet (2), sur les conséquences prévisibles voire dangereuses, touchant par exemple à la santé publique, par une censure malhonnête qui ne sert qu'à protéger une idéologie en tuant tout débat.


Autres nuances de fausses nouvelles (FAKE NEWSou manipulations volontaires, incluant le silence-nouvelle OU la non-couverture stratégique ou idéologique

  • Lorsqu'un média "mainstream" donne la moitié de l'information, est-ce une vraie nouvelle? Est-ce une information valable?
  • Lorsque dans ses articles courants, un média dit pour quel candidat voter aux élections nationales (président, premier ministre), comme on l'a vu aux États-Unis en 2016, est-on toujours dans la sphère de l'information, ou de la partisanerie?
  • Lorsqu'un média fait de la sélection abusive d'information (ex. couvrir une manif de 80 individus et ne pas couvrir une de de 2500 personnes), n'est-ce pas de la désinformation, que de ne pas parler de la principale qui représente un courant moins populaire dans la gauche? 
  • Quand une majorité de journalistes du Québec sont de même tendance (ex. de gauche), peut-on encore parler de neutralité médiatique?

Un article de Julie Miville Dechêne souvent repris, est disparu depuis des archives du site de l'association des journalistes. L'ex-Ombudsman de la SRC (Radio-Canada francophone du Québec, 2007-2011) Julie MIVILLE-DECHÊNE avait écrit ceci, dans le cadre d'une réflexion sur la profession, suscitée par les journalistes québécois en mai 2009:

«Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. [...] Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent.» (3)

Erreurs non corrigées et professionnalisme


Quand des erreurs relevées par un média ne sont pas corrigées et continuent d'être véhiculées, on ne peut faire qu'un constat: l'information n'est souvent que relayée des agences de presse sans recherches approfondies par les médias qui les reprennent. Par exemple, lors de la révolution égyptienne qui a mené à l'élection du président Morsi, des médias aussi importants que ICI Radio-Canada étaient présents et célébraient plus de libertés pour le peuple.

  • Mais il fallait une radio privée de Québec pour diffuser la traduction de psaumes antisémites scandés en arabe dans la foule. 
  • Il fallait des réseaux sociaux dits de droite, pour dénoncer les viols collectifs commis sur des femmes en pleine manifestation; actes de prédation sexuelle entourés d'une haie de complices. 

La suite a révélé que les Frères Musulmans (islamistes pro-implantation d'une constitution établissant une charia stricte jusque dans les fondements de la constitution en préparation) étaient les véritables bénéficiaires de la révolution et non plus de libertés pour le peuple. Voir des extraits du projet de constitution ici, avorté par le renversement du nouveau président Morsi, pro-charia sunnite (mon article du 30 juin 2013).

Les erreurs non corrigées ne sont-elles pas la démonstration que les médias professionnels ne font pas bien leur boulot?

Le jeune Aylan Shenu, encore appelé à tort, Aylan Kurdi plusieurs mois plus tard. 


L'exemple de la photo montre le jeune Aylan Shenu (Aylan Kurdi selon les mass media) qui a fait le tour des médias et réseaux sociaux du monde et dont le nom de famille était en réalité Shenu; un fait noté dès le début par Libération, mais non corrigé dans la majorité des médias à ce jour. Un seul mot: superficialité (donc non-professionnalisme).

Extrait du journal Liberation.fr, le 3 septembre 2015. Comme quoi, l'erreur a été observée très tôt dans l'affaire d'Aylan. Mais la machine médiatique était partie...

