lundi 24 octobre 2016

UBER modèle des libertés? Modérons nos transports

EN REPRISE, IMPORTANT


Quoi que j'ai pris la défense d' UBER au cours de l'été 2016, il me semble qu'une nouvelle donnée majeure est passée presque inaperçue dans nos médias du Québec. Il s'agit du financement du modèle qui inclut des participations importantes annoncées au début de l'été 2016, de fonds de l'Arabie Saoudite; soit 3,5 milliards $ US ou 3,1 milliards d'euros avec un siège au conseil, et précédemment du Qatar, comme en ont parlé Le Figaro (2 juin 2016) et La Presse.ca (1er juin 2016).



C'est pour cela que les négociations nocturnes à huis-clos qui ont suivi, entre le Gouvernement du Parti Libéral du Québec et une entreprise ayant des milliards de dollars en financement provenant en partie de pays aux antipodes des droits humains, ont de quoi inquiéter et rendent conditionnel notre appui collectif au modèle. Des conditions d'opération ont été conclues entre UBER et notre Gouvernement, lequel après un projet pilote, devrait mettre fin à l'exclusivité actuelle (monopole) des taxis traditionnels aux coûts de permis excessifs.  On ne parle cependant plus ici, pour les chauffeurs UBER, de petits travailleurs qui bénéficient d'un modèle et d'une assistance administrative, mais de petits travailleurs soutenant une entreprise multimilliardaire au financement questionnable. Il faudra se pencher sur l'éthique sous-tendant l'expansion fulgurante d'UBER, considérant les valeurs promues dans certains pays pourvoyeurs (Arabie Saoudite, Qatar) d'où proviennent des milliards de dollars en capitaux.


LIRE Aussi:

Taxi reviens! UBER, l'argent d'UBER, le Gouvernement du Québec et les taxis trad en déclin

https://yapasdpresse.blogspot.ca/2016/09/taxi-reviens-uber-largent-duber-le.html

dimanche 23 octobre 2016

États-Unis : Menaces de guerre contre la Russie et d'autres États (4 oct. 2016)

On en a peu entendu parler au Québec, mais récemment, les menaces de guerre sous la présidence de Barack Obama ont étonné. Après les déclarations sur un ton sévère du Président contre la Russie, il y eu cette sortie du Général en chef de l'armée US, en soirée le 4 octobre 2016. Il me semble que cette nouvelle n'a pas reçu le poids-média mérité au Québec (vidéo en fin d'article).


Alors que la Démocrate Hillary Clinton accuse son rival dans la course à la présidence, le Républicain Donald Trump, d'être un individu dangereux qui pourrait actionner les codes pour une guerre nucléaire dans un premier mandat, c'est au même moment sous l'administration démocrate formée du duo de Barack Obama (prix Nobel de la paix), lors du sommet de l'OTAN de 2016 et avec la complicité d'Hillary, que les menaces de guerre directe arrivent. Pendant ce temps, dans le coin droit, celui que l'on taxe de «fou dangereux», Trump, essayait de tempérer l'escalade. Mais dans la couverture médiatique et chez les critiques politiques et chroniqueurs au Québec, c'est le candidat non traditionnel qui est le déséquilibré qui déclencherait une guerre qui pourrait devenir mondiale... Trouvez l'erreur.  

PHOTO : Général Mark Milley, chef de l'armée US, lors d'une déclaration en soirée du 4 oct. 2016 

Dans la région de la ville de Québec, on a davantage parlé ces derniers mois de l'arrivée prochaine de l'entrepôt des meubles à assembler IKEA, que de ce qui pourrait s'enliser dans la, de plus en plus possible, Troisième Guerre Mondiale.

Quand un Nobel de la paix menace de guerre...

  • D'un côté, dans la course électorale présidentielle, la candidate démocrate Hillary Clinton parle de situation et de bouton nucléaire qui seraient en meilleur contrôle, sous son mandat présidentiel, avec les États du monde. Tandis que le coloré et colérique Donald Trump est ouvert à parlementer avec la Russie et à éviter de se lancer dans un tel conflit.
  • De l'autre, sous la présidence du Prix Nobel de la paix 2009, soit le président démocrate sortant, Barack Obama, on permet au Général en chef de l'armée américaine, non seulement de lever le ton, mais pratiquement de provoquer la Russie et les autres États qui nourriraient des intentions hostiles à l'égard des États-Unis. Ils recevraient une raclée comme ils n'en ont jamais eue. Il faut avouer que c'est davantage sur le ton de la menace, que de la diplomatie.

Espérons que les esprits vont se refroidir. On est loin de la gestion de la crise des missiles russes à Cuba, popularisée par le film 13 Jours  (de Roger Donaldson, 2001).

Menaces et provocations sous le mandat du président de la paix?


Cette vidéo (ci-dessous) présente des extraits de la sortie virulente du Général Mark Milley chef de l'armée US, face à des pays qui voudraient s'en prendre aux Américains. Proche de la fin du mandat présidentiel d'un prix Nobel de la paix (Prés. Obama en 2009), l'on s'attendrait normalement à un coup de semonce (tir de dissuasion d'une part et diplomatie de l'autre), mais il faut admettre que cela s'apparente plutôt à un ton de provocation, ce qui n'est jamais l'idéal en relations internationales. Il semble qu'ils connaissent des menaces que nous ignorons.

Selon l'auteur de la page Youtube, hôte de cette vidéo, les Russes auraient pris avantage du fait que les États-Unis étaient engagés dans la lutte contre la terreur pour se jouer d'eux.

Pour plus d'infos sur cette interprétation:

"We will beat you harder than you have ever been beaten before"
Paul Joseph Watson - OCTOBER 5, 2016


Pensée:  Les gens puissants n'ont pas besoin de parler fort.

13 nov. 2016
Inspirée par les menaces du Gouv. Obama devant le monde entier entre juillet et oct. 2016. On n'humilie pas un chef d'État devant tous. On lui dit des choses à l'oreille qui le font se retenir avec une porte de sortie. De la même manière, les gros chiens n'ont pas besoin d'aboyer; ils n'ont qu'à se montrer.

États-Unis : des cyberattaques visent à faire tomber des pans entiers de l'Internet

Des cyberpirates veulent faire tomber internet. C'est le constat du grand expert de la cybersécurité, Bruce Schneier. Lisez ou écoutez ce post par une radio française, pour un éclairage sur la cyberattaque contre le réseau internet principalement dans sa partie américaine. 

(Dernière modification : 12 nov. 2016) 

Mon commentaire sous le lien.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/quelquun-se-prepare-detruire-internet#


Fait intéressant, l'article et son audio en français datent du 15 septembre 2016 et fait référence à un post du spécialiste daté du 13 septembre de la même année, soit plus de 1 mois avant cette dernière attaque massive d'internet volet américain, d'octobre. Ce que le réputé spécialiste de la sécurité, Bruce Scneier, a déclaré serait-il en voie de se confirmer? Ces attaques testent les défenses d'internet (Someone Is Learning How to Take Down the Internet, Bruce Schneier, Schneier.com, 13 sept. 2016)   

Bruce Schneier, spécialiste de la sécurité de renommée internationale.


Ces pirates ne seraient pas des amateurs. Ce qui fait penser, pour d'autres spécialistes de la sécurité, à un ou des pays (Chine? Russie? Autre? OU coalition?). Cependant, au lendemain de la cyberattaque du vendredi 21 octobre 2016, Schneier lui-même n'est pas allé jusqu'à accuser un pays dans son post du 22 octobre 2016


Mais, ne l'oublions pas, plusieurs sites critiques et même des grands médias ont été touchés dans la semaine qui vient de se terminer. Et en temps de guerre, l'une des stratégies consiste à affecter les communications et l'information. C'est aussi le constat du sommet de l'OTAN (NATO) de 2016:

«Un arc d'insécurité et d'instabilité s'observe à la périphérie de l'OTAN et au‑delà. L'Alliance est confrontée à toute une gamme de défis et de menaces pour la sécurité, qui émanent de l'est comme du sud, d'acteurs étatiques comme non étatiques, et de forces militaires comme d'attaques terroristes, cyber ou hybrides. (1)

Qu'ont de particulier les dernières attaques de 2016 et qui les distinguent, par exemple, d'Anonymous?