Le non-discernement des enjeux réels en un domaine majeur comme les révolutions récentes du «Printemps arabe»


Le non-discernement des enjeux réels en un domaine majeur comme les révolutions récentes dans le monde arabomusulman (Printemps arabe) ne démontrent-elles pas que les médias professionnels peuvent faire preuve d'une grande superficialité, voire de prise de position propagandiste ou au mieux négligente, dans la présentation des certains «faits»? On la vu dans les lectures tronquées à répétition:

  • en Égypte
  • en Éthiopie
  • avec le drame de l'exploitation sexuelle de plusieurs centaines de jeunes filles par des gangs ethniques en Grande-Bretagne, au su des autorités; un fait attesté tardivement par plusieurs médias en Europe en août 2014 avec des articles documentés (ex. John O'sullivan dans NationalReview.com, 29 août 2014), dont The Independant (4); presque rien au Québec (mon exposé: Rotherham AU MOINS 1400 FILLES de 11 à 16 ans, VICTIMES DE GANGS PAKISTANAIS musulmans, scandale sorti au grand jour en août 2014). 
  • Lenteurs des médias «mainstream» avant d'admettre le drame de la Syrie et ensuite le manque de soutien pour l'accueil des vraies minorités chrétiennes et autres, pour ensuite favoriser la majorité moins en danger, plutôt que les personnes les plus menacées dans cette partie du monde (non-musulmans, athées, journalistes féministes, etc.).

Et ils osent réclamer une forme d'exclusivité, ou la primauté du web, pour la nouvelle...

«Fact-checking»: Que penser de grands médias qui se couvrent en citant les grands médias pour déterminer les #FAKENEWS ?


Le «Fact-checking» OU la validation des faits n'est pas une vertu et n'est pas soustrait à la partisanerie politique. Par exemple, si un premier-ministre canadien ou du Québec fait pleuvoir les promesses de plusieurs milliards de dollars en dépenses post-électorales (retour au déficit budgétaire annuel) qui iront dans la colonne de la dette pour la prochaine génération, la validation des faits comptera  au pourcentage des «promesses tenues» l'endettement et le retour aux déficits annuels.

Mais surtout, le principe du «Fact-checking» par les médias mainstream, c'est comme un médecin ou un expert-comptable qui auditionne son collègue et qui dans certains cas s'examine lui-même, par exemple, la chronique du média qui s'auto-valide et qui est en fait de l'auto-défense.

Si c'est ce qu'ont trouvé de mieux les médias traditionnels pour survivre au début du millénaire, ils font fausse route.  Comme le croient plusieurs blogueurs ou canaux non traditionnels, celui qui vit de l'information politiquement correcte périra de la même manière (ex. perte de confiance et chute des abonnements). Trois Américains sur quatre considéraient en 2016 que les médias prennent position dans la diffusion d'une nouvelle (information) politique ou sociale selon un sondage mené par Pew Research (12 janvier au 8 février 2016). Autrement dit, les sondés considèrent que la grande majorité des journalistes teintent (filtrent) l'angle d'interprétation, ne séparant plus les faits des opinions.
https://twitter.com/pewjournalism/status/819327531383824384



Env. 80% de la presse écrite (imprimée et web) prenait position ouvertement contre Trump ou en faveur d'un autre candidat lors de la course américaine de 2016. Voir à ce sujet la compilation sur le site les-crises.fr du 14 nov. 2016.

Mon constat de ladite compilation à ce sujet :
Si l'on cumule les journaux qui recommandaient de voter pour Hillary Clinton ou de ne pas voter pour Donald Trump, nous avons 77%. Ce pourcentage s'élèvent à 83% si on ajoute la recommandation de voter pour un autre candidat.

Le talon d'Achile médiatique = le financement


La force des géants des réseaux sociaux qui ont grand besoin de financement pour leur rayonnement constitue aussi leur faiblesse. Une mauvaise réputation (ex. accusation par les grands médias) peut entraîner la chute de leur valeur en bourse (ex. pour Google et Youtube, Facebook, ...).

Ci-dessous, les baisses de revenus sur un canal Youtube de droite, suite à une pénalité en fonction du contenu de la droite politique.



Mon blogue personnel, pourtant moins agressif et moins connu et non sponserisé a quand même semble-t-il connu la même pénalité de classement durant la même période, en raison des algorithmes ou de filtres particuliers sur les réseaux. Le graphique ci-dessous montre la rupture soudaine entre les 3 et 4 avril 2017 qui a ramené mon blogue aux premières semaines suivant sa création.