En bref, au lieu de s'en prendre aux acteurs du web habituels (ex. une banque, une bannière commerciale, un site gouvernemental particulier), ces attaques visent un grand nombre de sites critiques du web qui soutiennent et relient techniquement les sites corporatifs et personnels - bref les liens du web. Dans certains cas, les pirates procèdent en attaquant simultanément de plusieurs manières. Il semble selon les spécialistes, que ce soit en vue d'obliger les sites critiques à révéler toutes leurs défenses, en vue de les détourner durant de futures attaques.

Selon ma compréhension personnelle, l'Internet deviendrait en cas de réussite, un peu comme une automobile dont on retire les roues et les composantes électroniques ou comme une personne plongée dans un coma. Les structures physiques existeraient en core (ex. fibre optique, satellites), mais elles seraient inopérantes pour une durée indéterminée et sur des territoires variables.


Le but? Couper les communications et bloquer la libre circulation de l'information.


_____________
1.     OTAN.  Communiqué du Sommet de Varsovie [de 2016]. Publié par les chefs d’État et de gouvernement participant à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord tenue à Varsovie les 8 et 9 juillet 2016 
http://www.nato.int/cps/fr/natohq/official_texts_133169.htm (page visitée le 12 octobre 2016)

mardi 18 octobre 2016

Mort d'une nouvelle maman Témoin de Jéhovah ayant refusé une transfusion: le fruit du gouvernement des juges

Le refus de traitement médical n'est pas exclusif à certaines religions. Je suis contre ce «droit» absolu de choisir de mourir, par refus d'un traitement médical simple, ou en optant (dans un autre contexte) pour la consommation de drogue ou pour un suicide assisté primant sur les soins palliatifs véritables. Mais le Canada récolte le fruit de ses choix. Derrière une apparente justice des «libertés individuelles», comme pour les sans-abris que l'on se refuse à encadrer et à sortir de la rue pour ces mêmes libertés vidées de leur but, se cache l'abandon de l'autre; abandon que le libéralisme et les libertariens qualifient d'«évolution de la société» et du droit.   


(Dernière modification: 23 octobre 2016, 29 juin 2017)

Au Canada, les chartes des droits et libertés visaient à préserver la vie. Dès lors qu'on a inversé ce processus, on a collectivement perdu le cap.

Ces derniers jours [Oct. 2016] au Québec, il est arrivé un cas de décès dramatique et choquant, suite à un refus de traitement par une nouvelle maman, Éloïse Dupuis, qui avait fait le choix de donner naissance à son premier enfant dans une maison des naissances est décédée suite à des complications. La nouvelle maman, Témoin de Jéhovah, de Lévis au Québec, décédée en octobre 2016 après la naissance de son bébé, avait signé la carte de sa communauté religieuse, exprimant préalablement le refus de recevoir des transfusions sanguines dans une telle éventualité. 

Nouvelle maman, Témoin de Jéhovah, de Lévis au Québec, décédée en octobre 2016 de complications suite à la naissance de son bébé. Elle avait signé la carte de sa communauté religieuse des Témoins de Jéhovah, exprimant le refus de recevoir des transfusions sanguines.  Ici, photo tirée de Facebook, quelques temps avant le drame.

Il s'est beaucoup dit et écrit dans les médias sur ce drame, mais encore une fois, toute la branche ésotérique (New Age) a été épargnée, ainsi que l'élite qui nous a enfoncé dans la gorge, ces règles de droit du nouveau millénaire qui ont mené à ce genre de cas dramatique (soit les juges, élus et hauts-fonctionnaires).

Un petit rappel : le cas Steeve Jobs et la médecine douce


Pour ceux qui l'ignorerait encore, l'Américain Steve Jobs, cofondateur de la compagnie milliardaire Apple, était atteint d'une forme rare de cancer du pancréas, diagnostiqué en octobre 2003. Le type de cancer identifié présentait de très bonnes chances de guérison, par le recours à la chirurgie, tant que la tumeur était encore contenue à l'intérieur du pancréas (Agence Science-Presse, 13 mai 2012). Contre l'avis de son médecin, Jobs a toutefois préféré l'option de traitements  naturels plus à risque. Sauf qu'en choisissant cette voie, son cancer traitable a pris de l'ampleur au fil de précieux mois ainsi perdus. Il a perdu le contrôle sur sa maladie et est arrivé le décès dans la force de l'âge, malgré une tentative de greffe du foie.

De nombreux adeptes de l'ésotérisme, du yoga (initiation hindoue), du bouddhisme, du tai chi (influence du taoïsme), des personnes faisant un avec le cosmique, souvent sous influence postmoderne des gnoses anciennes reconstruites (rééditées), ainsi que des chrétiens «hyper-foi», préfèrent une approche «naturelle» à une solution médicale ou pharmacologique dite avec grand mépris «industrie pharmaceutique». Plusieurs personnes en 2016, refusent les vaccins pour eux ou leurs enfants, mettant à risque la santé des autres aussi (soit leurs enfants ou les autres personnes par effet de contagion). Les Québécois préfèrent de plus en plus le pot «médical» (marijuana, cannabis) aux antidouleurs qui offrent pourtant une panoplie de choix, avec souvent moins d'effets secondaires, et dont plusieurs ne nuisent pas au rendement et à la sécurité au travail. Ce sont des choix libres, mais pas toujours pour le meilleur dans les circonstances.


Il faut donc voir plus loin que la religion ici (à moins de séquestration ou menaces)


Des personnes de multiples arrières-plans prennent donc des décisions douteuses, sous diverses influences, et même sous l'effet de mauvaises informations, comme sur les toxines et la détox pour «nettoyer le système», ou pour les vaccins, par exemple. Peu de gens mangent aussi «naturel» que le faisait Steeve Jobs, qui était de tendance bouddhiste et non Témoin de Jéhovah, mais le résultat est le même. Il est peut-être mort avant son temps, dans le contexte de la médecine moderne, malgré et en raison du respect de ses choix «individuels». D'autres le font pour être en harmonie avec Gaïa, notre «Mère la terre». D'autres encore, en harmonie avec leurs chakras (influences hindoues). D'autres parce qu'ils sont anticapitalistes ou se méfient des industries. Nos librairies postmodernes regorgent d'invraisemblances et de faussetés en matière de santé.

Je ne suis pas témoin de Jéhovah, mais je m'étonne donc de l'étonnement de la communauté médiatique en symbiose avec l'élite qui survit aux élections


Avec ce que plusieurs juges de la Cour Suprême (des non élus) on décrit comme l' «évolution» du droit depuis la décennie 1980-1989, la seule chose à clarifier est de savoir si la femme a librement choisi le refus de traitement, une pratique reconnue par la loi au Canada. C'est le produit de la froideur du droit. La Loi n'est pas émotive. Et même le bébé naissant, n'a pas de droit sur sa mère.

Il faut vivre avec les conséquences de nos choix légaux historiques, à moins de changer les lois


Soit nous changeons les lois, soit il faut vivre avec les conséquences de nos choix légaux historiques et le gouvernement par les juges qui est résulté sur les choix sensibles. Mais les lois ne peuvent pas être arbitraires.

  • On ne pourrait pas, par exemple,

samedi 8 octobre 2016

Jean-François Lisée: la presse écrite des premières heures suivant son élection au PQ

En parcourant le journal Le Soleil et le Journal de Québec, j'ai regroupé pour vous quelques citations de textes rédigés par des chroniqueurs et journalistes québécois. Je me suis limité aux premières heures suivant l'élection de Jean-François Lisée à la tête du Parti Québécois (PQ) le 7 octobre 2016 (parti pour l'indépendance du Québec).

Jean-François Lisée, député de la circonscription de Rosemont, pour le Parti Québécois, a été élu chef de son parti, le 7 octobre 2016. Crédits image: extrait d'une vidéo de présentation sur le site de l'Assemblée nationale du Québec, visité le 8 octobre 2016. 