Mon blogue est surtout composé d'opinions et d'essais (mini-essais), et je cite mes sources lors de mes analyses. Je ne peux donc pas logiquement être accusé de n'ajouter aucune valeur à l'information, puisque soit je fais de l'opinion ou de l'analyse sociopolitique.

Il est probable que l'internet libre et du peuple alimenté par des contributeurs bénévoles pour le peuple, relève d'un rêve qui a atteint son apogée et est déjà sur son déclin, du moins en politique. En jeu : des milliards et le pouvoir économique mondial (globalisme politique, centralisation économique, positionnement de l'idéologie politique dominante) et à moins d'un changement d'approche,  les démocraties ne seront que le choix d'une figure sans pouvoirs réels, dirigée par des non élus mis en réseau. 




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1.     Services secrets, contre-terrorisme et interférence politique aux États-Unis de 2008 à 2016
Contre-terrorisme, sécurité intérieure et censure politique sous l'administration Obama. Informations tirées de la sous-commission sénatoriale Debate On Radical Islam And Terrorism, 28 juin 2016

2.     La BBC et sa guerre à la fausse science: Un enjeu média-éthique majeur
NOTE : Quand une philosophie s'improvise comme science: l'exemple de l'idéologie du genre (théorie du genre)

Parlons science avec un exemple concret. Le genre sexué humain (mâle, femelle ou homme, femme) est scientifiquement parlant, déterminé par les chromosomes X et Y. C'est l'exception ou encore une anomalie qui vont faire qu'une personne va contester son identité «genrée». Mais il y a des pressions croissantes relevant davantage de la philosophie que de faits scientifiques, pour maintenant en faire une règle à l'autre extrémité: le sexe d'un individu (le genre) ne serait plus déterminé par les chromosomes X et Y.  En réalité, l'approche confond préférences sexuelles ou choix sexuels et genre.

Crédits image: André-Philippe CÔTÉ, 19 mai 2016 https://www.facebook.com/AndrePcote/


C'est pourtant aussi non-scientifique que de dire que tout le monde peut être une personne de petite taille.


Image trouvée sur Twitter, compte Photos Histoire@PhotosHistos, 31 janvier 2017 

Mais si une idéologie ou une pseudo-science réussit à s'imposer socialement, les algorithmes de recherche et de classement (manipulation des résultats et des popularités des auteurs et canaux) suivront. Ça, ce n'est pas l'approche scientifique. Au temps de l'apogée de l'esclavagisme, les grands médias auraient justifié cette idéologie, sur la base de leur comportement d'alors. Nous ne sommes donc pas supérieurs à eux. C'est ici que l'on atteint la limite du web libre. Ce n'est plus une réalité ou la vérité qui importe, mais son poids.  


3.     Julie MIVILLE-DECHÊNE. Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias. 10 chantiers pour l'info - On veut des voix, magazine Le Trente, Vol. 33, numéro 5, mai 2009.Aussi trouvé sur :  http://www.fpjq.org/10-chantiers-pour-linfo-on-veut-des-voix/
(page consultée le 4 août 2014)


4.  

Comment les médias de la Grande-Bretagne pourraient-ils prétendre avoir fait leur travail, considérant un abus qui dure et qui est toléré au su de plusieurs intervenants sociaux et des autorités depuis plus d'une décennie ?!!! Impossible que de l'information n'ait pas coulé jusqu'aux journalistes. 1400 mineurs abusés et agressés, ce n'est pas 3, ou 10 ou 100! Ça fait un potentiel énorme de parents alertés qui font des signalements à la police.  Et c'est sans compter les jeunes victimes de 16 ans et plus ! Il n'est pas exclu, face à ce très troublant silence, que des personnes influentes parmi l'élite aient profité de ce commerce criminel. La peur pour les intervenants de perdre leur emploi pour accusations de racisme ne peut pas expliquer le silence des médias sur une si longue période et avec autant de victimes. Ce scandale a eu très peu d'écho au Québec.
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