Un constat commun de tous les scribes des médias écrits

  • S'il y a une chose en commun dans tous les constats des scribes dans leurs articles, chroniques ou blogues, peu importe leur clan idéologique, c'est que le Parti Québécois est bien mal en point. 
  • C'est aussi la lecture de deux caricaturistes. YGreck montre Lisée comme un capitaine vêtu de blanc triomphant, à la barre d'un bateau échoué. André-Philippe Côté le montre aussi triomphant dans une automobile inutilisable, une carcasse sur les blocs, et qui pisse l'huile de partout.




Publié par André-Philippe Côté sur 8 octobre 2016

Simon Boivin titre : Lisée triomphe et devient chef  (Le Soleil / LaPresse.ca)

 «La poussée irrésistible de Jean-François Lisée lui a permis de franchir le premier le fil d'arrivée de la course à la direction du Parti québécois (PQ), avec 50,63 % des voix, dès le deuxième tour. Une déconvenue pour Alexandre Cloutier, considéré comme le meneur pendant de longs mois.» (Le Soleil, 7 oct. 2016)

Claude Villeneuve titre : Nouvelle donne (Journal de Montréal)

«Voilà, c’est fait, c’est arrivé. Faisant mentir tous les pronostics, Jean-François Lisée est parvenu à se hisser jusqu’à la fonction politique la plus difficile au Québec, celle de chef du Parti québécois.» (Journal de Montréal, 7 oct. 2016)

Gilbert Lavoie  titre : Un plongeon dans l'imprévisible (Le Soleil / LaPresse.ca)

 «Le fait que la majorité de ses collègues du caucus lui aient préféré Alexandre Cloutier ajoute à la difficulté. Sa victoire est une gifle pour tous ces députés qui voyaient la victoire ailleurs. Il sera sous haute surveillance... Pauline Marois était aimée, Pierre Karl Péladeau impressionnait par ses réussites. Que dira-t-on de Lisée? Ça reste à définir. L'obligation de résultat sera très élevée.» (Le Soleil, 7 oct. 2016)

Mathieu Bock-Côté titre : Lisée: victoire de l’identité (Journal de Montréal)

«Il y a quelques mois, la chefferie du PQ était promise à Alexandre Cloutier. On en appelait à son couronnement.
«La course serait une formalité. Jean-François Lisée, quant à lui, était présenté comme un candidat marginal.
«Surprise
«Alors, que s’est-il passé pour qu’il remporte la chefferie de son parti?
C’est simple: Lisée a mené la guerre au politiquement correct
.» (Journal de Montréal, 7 oct. 2016)

Denise Bombardier titre : L’imprévisible Jean-François Lisée  (Journal de Montréal)

«Qui eût cru que ce personnage atypique de la scène politique aurait réussi à renverser la tendance qui couronnait d’avance Alexandre Cloutier, le politicien de la nouvelle génération, mais dont la personnalité s’apparente davantage aux politiciens tranquilles qu’aux charismatiques comme Lévesque, Bouchard, Parizeau et aux vieux renards redoutablement efficaces, fins connaisseurs des arcanes de la politique et naturellement près des citoyens comme Jean Charest?» (Journal de Montréal, 7 oct. 2016)

Mario Dumont titre : Les défis du nouveau chef  (Journal de Montréal)

«Le PQ a des problèmes énormes. Certains le disent même condamné à disparaître. Je résume le chantier colossal qui se présente au chef fraîchement élu en quatre défis.
1. Refaire l’unité du parti
2. Reconnecter le parti sur les jeunes
3. Refaire du PQ une machine apte à gagner des élections
4. Élaborer un discours péquiste qui s’adresse aux gens
   Calendrier référendaire et analyse des résultats de tous les échecs: les péquistes ont cultivé l’art de se parler entre eux depuis des lunes. Pas payant.» (Journal de Montréal, 7 octobre 2016)

Richard Martineau titre : La victoire de Cendrillon (Journal de Montréal)

«Les militants péquistes ont tranché. À la jeunesse, ils ont préféré les cheveux gris et l’expérience. Et pourquoi pas?
«Chez nos voisins du Sud, les jeunes tripent sur Bernie Sanders, un « cowboy fringant » de 76 ans (...)
«Qui a dit que ça prend un jeune pour séduire les jeunes?
(...)
«Question quiz du jour, maintenant : qu’arrivera-t-il à Martine Ouellet, qui s’est mis l’establishment du parti à dos ? Et Alexandre Cloutier retournera-t-il au droit?» (Journal de Montréal, 7 oct. 2016)

Joseph Facal titre : Le défi herculéen de M. Lisée (Journal de Montréal)

«Au fond, ce n’est que justice que la victoire soit allée à celui qui a mené la meilleure campagne et qui est indiscutablement le mieux préparé pour ses nouvelles fonctions.
«M. Cloutier aurait pu l’emporter, mais il a mené une campagne fade et sans assaisonnements
«A-t-il été mal conseillé? Manque-t-il d’instinct?
«Je ne sais pas. Toujours est-il que sa campagne reposait sur une très mauvaise lecture des attentes des militants péquistes et de ce dont ils voulaient entendre parler.» (Journal de Montréal, 7 oct. 2016)

Brigitte Breton titre : Le PQ sauvé avec Lisée? (Le Soleil / LaPresse.ca)

«Plus de deux ans après sa défaite, le PQ ne semble pas avoir tiré de leçon de cette rebuffade. Ces derniers mois, durant la course à la direction, il a repris ses mêmes travers, ses mêmes ambivalences, ses mêmes chicanes internes. Des confrontations d'idées, préfèrent dire certains, mais qui laisseront néanmoins des traces. Dans la population, elles donnent de plus l'impression que ce parti ne sait quelle direction prendre pour attirer et mobiliser les Québécois.» (Le Soleil, 7 oct. 2016)

David Rémillard titre : Des pots cassés à réparer dans les rangs péquistes (version papier : Appel au ralliement(Le Soleil / LaPresse.ca)

 «Reste qu'il y aura réellement des pots cassés à réparer. Une source près du clan d'Alexandre Cloutier, qui a milité aux côtés du député de Lac-Saint-Jean lors des courses à la chefferie de 2015 et de 2016, a confié qu'il ne se reconnaissait plus dans le PQ. Les positions de M. Lisée sur l'identité et l'immigration ont notamment fait mal. M. Cloutier a pour sa part insisté sur le fait qu'il «respectait le choix des militants». «Sur les enjeux du vivre-ensemble, j'ai fait connaître mes positions, et les militants ont tranché.» (Le Soleil, 7 oct. 2016)

lundi 3 octobre 2016

«Faut qu'on se parle» (Québec): quand la gauche élitiste se déguise en mouvement citoyen

On ne crée pas un véritable mouvement citoyen, on en est saisi, car c'est la convergence d'une masse de gens. On essaie, particulièrement à ICI Radio-Canada (Société d'État), de nous faire croire que «Faut qu'on se parle» serait un mouvement citoyen. 

(dernières modifications : 7 oct. 2016, 8 octobre 2016)

Un mouvement pseudo-citoyen


Particulièrement à ICI Radio-Canada, le pendant québécois francophone de CBC (Société d'État de TV, web, radiodiffusion en information et divertissement), on essaie de mousser l'idée que «Faut qu'on se parle» (version Québec, à distinguer de FQSP©, disons FQSPQ) serait un mouvement citoyen. Dans les faits, ce n'est pas une initiative de la base populaire (grassroot), mais

  • un mouvement fondé par cinq indépendantistes. Jean-Martin Aussant (à gauche sur la photo), un cofondateur de l'entreprise de propagande, est un politicien et ex-député du Parti-Québécois. Après avoir claqué la porte du parti sous le leadership de Pauline Marois, il a fondé le parti Option nationale (indépendantiste) qu'il a dirigé durant deux ans, avant de démissionner.
    Au centre de la photo, Gabriel Nadeau-Dubois , issu de l'anticapitalisme et de l'altermondialisme.  
  • Et c'est surtout une entreprise politique qui émane des idées puisées au syndicalisme, à l'anarcho-syndicalisme et aux influences politiques de gauche ou d'extrême-gauche comme l'alter-mondialisme, l'anticapitalisme, etc. 
    Gabriel Nadeau-Dubois issu de l'ASSÉ, devenu principal co-porte-parole de la coalition des associations étudiantes (CLASSE) qui ont paralysé l'économie de Montréal durant 3 mois au printemps 2012. C'est lui que l'on voit au centre de la photo des 5 cofondateurs de l'initiative de la gauche indépendantiste, sur le site officiel de Faut qu'on se parle.

Un mouvement de l'élite de gauche et d'extrême-gauche vers la base


La preuve que Faut qu'on se parle (Québec) n'est pas un mouvement d'initiative citoyenne est que dès le lancement de ce dernier, l'importante Société d'État ICI Radio-Canada, le pendant québécois francophone de CBC (TV, radio, média en information et divertissement), était présente à la première «assemblée de cuisine» (tenue le mercredi 28 sept. 2016).  Il est clair que, vu le volume de publicité gratuite générée aux premières heures par les médias,  c'est une démarche orchestrée ou soutenue par l'élite de la gauche, dont plusieurs mécènes sont des artistes connus (eux-mêmes subventionnés actu ou durant leur carrière professionnelle). Un très connu au Québec est l'humoriste  retraité et d'allégeance indépendantiste, Yvon Deschamps. Nous avons donc:
  • l'élite artistique,
  • des personnages déjà politisés, voire politiciens ou porte-parole habitués  
  • et si les choses vont comme en 2012, le support logistique de l'élite syndicale. (magazine L'Actualité, 5 juin 2012) Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, dit l'adage.
  • Une souche indépendantiste : les 5 fondateurs sont indépendantistes, de l'aveu même de l'un des deux principaux fondateurs (La Presse, 2 oct. 2016). 
Il y en a tout de même parmi les professionnels des médias, qui croient et écrivent que c'est une démarche «apolitique» initiée par des citoyens. Il ne faut pas être naïf: sans parti politique fixe, peut-être, mais pas sans l'élite de la gauche, ni sans idéologie politique à faire ressortir du bouillon qui jaillira, comme par miracle, avec une solution très à gauche et probablement hors du Canada.


Le carburant de «Faut qu'on se parle»? 


Le carburant de la navette spéciale? C'est la subvention et la gratuité. C'est que Gabriel Nadeau-Dubois (GND) a des accointances connues avec Québec Solidaire et le communisme. L'ASSÉ et son module, la CLASSE (1), en 2012 et les manifs infinies de Montréal soutenues par les grandes centrales syndicales, ça vous dit quelque chose (2)? Proche de la fin du chaos de 2012, ce sont ces centrales qui négociaient à la place des étudiants, rien de moins, car les associations perdaient la raison et voulaient renverser le Gouvernement démocratiquement élu, le capitalisme et refaire le Québec!

Lors de sa démission en tant que co-porte-parole de la CLASSE, un regroupement des assos (ou assauts «étudiantes») sous le giron de l'ASSÉ en août 2012 (coalition pour la «grève» étudiante mixant l'ASSE avec des associations étudiantes), GND a aussitôt été recruté par une grande centrale syndicale pour un travail de recherche, comme le rapportait canoe.ca (Agence QMI, 13 sept. 2012). Le même article nous apprenait qu'il était sur le point de partir pour une fête, sur l'invitation d'un journal communiste en France.

«Joint au téléphone par TVA Nouvelles, Gabriel Nadeau-Dubois a affirmé que la révélation de son lien d'emploi avec le syndicat relevait plutôt de la vie privée. Il a ajouté qu'il avait «besoin d'un emploi comme tout monde».
«L'ex-leader étudiant a fait ces commentaires avant de prendre l'avion pour la France où il est invité par le journal communiste L'Humanité pour participer à une fête du même nom, à La Courneuve, en banlieue de Paris.» 
(Agence QMI, 13 sept. 2012)


À ce moment-là, dans la rue au printemps 2012, au plus fort des manifestations incessantes publicisées en continu par les médias, avec les étudiants (généralement étudiant dans une branche des sciences humaines ou sociales), il y avait des revendications très à gauche, voire d'extrême-gauche en quête de gratuité et d'une vie subventionnée, et avec eux dans la rue, la classe moyenne «tannée» de payer; dans le même cortège! Imaginez l'incohérence.

«Subvention Fest» (Festival des subventions et de la gratuité)


La Terre promise? C'est le «Subvention Fest».  Il est clair que c'est un mouvement de la gauche, et fortement tinté d'indépendantisme, qui s'inspire de toutes les solutions socialistes, voire communistes ou théories marxistes, qui n'ont pas fonctionné ailleurs. Parlez-en aux Vénézuéliens, aux Cubains, aux jeunes Russes et citoyens des pays de l'Est libérés du joug communiste (ex. Roumanie). Parlez-en à Hong Kong qui ne veut surtout pas réintégrer le modèle communiste chinois, ou à la Corée du Sud, prospère depuis l'affranchissement du communisme, ou aux pays qui ont voté socialiste pour leur «avenir» et dont l'économie se désintègre. La démarche de Faut qu'on se parle (Québec), une pseudo-consultation qui se veut surtout un outil de recrutement et d'éducation a la gauche et à l'extrême-gauche, est un terreau idéal pour les plus radicaux qui voudraient l'infiltrer et l'influencer, pour ensuite s'en dissocier pour poursuivre leur propre agenda, après avoir été porté par lui, comme par une navette de lancement (une technique des sectes).


Quelques liens : 

Au cœur de la première assemblée de cuisine du mouvement « Faut qu’on se parle »

Radio-Canada.ca, PUBLIÉ LE JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016

David Goudreault prête sa voix au mouvement citoyen « Faut qu'on se parle »

PUBLIÉ LE VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2016


Un forum truqué

PUBLIÉ LE VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2016

Mouvement "Faut qu'on se parle"

"Faut qu'on se parle", un nouveau groupe de réflexion lancé par cinq personnalités québécoises...
TVA, 29 septembre 2016

Faut qu’on se parle… en français

Société Saint-Jean-Baptiste, 30 SEPTEMBRE 2016
«Le 28 septembre dernier, cinq illustres citoyens dont Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant, lançaient en grande pompe à Montréal la campagne Faut qu’on se parle. Rapidement, plusieurs artistes et personnalités publiques ont joint leur voix, appuyant moralement et financièrement cette grande tournée de consultations et d’assemblées de cuisine».


Tout le monde en parle...

La PRESSE+, Collaboration spéciale de Alain Dubuc
1er octobre 2016
«Ce qui m’a surtout frappé, c’est le contraste entre la couverture médiatique très généreuse dont a joui ce mouvement naissant et la marginalité de la mouvance politique dans laquelle il s’inscrit, la gauche de la gauche...»

_______________
1.     ASSÉ: Association pour une solidarité syndicale étudiante. Pour un survol, voir mon texte sur une entrevue radiophonique avec le spécialiste et historien québécois, Éric Bédard:

La désobéissance civile est dans les gênes de la CLASSE

5 mai 2012.

Durant le conflit étudiant de 2012, les clics vers la page web de l'ASSÉ étaient redirigés vers la page de la CLASSE que l'ASSÉ révélait clairement son extension auprès des associations étudiantes, avant la grève (voir image et texte encerclé ci-dessous pour son rôle déjà planifié avant la grève):


2.     Nous voyons le rôle des syndicats en 2012, bien exposé dans un article d'Alec Castonguay du 5 juin 2012, mais nous l'avons vu aussi dans un nombre croissant de reportages de divers médias.

Le poids des syndicats. Les grands syndicats ont laissé le devant de la scène aux étudiants, mais en coulisse, ils sont bien présents… depuis un an ! Sont-ils devenus les parrains de la gauche québécoise ?

L'Actualité, 5 juin. 2012 par Alec Castonguay (page consultée le 10 octobre 2016)